Le sommet des chefs d’État et de gouvernement du G7(52eme édition) s’est tenu en France, du 15 au 17 juin 2026 en France à Évian-les-Bains, en Haute-Savoie avec la grande vedette le président américain Donald Trump, où depuis le 1er janvier 2026, la présidence du G7 est assurée par la France.
Selon les organisateurs ont été abordés trois axes spécifiques : la lutte contre la criminalité organisée, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent et la lutte contre le trafic illicite de migrants, la protection des mineurs qui constitue un enjeu transversal de la réflexion et des travaux, en lien étroit avec la filière « Numérique. Mais au moment où le monde connait de vives tensions géostratégiques, et notamment un prix élevé de l’énergie qui impacte ses équilibres macro-économiques et macro sociaux ,le G7 a abordé également les impacts des tensions au Moyen Orient et l’annonce de la fin de la guerre entre l’Iran et les USA avec l’ouverture officielle du détroit d’Ormuz à compter du vendredi 19 juin 2026, ceci étant un mémorandum d’entente , l’accord définitif devant être conclu après 60 jours de négociation. Mais ,comme au Venezuela, ces négociations sentent une odeur de business via les hydrocarbures ,contrôlant la porte de l’Asie , où selon la presse américaine en date du 107 juin 2026, outre le déblocage des avoirs iraniens, estimé entre 100 et 125 milliards de dollars , il est prévu dans un plan Marshall de 300 milliards de dollars (entendu investissement des compagnies US) l’Iran ayant d’importantes ressources notamment énergétiques, une des plus importantes au monde qui pourrait devenir, à terme, la première puissance économique de la région
Rappelons que nous avons trois grandes organisations internationales
Premièrement le G7 qui est composé des sept puissances économiques suivantes : l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni, l’Union européenne y participant également en tant qu’invité institutionnel représente environ 780 millions d’habitants, ce qui représente moins de 10 % de la population mondiale Ensemble, ces pays pèsent pour plus de 44 % du PIB mondial nominal et environ 28 % du PIB mondial en parité de pouvoir d’achat (PPA) et en matière d’échanges, leur part dans le commerce mondial de marchandises se situe autour de 12 %. L’Espagne ne fait pas partie des pays membres permanents du G7. Cependant, elle est régulièrement invitée à participer aux sommets et aux travaux du groupe en tant que partenaire majeur et pour aborder les déséquilibres mondiaux et le développement, plusieurs pays partenaires ont été conviés à se joindre aux discussions dont Ukraine – Brésil -Inde – Kenya -Corée du Sud – Égypte -Qatar -Arabie Saoudite –Emiraties. Deuxièmement, nous avons le G20 avec 19 pays dont : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie l’Union européenne et, depuis 2023, l’Union africaine -l’Espagne n’est pas un membre à part entière du G20, mais elle bénéficie du statut d’invité permanent Collectivement, ses États membres et institutions représentent environ 85 % à 90 % du PIB mondial, plus de 75 % du commerce international et les deux tiers de la population mondiale. Troisièmement, nous avons les BRICS+ qui au départ se compose des cinq membres historiques suivis des cinq pays intégrés lors de l’élargissement majeur dont : Brésil – Russie – Inde – Chine -Afrique du Sud – Égypte – Émirats arabes unis (EAU) – Éthiopie – Indonésie – Iran .Lors du sommet historique de Kazan (Russie) en octobre 2024, les BRICS ont introduit un nouveau statut d’« État partenaire » permettant à 13 pays de s’associer aux travaux du groupe, tout en les positionnant pour une adhésion future dont Afrique : Algérie, Nigeria, Ouganda. -Asie et Eurasie : Biélorussie, Indonésie, Kazakhstan, Malaisie, Ouzbékistan, Thaïlande, Turquie, Vietnam. – Amérique latine : Bolivie, Cuba.. .En comparaison, le groupe élargi des BRICS+ représente environ 24 % des exportations mondiales de marchandises , plus de la moitié de la population mondiale (environ 51 %) et sur le plan économique, la coalition concentre plus de 40 % du PIB mondial calculé en parité de pouvoir d’achat (PPA), et environ 35 % du PIB nominal mondial. Concernant la réunion du G7 , elle se veut une stratégie d’adaptation face aux nouveaux défis et chocs mondiaux , les pays membres essayant de coordonner leurs actions via des réunions ministérielles d’urgence . Mais du fait de l’importance de la conjoncture seront abordés certainement les impacts de la fermeture du détroit d’Ormuz des deux côtés, USA et Iran où transitent environ 20/25% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, cette fermeture ayant provoqué des pénuries immédiates, une explosion du prix des hydrocarbures. Outre la crise Ukraine Russie, malgré la levée récente des sanctions par les USA concernant leurs exportations d’hydrocarbures, excepté les USA autonomes, l’Europe dépend à plus de 60% d’importation de l’énergie a été impactée et également bon nombre de pays asiatiques dont la Chine . Par conséquent, le G7, existant non pas des divergences stratégistes mais des divergences tactiques entre les USA et les autres membres du G7 appelle à la sécurisation du détroit d’Ormuz, vital pour leur économie . Aussi, la majorité des pays du G7, tout en restant prudents, se félicitent de l’accord conclu entre l’Iran et les USA pour la fin de la guerre avec le déblocage de la fermeture du détroit d’Ormuz (communiqué commun officiel tant de l’Iran que des USA). Comme impact immédiat , le prix du baril est coté le 19 juin 2026, sous la barre des 80 dollars après avoir atteint plus de 115 dollars, à 12h GMT à 79,91 dollars le Brent et le Wit à 76,04, dollars qui devrait progressivement encore baisser pour atteindre son niveau d’équilibre avant la guerre entre 65/70 dollars le Brent , nécessitant plusieurs mois , la remise de la logistique et la réparation des installations demandant du temps, et également la baisse du mégawattheure de gaz entre 50/54 dollars qui était coté à plus de 70 dollars , tendra progressivement vers un cours d’équilibre entre 30/35 dollars le mégawatt heure avec un impact sur les prix des dérivés dont le prix de l’essence. Ce cours courant 2027 pourrait être encore plus bas en cas du retour de la Russie, du Venezuela et de l’Iran sur le marché énergétique. Ces tensions ont eu un impact sur la croissance de l’économie mondiale, où pour le FMI, les tensions géostratégiques actuelles pèsent sur les investissements et le commerce international, avec des prévisions de croissance mondiale revues à la baisse. à environ 2,5 % en 2026. Cela marque un ralentissement par rapport aux années précédentes marqué par un lourd fardeau de la dette publique, le retour à l’inflation avec de vives tensions sociales. Pour juguler cette inflation importée, les banques centrales (Fed, BCE, Banque du Japon) ont été contraintes de maintenir des taux d’intérêt directeurs élevés, ce qui freine le crédit, l’investissement des entreprises et la croissance du PIB., les gouvernements du G7 ayant débloqué des aides massives (baisse des taxes, boucliers tarifaires, chèques énergie), creusant ainsi leurs déficits publics. Ainsi, bon nombre de pays du G7 ont eu recours à la mise sur le marché de leurs réserves stratégiques de pétrole pour faire baisser transitoirement les cours
Quelle conclusion tirer ?
Outre les enjeux géostratégiques, la signature de l’accord entre les USA et l’Iran , bien que non déclaré officiellement a une odeur de pétrole tant du côté iranien dont 80% de ses ressources en devises proviennent de hydrocarbures étant confronté à une hyperinflation, que du côté USA dont la colonne vertébrale de sa stratégie est de contrôler les circuits d’approvisionnement énergétiques mondiaux. A l’instar du Venezuela dont les derniers évènements ont permis l’entrée massive des compagnies américaines, l’Iran ,outre l’existence d’une formation pointue, recèle la deuxième réserve mondiale de gaz après la Russie (36.OOO milliards de mètres cubes gazeux) et devant le Qatar (2O.OOO) plus de 32.OOO milliards de mètres cubes gazeux(plus de 11 fois les réserves algériennes et plus de cinq fois les réserves du Nigeria qui est le premier réservoir en Afrique et possédant les troisièmes plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, estimées entre 151 et 2O8 milliards de barils selon les sources et l’intégration des sables bitumineux, environ 12 % des réserves mondiales après le Venezuela, environ 303 milliards de barils constituées de pétrole lourd et l’Arabie saoudite, environ 267 milliards de barils contre 1O-12 milliards de barils pour l’Algérie , le premier réservoir de pétrole en Afrique étant détenu par la Libye environ 44-46 milliards de barils. Cependant, l’accord de paix conclu entre les USA et l’Iran nous amène pour le détroit d’Ormuz à la même situation d’avant la guerre ou il n’y avait pas de blocus mais sur le plan géostratégique la carte Moyen Orient ne sera plus jamais comme avant. .Mais ces événements, même si elles impactent les pays les plus vulnérables, ne doivent pas nous faire oublier l’essentiel à savoir le déséquilibre croissant de l’économie mondiale où par exemple, la dette publique africaine en 2025 s’est élevée à environ 1 860 milliards de dollars , avec un ratio moyen dette/PIB d’environ 67 %., le continent consacrant plus de 90 milliards de dollars par an au service de la dette, un fardeau qui dépasse les budgets combinés de la santé et de l’éducation dans plusieurs pays.
A.M






