Législatives du 2 juillet: Hamza Khoudri : «La compétition sera intense en raison de la diversité des programmes et des forces politiques»

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À l’approche des élections législatives du 2 juillet prochain, le doyen de la Faculté de droit, Hamza Khoudri, a souligné l’importance politique et constitutionnelle de cette échéance, estimant qu’elle constitue une étape déterminante pour le renouvellement de l’institution parlementaire et la poursuite des réformes engagées dans le pays.

Intervenant mardi dans l’émission « L’Invité du Matin » de la Chaîne I de la Radio algérienne, M. Khoudri a affirmé que ces élections permettront de renouveler la composition actuelle de l’Assemblée populaire nationale et d’élire de nouveaux représentants appelés à exercer leurs missions constitutionnelles de législation et de contrôle de l’action gouvernementale durant les cinq prochaines années. Selon lui, ce rendez-vous électoral représente également une occasion de renouveler l’élite parlementaire et de renforcer la dynamique institutionnelle. Les futurs députés seront notamment chargés d’examiner et d’adopter les projets de loi, de contrôler l’activité du gouvernement à travers les questions orales et écrites ainsi que d’activer les mécanismes d’enquête et d’investigation parlementaires sur les questions nationales et locales. Le spécialiste a indiqué que le prochain Parlement devra poursuivre l’accompagnement de l’action gouvernementale face aux défis économiques et de développement auxquels le pays est confronté. Il a rappelé que les réformes et projets engagés dans le cadre du programme du président de la République nécessitent un accompagnement législatif continu afin de répondre aux enjeux de la prochaine étape. Dans ce contexte, Hamza Khoudri a mis en avant le rôle joué par l’Assemblée populaire nationale au cours de la législature écoulée. Il a rappelé que plusieurs textes économiques structurants ont été examinés et adoptés, citant notamment la loi sur l’investissement destinée à renforcer l’attractivité de l’Algérie auprès des investisseurs nationaux et étrangers, ainsi que la loi relative aux marchés publics qui consacre les principes de transparence, d’égalité et de libre accès à la commande publique. Abordant les prérogatives du député, l’universitaire a tenu à rappeler que la Constitution définit clairement son rôle autour de trois missions fondamentales : légiférer, contrôler l’action gouvernementale et représenter les citoyens. Il a souligné que la réalisation de projets de développement local ou la gestion des affaires des communes et des wilayas ne relèvent pas des compétences du parlementaire, mais de celles du pouvoir exécutif et des collectivités locales élues. Selon lui, la confusion entre les missions du député et celles des élus locaux demeure l’une des problématiques récurrentes observées lors des campagnes électorales. Il a relevé que certains candidats continuent de promettre la réalisation de projets de développement ou d’infrastructures qui ne relèvent pourtant pas de leurs attributions constitutionnelles. Une situation qu’il explique par le fait que les électeurs accordent souvent davantage d’attention aux préoccupations quotidiennes et aux besoins concrets qu’aux programmes législatifs et aux réformes juridiques. S’agissant du climat de la campagne électorale, Hamza Khoudri a estimé que celle-ci se déroule dans le cadre des dispositions prévues par la nouvelle loi sur les partis politiques et les textes régissant l’organisation des élections. Il a salué les efforts déployés par l’Autorité nationale indépendante des élections lors des opérations de révision des listes électorales et d’examen des dossiers de candidature. À ce propos, il a rappelé que près de 70 % des listes déposées ont été retenues après vérification de leur conformité aux conditions légales. Il a également mis en avant la participation de la majorité des formations politiques à ce scrutin, y compris certaines qui avaient choisi de boycotter des consultations électorales précédentes, considérant cette évolution comme un indicateur de la progression de la culture de la participation politique. Le doyen de la Faculté de droit a, en outre, souligné que la présence simultanée des partis politiques, des listes indépendantes et des candidats libres conférera à cette campagne une dynamique particulière. « La compétition sera intense en raison de la diversité des programmes et des forces politiques », a-t-il déclaré, estimant que cette pluralité des offres politiques est susceptible de stimuler la participation des électeurs. Enfin, Hamza Khoudri a appelé l’ensemble des candidats et des formations politiques à respecter les règles juridiques et éthiques encadrant la campagne électorale. Il a insisté sur la nécessité de privilégier le débat d’idées, le respect des concurrents et la présentation de programmes réalistes, tout en rejetant les discours de haine, la diffamation, la propagation de fausses informations et les rumeurs. Pour l’universitaire, la réussite de cette échéance passe avant tout par « l’argumentation, la persuasion et la responsabilité », afin de permettre aux électeurs de faire leur choix sur la base de programmes crédibles et de visions claires pour l’avenir du pays.

Nora Mohammedi

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