Le Conseil supérieur de la jeunesse sera installé aujourd’hui par le président de la République: Une nouvelle tribune pour participer à la vie publique

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Le Conseil supérieur de la jeunesse, dont les membres seront  installés aujourd’hui par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, sera un «véritable Parlement» et une «pépinière» de formation politique permettant aux jeunes de participer à la vie publique et à la prise des décisions cruciales pour le pays.

L’installation officielle du Conseil supérieur de la jeunesse vient concrétiser l’un des 54 engagements du Président Tebboune, qui a veillé personnellement à leur mise en œuvre dans les meilleurs délais au titre des priorités de réforme politique, économique et sociétale. Le président de la République avait chargé le gouvernement, à plusieurs occasions, d’étudier «en profondeur» le projet fixant les attributions, la composition et l’organisation de ce conseil, en vue d’y inclure tous les mécanismes à même d’ériger cet édifice en un «espace fécond et crédible de représentation des jeunes qui permette de renforcer leurs capacités à assumer les responsabilités publiques et de leur inculquer la culture démocratique». Le Président Tebboune avait insisté, en Conseil des ministres, sur l’impératif d’ériger le Conseil supérieur de la jeunesse en un «véritable Parlement» des jeunes et une «pépinière» de formation politique, notamment au profit des universitaires afin qu’ils «participent activement à la prise des décisions cruciales pour le pays». Il a également donné des instructions pour porter à maturation les mécanismes de composition du conseil, qui doit d’abord tenir compte de la véritable formation de jeunes capables de reprendre le flambeau dans la gestion du pays. S’employant depuis son élection à consacrer le rôle des jeunes et à conforter leur place pour être des acteurs essentiels dans la gestion des affaires publiques, le Président Tebboune a affirmé, à maintes occasions, que le Conseil supérieur de la jeunesse sera «une tribune pour associer les jeunes à la prise des décisions qui les concernent», estimant que l’Algérie «est enviée pour le dynamisme de sa jeunesse qui est sa véritable richesse».  Le président de la République a appelé à faire échec aux discours de ceux qui tentent de semer le désespoir et d’entamer la volonté des jeunes Algériens, lesquels sont appelés à «garder l’espoir d’une Algérie stable et d’avenir prometteur». Par ailleurs, ce nouvel édifice institutionnel, premier du genre dans la région, a pour principales missions de soumettre des propositions sur les questions relatives à l’épanouissement des jeunes, et de contribuer à la promotion des valeurs nationales, de la solidarité sociétale, de l’esprit de citoyenneté et de l’engagement des jeunes au sein de la société, tout en les encourageant à participer à la vie publique et politique et au développement, dans toutes ses dimensions. S’expliquant sur plusieurs volets, notamment ceux liés directement à la vie quotidienne des citoyens, le président de la République avait réitéré les engagements qu’il avait tenus envers le peuple algérien, affichant, encore une fois, sa détermination à construire «une démocratie responsable et non une simple démocratie de façade».

Il appelé également les Algériens à adhérer à cette démarche par l’unité et l’unification des rangs. La démocratie est, selon le chef de l’Etat, «une école où ceux qui en ont tiré des enseignements vivent confortablement», car c’est «une affaire sociétale et non une affaire propre au pouvoir». Saluant «l’esprit patriotique» qui anime la jeunesse algérienne, d’ailleurs reconnu par le monde entier, le président de la République a appelé les Algériens à se hisser «au niveau de cette grande nation» et à «s’unir», car considérant que «la force est dans l’unité et non dans la division». Dans ce sens, il a mis en garde contre cette minorité qui vit à l’étranger, qui ignore les évolutions que connaît le pays, et donc, se livre «aux injures et outrages pour des raisons plutôt psychologiques que politiques, moyennant souvent des sommes d’argent». Ces voix «n’attenteront jamais à la stabilité du pays, car l’Algérie a jeté les bases d’une voie correcte pour reconstruire la démocratie et les structures des institutions étatiques», a-t-il assuré. Il faudra pour ce faire «renforcer» l’opinion publique et faire entendre la voix des représentants du peuple à travers les diverses institutions, telles que «l’Assemblée populaire nationale (APN), l’Observatoire national de la société civile (ONSC), le Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ) ou encore les assemblées locales APC/APW», a souligné le Président Tebboune. D’aucuns ont tenté d’appliquer en Algérie des politiques pratiquées dans d’autres pays, sauf que l’Algérie est un pays différent, a-t-il expliqué, rappelant que l’Armée algérienne est «populaire au sens propre du terme, et chaque famille possède un membre au sein de cette institution».

Et de saluer, par la même, le grand développement de l’Armée algérienne en matière de formation. Par ailleurs, le chef de l’Etat a affirmé que la liberté d’expression est «garantie» pour tous, conformément aux principes stipulés dans la Constitution, sans que cela signifie «autoriser de semer le désordre, créer le chaos et porter atteinte à la sécurité publique». C’est dire que «la construction de la démocratie passe par une liberté d’expression réelle et responsable et non par une liberté de sabotage ou d’injure», souligne le chef de l’Etat.

T. Benslimane

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