Prévention sanitaire et coordination multisectorielle: Cap sur l’alerte précoce

0
70

La direction générale de la prévention et de la promotion de la santé a organisé, mardi à Alger, une réunion multisectorielle consacrée à l’examen de la situation des maladies transmissibles et non transmissibles ainsi qu’aux mécanismes destinés à renforcer la protection de la santé publique, a indiqué mercredi un communiqué du ministère de la Santé.

Cette rencontre intervient en application des orientations du ministre de la Santé, le professeur Mohamed Seghir Aït Messaoudene, visant à renforcer la coordination entre les différents secteurs concernés afin de développer les dispositifs de prévention et de lutte contre les zoonoses, le paludisme, les maladies liées à l’environnement ainsi que les maladies non transmissibles, notamment les pathologies cardiovasculaires, les maladies respiratoires chroniques et les cancers. Les travaux ont été marqués par la présentation d’un exposé détaillé sur l’état actuel des maladies transmissibles et non transmissibles en Algérie, mettant en évidence les principaux constats enregistrés lors de la mise en œuvre du plan d’action multisectoriel. La réunion a également permis de rappeler les missions et responsabilités de chaque secteur en matière de prévention, de surveillance et de prise en charge sanitaire. Les participants ont présenté les mesures et initiatives engagées dans leurs domaines respectifs, tout en formulant plusieurs propositions destinées à améliorer l’efficacité des interventions et à atteindre les objectifs fixés en matière de protection de la santé publique.

Selon le communiqué, les travaux ont débouché sur une série de mesures prioritaires qui seront intégrées dans une feuille de route spécifique à chaque secteur. Ces mesures portent notamment sur le renforcement de la coordination multisectorielle à travers la mise en place d’un mécanisme permanent de concertation entre les différents acteurs concernés, ainsi que sur l’amélioration de l’échange des données sanitaires, environnementales et épidémiologiques afin de faciliter la prise de décision et la détection précoce des risques sanitaires. Les recommandations concernent également l’intensification des campagnes de sensibilisation destinées aux citoyens, avec l’implication des médias, des établissements éducatifs et de la société civile, ainsi que la promotion de l’approche « Une seule santé » basée sur le renforcement de la coopération entre les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement.

Les participants ont aussi insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des différents intervenants à travers l’organisation de formations continues au profit des professionnels du secteur, tout en développant les programmes de prévention des maladies non transmissibles par la promotion d’une alimentation saine, de l’activité physique et de la lutte contre le tabagisme. Les travaux ont enfin souligné l’importance du renforcement des systèmes de surveillance épidémiologique et d’alerte précoce afin d’assurer une réponse rapide et efficace face aux menaces sanitaires, ainsi que la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation périodique des mesures engagées et de leur impact sur la santé publique.

Sarah Cheriet

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici