Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a réaffirmé, mardi à Alger, la détermination de l’Algérie à honorer ses engagements énergétiques internationaux, soulignant que le pays dispose d’atouts structurels majeurs lui permettant de renforcer sa position de partenaire fiable et durable sur les marchés mondiaux.
S’exprimant lors d’un panel de haut niveau intitulé « Énergie et mines : comment l’Algérie transforme-t-elle son potentiel énergétique et sa richesse géologique en puissance régionale ? », organisé dans le cadre de la deuxième édition de l’étude « CEO Survey » du cabinet PwC, au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal, M. Arkab a insisté sur la constance de l’Algérie dans le respect de ses engagements, quels que soient les contextes et les contraintes. Le ministre a mis en avant les atouts structurels du pays, notamment ses importantes réserves d’hydrocarbures et ses infrastructures énergétiques, en particulier les gazoducs reliant l’Algérie à l’Europe. Il a estimé que les mutations géopolitiques actuelles ne constituent pas une rupture sur les marchés de l’énergie, mais traduisent plutôt une phase de rééquilibrage mettant en évidence l’importance de la sécurité et de la stabilité des approvisionnements. Dans cette perspective, la stratégie nationale repose sur le renforcement des partenariats existants, en particulier avec l’Europe, tout en poursuivant la diversification progressive des débouchés. Cette orientation passe notamment par le développement des capacités de gaz naturel liquéfié (GNL), permettant d’élargir l’accès à de nouveaux marchés et d’accroître la flexibilité des exportations algériennes. L’Algérie poursuit, parallèlement, ses investissements dans les infrastructures énergétiques, avec des projets d’extension à moyen et long termes, dont le gazoduc transsaharien (TSGP), destiné à renforcer son positionnement en tant que hub énergétique régional et continental. Dans le cadre du renouvellement de ses réserves, le ministre a annoncé le lancement du programme « Algeria Bid Round 2026 », portant sur sept nouveaux blocs immédiatement exploitables. Cette initiative s’inscrit dans une vision à l’horizon 2030 visant à transformer l’Algérie en un pôle énergétique régional capable de valoriser ses ressources naturelles en valeur ajoutée industrielle, tout en consolidant son rôle de partenaire clé dans la sécurité énergétique mondiale à travers des partenariats durables et mutuellement bénéfiques. Ce panel a réuni plusieurs responsables du secteur, dont le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjel, le ministre des Mines et des Industries minières, Mourad Hanifi, ainsi que le PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, et le PDG de Tosyali Algérie, Alp Topcuoglu. À cette occasion, M. Daoudi a souligné que le lancement du « Algeria Bid Round 2026 » illustre la capacité de l’Algérie à valoriser rapidement son domaine minier, en mettant en œuvre un plan d’investissement ambitieux sur les cinq prochaines années, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur énergétique. Il a également rappelé que les énergies fossiles représentent encore plus de 80 % de la demande mondiale en 2026, demeurant indispensables pour accompagner la transition énergétique sur les décennies à venir.
Sonia Stambouli






