Toutes les dispositions ont été prises pour assurer le bon déroulement des élections législatives du 2 juillet, aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger, a affirmé mercredi le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Karim Khelfane.
S’exprimant sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale, M. Khelfane a indiqué que l’ensemble des moyens humains et matériels nécessaires ont été mobilisés afin de garantir le succès de cette échéance électorale, soulignant la volonté de faire de ce scrutin « un moment de fête, de convivialité et de respect entre tous les intervenants du processus électoral ». Il a salué, à cet égard, les efforts consentis par les différentes institutions concernées, notamment les ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de la Justice, de la Communication et de la Santé, ainsi que les différents corps de sécurité qui travaillent en coordination permanente avec l’ANIE. Concernant le déroulement du scrutin, le responsable a fait savoir que des prolongations des horaires de vote pourraient être décidées, le cas échéant, jusqu’à 20 heures, afin de permettre aux électeurs encore présents dans les centres de vote d’accomplir leur devoir électoral. Évoquant le corps électoral national, M. Khelfane a indiqué que plus de sept millions d’électeurs sont âgés de 25 à 40 ans. Il a également relevé que plus de 2.000 femmes sont candidates à ces élections, estimant que ces chiffres traduisent un rajeunissement de la classe politique à travers la présence accrue de jeunes candidats à la députation. S’agissant du vote de la communauté nationale établie à l’étranger, entamé samedi dernier, il a assuré que l’opération se déroule dans de bonnes conditions au niveau de 129 centres de vote répartis à travers 122 représentations diplomatiques et consulaires, regroupant 433 bureaux de vote et encadrés par plus de 3.000 agents. Malgré les fortes chaleurs enregistrées dans certains pays européens, les premiers jours de vote se sont déroulés normalement, a-t-il assuré. Le président par intérim de l’ANIE a rappelé que le corps électoral de la diaspora compte 854.285 électeurs répartis sur huit circonscriptions couvrant l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient. Il a également souligné que la principale nouveauté de ces législatives réside dans le relèvement du nombre de sièges réservés à la communauté nationale à l’étranger, passé de huit à douze sièges. Concernant les bureaux de vote itinérants destinés aux populations nomades du Grand Sud, M. Khelfane a indiqué que 134 bureaux ont été répartis à travers les quinze wilayas concernées, regroupant près de 31.000 électeurs. « Ce n’est plus le citoyen qui se déplace vers l’urne, mais l’urne qui va à sa rencontre », a-t-il déclaré, soulignant que ces bureaux itinérants enregistrent généralement les taux de participation les plus élevés, parfois proches de 100 %. Revenant sur le déroulement de la campagne électorale, le responsable s’est dit satisfait du climat serein et respectueux qui l’a caractérisée. Il a rappelé que l’ANIE veille au strict respect des dispositions de la Constitution et de la loi électorale, notamment en ce qui concerne l’interdiction des discours de haine, de discrimination ou portant atteinte aux constantes nationales. Il a toutefois indiqué que des mises en demeure et des saisines de la justice ont été engagées dans certains cas limités de dépassement. Une commission composée de magistrats, de juristes, d’enseignants universitaires, de spécialistes en informatique et de journalistes assure un suivi permanent des contenus diffusés durant la campagne. Abordant enfin la question du financement de la campagne électorale, M. Khelfane a rappelé que la lutte contre la corruption et l’argent sale constitue une priorité consacrée par la Constitution et la loi électorale. Il a insisté sur le fait qu’il est exclu que l’argent sale investisse le champ politique ou influence la volonté des électeurs, précisant que les partis politiques et les listes indépendantes sont tenus de justifier l’ensemble de leurs dépenses, la traçabilité des financements constituant un élément fondamental du processus de contrôle. La commission chargée du contrôle des dépenses électorales poursuivra ainsi ses travaux durant plusieurs mois après la proclamation définitive des résultats, a-t-il conclu.
Selma Tounsi






