Le ministère des Finances a abrité, hier une cérémonie officielle marquée par la signature de deux accords de coopération bilatérale entre la Direction générale des impôts, le Commandement national de la Gendarmerie et l’organe central de lutte contre la corruption.
L’événement s’est déroulé en présence du ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, du secrétaire général du ministère de la Défense nationale, le général Mohamed Salah Ben Bicha, ainsi que du commandant de la Gendarmerie nationale, le général Saïd Ahmed Bormana. Ces accords s’inscrivent dans le cadre du renforcement des mécanismes de coordination et de coopération entre les différentes institutions nationales chargées de la lutte contre la criminalité économique et financière, notamment la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ils traduisent également la mise en œuvre des orientations des pouvoirs publics visant à protéger l’économie nationale, à promouvoir la transparence et à lutter contre toutes les formes de fraude, de détournement de fonds et de corruption, tout en soutenant les efforts de l’État pour préserver les deniers publics et consolider les principes de bonne gouvernance. Le premier accord a été signé entre le directeur général des impôts, Djamel Henniche, et le directeur de l’École nationale de la Gendarmerie, tandis que le second a été conclu entre le directeur général des impôts et le directeur général de l’organe central de prévention et de lutte contre la corruption, Karim Khadhraoui, en présence de cadres des ministères des Finances et de la Justice ainsi que de responsables de la Gendarmerie nationale. Ces deux accords constituent une étape stratégique visant à renforcer l’échange d’informations et à intensifier la coordination opérationnelle entre les différentes parties prenantes, notamment à travers l’adoption de moyens numériques modernes et sécurisés, afin d’améliorer l’efficacité de la lutte contre la criminalité économique et financière sous toutes ses formes. Ils prévoient également la mise en place d’un cadre structuré de coopération, articulé autour de plusieurs axes, notamment la lutte contre la fraude et les infractions économiques, la lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et l’enrichissement illicite, ainsi que le partage d’expertises et l’organisation de programmes de formation conjoints. Cette initiative reflète une volonté commune de renforcer la synergie entre les différentes institutions de l’État et de promouvoir l’intégration des actions dans les domaines de la supervision, de la sécurité et de la justice. Elle vise, à terme, à instaurer une lutte plus efficace et durable contre la criminalité économique et financière, tout en consolidant un climat de confiance et de transparence dans les transactions.
Amel Driss






