Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, et la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, ont coprésidé une réunion de coordination consacrée au suivi du projet d’élaboration du Référentiel national des formations et des compétences (RNFC), destiné à adapter les formations aux besoins du marché du travail et aux mutations des métiers.
Tenue mardi au siège du ministère de l’Industrie en présence des cadres des deux secteurs, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la concrétisation du RNFC comme outil stratégique visant à structurer les compétences professionnelles et à aligner les offres de formation sur les besoins réels de l’économie nationale. Le projet prend notamment en compte les défis liés au développement technologique, à la transformation numérique ainsi qu’aux transitions économique et environnementale. Selon le communiqué du ministère, le projet, officiellement lancé le 16 mars dernier, est actuellement dans sa phase de finalisation pour le secteur industriel, choisi comme secteur pilote avant la généralisation de cette méthodologie à d’autres domaines d’activité. Les deux ministres ont examiné le bilan des premières étapes du projet, notamment l’organisation d’ateliers de formation destinés aux cadres du ministère de l’Industrie ainsi que la mise en place d’un programme statistique sectoriel consacré à la cartographie des métiers et des compétences. Une enquête de terrain a également été lancée afin d’identifier et de classer les métiers industriels selon leur importance stratégique future. Les travaux ont aussi porté sur les visites effectuées au sein des groupes industriels GICA, AGM et SNS, dans le but d’appliquer les méthodes d’identification et d’évaluation des compétences professionnelles. Ces opérations devraient permettre d’alimenter la future plateforme nationale du référentiel des compétences économiques. Les discussions ont, par ailleurs, permis d’évaluer l’état d’avancement du projet et de fixer les délais nécessaires à l’achèvement des travaux dans le secteur industriel avant son extension progressive à d’autres secteurs économiques. Les deux responsables ont souligné que cette coopération vise à bâtir un système de formation « flexible et proactif », capable de répondre aux besoins réels de l’industrie nationale grâce à des données précises et à une analyse objective du marché du travail. L’objectif affiché est d’orienter les offres de formation vers les priorités du développement industriel et les exigences de l’économie de demain.
Hakima Halimi






