L’Algérie célèbre, aujourd’hui, la Journée du Savoir dans un contexte marqué par des mutations majeures de l’Ecole et de l’Université algériennes, caractérisées par la promotion de l’excellence de l’enseignement, en l’adaptant aux exigences du développement.
Conformément à la vision stratégique du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant l’amélioration de la qualité de l’enseignement et son adaptation aux évolutions internationales, l’éducation a enregistré des avancées importantes, concrétisées par l’extension de la carte scolaire qui compte, plus de 12 millions d’élèves bénéficiant de meilleures conditions d’enseignement. Ces avancées se traduisent aussi par une meilleure définition des prérogatives et des missions des acteurs de l’éducation, par l’allégement des programmes scolaires et la réduction des tranches horaires pour les enseignants des trois cycles, tout en consacrant la spécialisation de l’enseignement. Autant de mesures destinées à rehausser la qualité de l’enseignement et à faire de l’école un tremplin pour la création et l’innovation, à travers la promotion d’activités diverses, la détection des talents, ainsi qu’au moyen d’organisation de multiples manifestations culturelles, scientifiques et sportives. Initiées par le président de la République, de nombreuses dispositions ont été prises pour la promotion du statut socioprofessionnel des enseignants et autres affiliés, à l’instar de l’intégration, durant l’exercice scolaire en cours, de 82.410 contractuels des différents paliers. Avant cela, 62.000 enseignants contractuels ont été touché par cette mesure, soit un total de 144.410 concernés des différents paliers. Ceci, en plus de la décision de réduire de 3 ans l’âge de départ à la retraite des enseignants et éducateurs. Ces dispositions attestent du respect des engagements faits par le président de la République à la famille éducative et de l’égard manifesté pour le métier d’enseignant et pour le rôle de l’éducation dans la préservation des jeunes générations. Le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a enregistré également un saut qualitatif ayant propulsé, pour la première fois, les universités algériennes à des rangs distingués aux plans maghrébin et arabe, et ce, à la faveur du classement mondial « QS » des domaines académiques pour 2026, consacrant ainsi une performance qui traduit une dynamique certaine du secteur.Cette classification a permis l’émergence de 46 établissements algériens d’enseignement supérieur, contre seulement 17, lors du classement de 2025.Et c’est ainsi que l’université algérienne continue sa voie avec détermination pour faire valoir sa vocation de moteur du développement national, en s’appuyant sur l’économie du savoir et l’économie innovante, tout en se conformant à la vision de progrès portée par le programme du président de la République pour la période 2024-2029. Cette vision a amené l’université à inclure dans ses programmes, les domaines de l’intelligence artificielle et de la robotique, ainsi que tout ce qui a trait aux métiers d’avenir, prévoyant des spécialisations liées aux technologies des systèmes autonomes, aux mathématiques appliquées, à la cyber-sécurité et aux nanosciences. Ces efforts ont ainsi contribué à l’amélioration des résultats de la recherche scientifique, durant les deux dernières années, durant lesquelles ont été recensés 3249 brevets d’invention, 310 startups, 2611 micro-entreprises au profit des étudiants, 430 sous-entreprises au niveau de 117 établissements universitaires ainsi que 16 projets innovants dédiés au secteur économique. De plus, l’enseignement supérieur a bénéficié d’une hausse du nombre d’encadrants, atteignant plus de 15.000 enseignants pour prés de 2 millions d’étudiants, l’enjeu étant d’atteindre la norme mondiale en matière d’encadrement pédagogique, à savoir 1 enseignant pour 20 étudiants.Parallèlement à cela, le secteur poursuit le processus de sa numérisation et d’actualisation de ses offres de formation, dans le but de s’adapter aux besoins du marché du travail et des métiers d’avenir, sans négliger l’informatisation et l’amélioration des prestations universitaires, ainsi que la création d’un environnement favorable en matière de restauration, d’hébergement et de transport, au moyen d’applications modernes, mais aussi à travers la redynamisation du sport et de la vie culturelle. A cela, il faudra ajouter une hausse du nombre de plateformes intégrées dans son système numérique, atteignant le nombre de 73 et faisant de l’université algérienne une université de 4e génération, ouverte sur son environnement socio-économique, productive et d’investissement. Dans le cadre de cette ouverture et le renforcement de sa place au niveau international, l’université algérienne a lancé récemment la 2e édition du programme « Study in Algeria », au profit des étudiants internationaux. Ce programme visant à moderniser l’université et à en améliorer le rendement, tout en diversifiant ses sources de financement.
Moussa.O






