Le président de ALNAFT, Samir Bekhti, a affirmé, que l’Algérie dispose d’importantes capacités dans le domaine des hydrocarbures offshore ainsi que d’un cadre réglementaire et fiscal « très attractif », susceptible de favoriser, à long terme, une exploitation optimale des ressources énergétiques maritimes.
S’exprimant lors d’une rencontre internationale organisée par ALNAFT en partenariat avec l’Association européenne des géoscientifiques et ingénieurs, consacrée aux enjeux stratégiques de l’exploration offshore et à l’amélioration du taux de récupération des hydrocarbures, M. Bekhti a mis en avant la volonté de l’agence de renforcer sa coopération avec les partenaires et investisseurs internationaux afin de préparer les opportunités d’exploration offshore destinées au marché énergétique. Le responsable a souligné, à l’occasion de cette conférence technique de trois jours, que « l’écosystème algérien est prêt », estimant que les nouvelles technologies permettent désormais d’aborder l’exploitation des ressources offshore avec davantage de confiance et de visibilité.
Samir Bekhti a également insisté sur les « potentialités considérables » dont dispose l’Algérie dans le domaine des hydrocarbures en mer. Il a expliqué que ces atouts reposent notamment sur la position géographique stratégique du pays, situé au carrefour de l’Afrique, de l’Europe et du Moyen-Orient, mais également sur son expérience historique reconnue dans le secteur énergétique et l’existence d’un vaste domaine minier encore insuffisamment exploité. Le président d’ALNAFT a, dans ce contexte, évoqué les importantes perspectives offertes aussi bien par les bassins traditionnels que par les nouvelles frontières maritimes, réaffirmant la volonté de l’agence de travailler étroitement avec les investisseurs et partenaires stratégiques afin de transformer ces opportunités en projets concrets d’exploration et d’investissement. De son côté, le représentant de l’Autorité de régulation des hydrocarbures, Yahia Ben Chaabane, a affirmé que les autorités algériennes œuvrent à garantir une activité énergétique respectueuse de l’environnement.
Il a souligné que l’Algérie propose aujourd’hui un dispositif législatif souple offrant des perspectives favorables en matière de sécurité et de flexibilité opérationnelle. Intervenant également lors de cette rencontre, le représentant de TotalEnergies, Moufdi Cheikh, a estimé nécessaire de « revenir aux fondamentaux » afin de réduire les incertitudes à travers une meilleure valorisation des données disponibles. Selon lui, la technologie constitue un levier essentiel pour le développement de l’exploration offshore, tandis que les infrastructures énergétiques et les réseaux de pipelines représentent un enjeu stratégique majeur pour l’Algérie. Pour sa part, la représentante de la société américaine Baker Hughes, Amel Belkheirat, a insisté sur l’importance de l’évaluation et du partage des risques dans les projets offshore. Elle a également mis en avant la nécessité d’une coopération étroite entre les agences publiques et les entreprises dès les premières étapes des projets énergétiques. Concernant la deuxième session de cette rencontre internationale, consacrée à la valorisation durable des puits pétroliers et gaziers vieillissants en Algérie, plusieurs experts ont estimé que le principal défi réside désormais dans l’amélioration du taux de récupération des réserves existantes grâce aux nouvelles technologies, à la numérisation et aux techniques de récupération de nouvelle génération.
Amel Driss






