Le Groupe Saidal et l’entreprise suisse Roche Algérie ont signé, jeudi à Alger, un contrat de partenariat portant sur la localisation en Algérie de la production de médicaments destinés au traitement du cancer du sein. Ces traitements seront fabriqués au niveau de l’unité de production du groupe pharmaceutique public située à El-Harrach, à Alger.
La cérémonie de signature s’est déroulée sous la supervision du ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, en présence du directeur général du Groupe Saidal, Younes Bouarara, du directeur général de Roche Algérie, Mohamed Ouali Omani, et de l’ambassadrice de la Confédération suisse en Algérie, Marion Waschelt-Kropski. Des cadres des deux sociétés ont également assisté à la cérémonie. Ce contrat s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération et du partenariat entre les opérateurs du secteur pharmaceutique en vue de localiser la production de ce type de médicaments. L’objectif est d’améliorer la disponibilité des traitements contre le cancer du sein en Algérie et de garantir une prise en charge optimale des patients. Dans son allocution prononcée à cette occasion, Ouacim Kouidri a affirmé que la conclusion de ce contrat traduisait l’importance accordée à la garantie de la disponibilité des médicaments essentiels au profit des patients atteints de cancer. Le partenariat vise également à améliorer la qualité des soins prodigués et à assurer la continuité des traitements conformément aux normes les plus élevées en matière de qualité, de sécurité et d’efficacité. Le ministre a, en outre, souligné l’engagement de son département à concrétiser ce type de partenariats fondés sur le transfert de technologies, l’échange d’expertises et le développement des compétences nationales. Ces partenariats constituent, selon lui, un levier essentiel pour bâtir une industrie pharmaceutique algérienne plus compétitive et plus durable, capable de répondre aux besoins nationaux et de s’orienter, à l’avenir, vers les marchés africains et internationaux. Cette démarche doit également permettre de créer une valeur ajoutée dans le domaine de la production de médicaments. Ouacim Kouidri a rappelé que l’Algérie avait fait du développement de l’industrie pharmaceutique nationale « un choix stratégique ». Dans cette perspective, le pays veille à créer un environnement favorable à la promotion de l’investissement productif et à encourager les partenariats contribuant à l’implantation d’une industrie pharmaceutique de haute qualité. Cette orientation doit permettre de renforcer la sécurité sanitaire du pays, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ajouté le ministre. De son côté, le directeur général du Groupe Saidal, Younes Bouarara, a estimé que ce partenariat constituait « un saut qualitatif » aussi bien pour le groupe public que pour l’ensemble de l’industrie pharmaceutique nationale. Il a souligné que Roche comptait parmi les principaux acteurs de l’industrie des médicaments innovants, notamment dans le domaine de l’oncologie et, plus particulièrement, dans celui des traitements contre le cancer du sein. Le directeur général de Roche Algérie, Mohamed Ouali Omani, a, pour sa part, mis en avant l’importance de ce contrat, relevant que la coopération et le partenariat entre Roche Algérie et le Groupe Saidal revêtaient « une importance majeure ». Il a également rappelé que les avancées enregistrées en Algérie dans le domaine des médicaments destinés au traitement du cancer du sein ne constituaient pas une fin en soi, mais représentaient une nouvelle étape dans le processus d’implantation de la production de ces traitements dans le pays. L’ambassadrice de la Confédération suisse en Algérie, Marion Waschelt-Kropski, a affirmé que ce partenariat constituait une étape importante dans le renforcement des relations algéro-suisses, notamment dans le domaine de l’industrie pharmaceutique.
La diplomate a également salué les efforts consentis par l’Algérie pour développer son industrie pharmaceutique nationale et renforcer ses capacités de production. Le texte ne contient aucune donnée chiffrée exploitable. Il est donc préférable de privilégier un titre court et informatif plutôt que d’y introduire artificiellement un chiffre sans portée journalistique.
Hakima Halimi






