Sous l’impulsion du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie a engagé ces dernières années une dynamique importante de modernisation de l’action publique et de transformation numérique.
La stratégie nationale d’intelligence artificielle s’inscrit dans cette continuité et vise à franchir une étape supplémentaire dans la construction d’un modèle de développement fondé sur la connaissance, l’innovation et la maîtrise des technologies émergentes. Elle s’appuie, à ce titre, sur trois leviers structurants que sont la donnée, les infrastructures numériques et les compétences humaines, considérés comme les fondements de toute capacité nationale durable en intelligence artificielle.
A l’issue de son adoption par le conseil des ministres, cette stratégie fera l’objet de plans d’actions pour son déploiement opérationnel selon des priorités et un rythme de progression près établi.
A ce titre, et dans le cadre de la mise en œuvre des orientations des hautes autorités du pays visant l’accélération du processus de transformation numérique et la modernisation du service public, le gouvernement a examiné, lors de sa réunion hier, le plan de déploiement du portail national des services numériques.
Dans ce cadre, le gouvernement a mis l’accent sur l’importance de la consolidation de la dynamique de numérisation et l’élargissement de l’offre de services, tant sur la version web que mobile du Portail et ce, afin de fournir aux citoyens des prestations de qualité et une utilisation simple garantissant un impact positif du Portail sur la réduction des déplacements, la simplification des procédures et l’amélioration de la transparence administrative.
L’Algérie, faut-il le rappeler, a accompli, au cours des dernières années, des progrès significatifs en matière de transition numérique, traduits par les grandes avancées dans la numérisation des services financiers et bancaires ainsi que dans l’encouragement de l’innovation.
A cet égard, le développement du secteur bancaire numérique s’inscrit dans le processus global de transition numérique, l’une des priorités du programme du président de la République et qui fait l’objet d’un suivi par les hautes autorités.
Parmi les réalisations accomplies, figure également la numérisation de la Direction générale des douanes par la création d’un Data Centre qui héberge un système d’information pour numériser toutes les procédures douanières.
Il s’agit aussi, dans le cadre de ces réformes, de la création d’une commission spécialisée chargée de mettre en œuvre une stratégie nationale de développement du e-paiement, tout en encourageant les entreprises de technologies financières modernes à proposer des services financiers modernes et innovants.
Relevant le rôle du e-paiement dans l’accélération de l’inclusion financière, des experts en économie estiment que ce service constitue l’un des piliers du développement socioéconomique et permet à chaque citoyen d’accéder à des services financiers sécurisés, reflétant ainsi un changement profond dans la manière de concevoir l’économie ainsi que les relations entre l’Etat, les entreprises et les citoyens.
L’approche algérienne pour la modernisation des systèmes de paiement et l’élargissement de l’usage des outils de paiement modernes vise principalement à réduire le volume de l’économie informelle, à lutter contre la falsification de la monnaie, à élargir l’inclusion financière, ainsi qu’à prévenir et combattre le blanchiment d’argent et la corruption.
La Banque d’Algérie, à l’instar de toutes les banques centrales, a veillé à renforcer l’équilibre entre le soutien à l’innovation en matière de services bancaires et la préservation de la stabilité financière à travers la gestion des risques et la protection du consommateur et les exigences de la lutte contre le blanchiment d’argent.
Les mêmes experts ont souligné l’importance du plan de la transition numérique en Algérie dans son volet relatif à la numérisation des services gouvernementaux afin de faciliter la communication entre les institutions et les individus, ainsi que de l’inclusion financière pour généraliser les services financiers à toutes les franges de la société à travers des techniques financières adaptées aux besoins de tous.
Récemment, le gouvernement avait mis l’accent sur la poursuite du processus de réformes économiques opérées par les pouvoirs publics, notamment en termes d’amélioration du climat d’investissement et de promotion médiatique des réalisations accomplies en la matière.
Il s’agit d’offrir à tout acteur économique la possibilité de travailler dans des conditions équitables, en sus de bénéficier des mêmes droits et opportunités, des conditions consacrées par la loi sur l’investissement, laquelle constitue un système juridique intégré qui consacre la liberté d’investissement et l’égalité entre les investisseurs, sans distinction entre l’investisseur local ou étranger, protège leurs investissements et garantit leur droit de transférer le capital investi et ses revenus.
A cet égard, le Premier ministre avait évoqué la décision fondamentale prise par le président de la République portant suppression de la règle dite 51/49, à l’exception de certains secteurs stratégiques, afin de réunir un environnement plus ouvert et plus attractif pour les investisseurs étrangers.
Dans le même sillage, il avait passé en revue la profonde réforme de la loi monétaire et bancaire visant à accompagner les mutations économiques, laquelle loi a permis d’élargir les prérogatives du Conseil de la monnaie et du crédit en matière d’agrément des banques commerciales, des banque numériques et de le forme numérique, de développer les moyens de paiement écrits et de suivre leur mise en œuvre, en sus de diversifier les sources de financement.
Il faut rappeler à ce titre que la vision stratégique du Président Tebboune a permis à l’Algérie d’exploiter au mieux ces avantages qui la place au cœur de la dynamique économique au niveau régional.
Désormais, tout porte à croire que l’Algérie est engagée sur la voie d’un nouveau modèle économique en vue de relancer la machine de la production nationale et bâtir une économie qui soit totalement indépendante des hydrocarbures.
Et pour cause, l’installation par le président de la République du Conseil supérieur de régulation des importations traduit fortement cette volonté d’en finir avec des pratiques malsaines qui ont terni l’image du pays et porter atteinte à l’économie nationale.
Pour ce faire, le gouvernement table sur des secteurs stratégiques comme l’agriculture et la transition énergétique qui demeurent la locomotive du développement national englobant l’ensemble des secteurs d’activité.
Cette nouvelle orientation a été réaffirmée par le président Abdelmadjid Tebboune qui avait mis l’accent sur l’engagement de l’Etat à poursuivre son soutien à l’agriculture, rassurant que la conjoncture financière difficile que connait l’Algérie n’entamera en rien la détermination de l’Etat à promouvoir ce secteur.
Le président de la République avait, en outre, mis en avant l’importance de ce secteur vital pour permettre à notre pays de surmonter les épreuves, tout en préservant sa stabilité et la cohésion du front interne à l’ombre des crises économiques et soubresauts politiques qui secouent le monde.
Pour de nombreux économistes, l’Algérie n’a d’autre alternative si elle veut trouver un substitut économique à l’énergie tarissable, que de réhabiliter et restructurer ce secteur à travers une vision stratégique moderne qui repose sur la science et les technologies, la revalorisation des expériences, la mécanisation et une bonne gestion du processus de production, de distribution, de stockage et de commercialisation.
Cela traduit la volonté de l’Etat à aller de l’avant sur cette voie pour assurer la relance de l’agriculture et la diversification de l’économie nationale, et cela passe inévitablement par la nécessité de moderniser le secteur et de promouvoir les industries agricoles.
A cet effet, d’aucuns pensent que l’Algérie ne peut réaliser de progrès dans les domaines économique, industriel et commercial sans asseoir une base agricole nationale solide et que la solution économique est actuellement entre les mains des producteurs agricoles.
Pour relever le défi, le gouvernement est appelé à intensifier les efforts, avec la nécessité de recourir aux techniques modernes pour améliorer la productivité et remédier au manque de main d’œuvre.
De ce fait, il est attendu qu’un intérêt particulier soit accordé au développement agricole et rural et aux industries alimentaires, outre à la valorisation des ressources halieutiques dans le souci de garantir la sécurité alimentaire. Il s’agit également de développer une véritable industrie pharmaceutique afin de garantir la couverture des besoins des citoyens.
Dans ce sens, l’ensemble des secteurs concernés ont été appelés à participer aux grandes réformes lancées par l’Etat pour la redynamisation de l’économie et la mise en place d’un nouveau modèle économique, à travers le renforcement de la protection de la production nationale et la contribution à l’amélioration du climat des affaires et à l’assainissement des domaines économique et commercial, en accompagnant la concrétisation d’une politique commerciale maîtrisée vis-à-vis de nos partenaires à même de servir les intérêts stratégiques de notre pays, de faciliter les exportations et d’investir les marchés extérieurs.
En donnant récemment de nouvelles instructions aussi bien à ses membres qu’aux responsables au niveau local, le gouvernement aura prouvé toute l’importance accordée à la lutte contre la corruption et la bureaucratie, devenues au fil des années un véritable obstacle qui freine l’investissement et le développement à tous les niveaux.
A ce titre, le gouvernement a insisté sur l’impératif d’éradiquer toutes les formes de corruption et de bureaucratie et les lentes procédures qui entravent l’économie nationale et accélérer la numérisation.
T. Benslimane






