Possédant d’importantes richesses naturelles, l’espace sahélien face aux contraintes internes et les enjeux géostratégiques: Le cas du Niger

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Par Abderrahmane Mebtoul, Professeur des universités, docteur d’’Etat 1974 en management stratégique

L’Afrique est un enjeu majeur du XXIe siècle, ce qui explique les convoitises et les turbulences au niveau du Sahel qui peuvent provoquer des impacts négatifs  à la fois  sur tout le continent et extra continent dont la déstabilisation de toute la région euro -méditerranéenne.

A titre d’exemple ,le  Niger  connaît de fortes tensions sécuritaires notamment au niveau de la zone des trois frontières (Niger-Mali-Burkina Faso) : épicentre le plus violent de la région, particulièrement dans la région de Tillabéri, où de nombreux affrontements et attaques ciblent les civils et les forces armées où face  à des risques élevés d’incursions djihadistes, de criminalité transfrontalière et de pressions sécuritaires constantes ,dont  l’’attaque de Séguédine le 15 août 2026 avec comme cibles le camp de la Garde nationale et un poste mixte (police, gendarmerie, douane) , près de la frontière libyenne revendiquée par le Mouvement patriotique pour la liberté et la Justice qui fait état de 15 militaires tués et de 7 blessés, ainsi que d’importants dégâts matériels et des prises d’armes et plus tôt, le 1er août 2026, une dizaine de soldats ont péri dans une attaque de Boko Haram près de N’Guigmi, dans le sud-est du pays. Et récemment selon  l’agence de presse internationale Xinhua  (Chine Nouvelle), la situation reste confuse à Niamey, la capitale nigérienne, où de violents tirs d’armes lourdes et des explosions ont été entendus samedi matin 29 août vers 1h00 heure locale (00H00 GMT), notamment à proximité du palais présidentiel  et dans   la zone de l’aéroport international Diori Hamani  qui abrite la Base aérienne 101 de l’armée de l’air nigérienne ainsi que l’état-major de la Force unifiée de la Confédération des États du Sahel.Les  assauts ont été repoussés par les Forces de défense et de sécurité (FDS) et cette  tentative de coup d’Etat aurait été mise en échec samedi dans la soirée par la junte, avec l’aide des Russes d’Africa Corps..

Quelle sont  les enjeux économiques,  géopolitiques et sécuritaires au Sahel

Certaines estimations internationales  évaluent la valeur totale du continent africain  de ses ressources minières du sous-sol à plus de 24 000 milliards de dollars et les  dix pays africains les plus riches en ressources naturelles sont par ordre , le  classement s’appuyant   sur la valeur estimée des réserves géologiques (minerais, hydrocarbures et terres arables)  : la République démocratique du Congo (RDC) : Cobalt, coltan, cuivre, or et diamants ;l’Afrique du Sud : Platine, chrome, manganèse, vanadium et charbon ; le  Nigéria  premier producteur de pétrole brut et de gaz du continent ; la Libye :premier réservoir de pétrole brut en Afrique  ainsi que des  Immenses réserves de  gaz naturel ; la  Guinée détient la plus grande réserve mondiale de bauxite ; l’Algérie : Hydrocarbures (gaz naturel et pétrole)- fer  et phosphates ; le Botswana , premier producteur mondial de diamants de qualité gemme ; l’Angola : Pétrole et diamants à haute valeur commerciale ; la Zambie : l’un des plus grands producteurs mondiaux de cuivre et le  Niger : gisement stratégique et producteur majeur d’uranium   L’espace sahélien, recèle  des richesses naturelles colossales et l’art au Sahel est un carrefour millénaire où s’entremêlent traditions précoloniales, spiritualité religieuse , héritages nomades et engagements contemporains  avec ses différentes ethnies inégalement réparties avec  d’importants mouvements de populations majoritairement sédentaire ; La part des populations strictement mobiles est devenue minoritaire en raison de profonds bouleversements climatiques et sécuritaire et avec des  flux migratoires intra -régionaux, qui couvre entièrement ou en partie les pays suivants : le Cap-Vert, le Sénégal, la Mauritanie (le Sud), le Mali, le Burkina Faso (l’extrême nord), l’Algérie (l’extrême sud), le Niger, le Nigeria (l’extrême nord), le Tchad (le Centre), le Cameroun (l’extrême nord), le Soudan (le Centre, notamment le Darfour et le Kordofan), l’Érythrée, et l’on y ajoute parfois les pays de la Corne d’Afrique : Djibouti, l’Éthiopie et la Somalie. La population touarègue globale est estimée entre 1,5 et 3 millions d’individus ne formant pas une ethnie homogène. bien qu’ils partagent une langue commune (le tamasheq) et une culture nomade berbère, étant historiquement et socialement très diversifiés. Ne formant pas une ethnie homogène.  Elle est répartie principalement dans cinq pays du Sahara et du Sahel,  le   Niger abritant  la plus grande communauté touarègue, principalement dans la région d’Agadez, le Mali, deuxième population la plus importante, concentrée dans les régions du Nord comme la  population de l’Azawad au  Nord du Mali, englobant les régions de Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka et Taoudénit se  composant  principalement de tribus touarègues et arabes, qui cohabitent avec des populations sédentaires comme les Songhaï, les Peuls et les Bozo ,  l’Algérie , présents dans le grand Sud saharien, notamment dans le Hoggar et le Tassili n’Ajjer, la  Libye : établis dans le Sud-Ouest désertique du pays.et le   Burkina Faso ,situés dans la zone sahélienne tout au nord du pays  Au niveau e cet espace nous avons , les groupes ethniques majeurs dont  les  Haoussas, Songhaïs, Bambaras, Mossis, Dogons, Wolofs, entre autres.. Historiquement ancré dans un islam confrérique et de coexistence spirituelle, le Sahel o fait face à une fragmentation religieuse et à une polarisation politique intense marqué par l’expansion du wahhabisme et l’influence des Frères musulmans, deux courants d’importation qui bousculent l’islam confrérique traditionnel (soufi et malékite) en proposant des visions distinctes de la piété et du pouvoir politique. Plus précisément , l’Islam  la représentation  de l’Islam dominant au Sahel  oscille entre 60 % et 95 % (par exemple, plus de 95 % au Niger ou au Sénégal, environ 64 % au Burkina Faso), le  Christianisme (catholiques et protestants) entre 5 % et 30 %  selon les zones (par exemple, autour de 20 % de catholiques au Burkina Faso, mais beaucoup moins au Niger où il est inférieur à 1 %)., les autres religions (animisme et traditions locales) comptant pour environ 5 % à 15 %, bien qu’un fort syncrétisme existe, c’est-à-dire que beaucoup de pratiquants d’religions monothéistes (islam ou christianisme) maintiennent des rites traditionnels ancestraux. L’espace sahélien  est un territoire de plus de 5,5 fois la superficie de la France.  est caractérisé par des échanges économiques formels minoritaires et des échanges informels dominants(importants trafics d’armes et de drogue)  tissant des relations complexes entre les populations de cet espace, par des flux migratoires en direction de l’Europe mais également intra-africains dominants à plu de 75/8O% ;Les enjeux géostratégiques au niveau de cet espace renvoient à des logiques géopolitiques divergentes, outre les grandes puissances comme les USA, la Russie, la Chine ,l’Europe via la France, des pays émergents comme l’Inde et  la Turquie , les principaux pays du Golfe l étant  les Émirats arabes unis (EAU), l’Arabie saoudite et le Qatar. Comme l’ont mis en relief deux ouvrages réalisés sous ma direction et celle du docteur Camille Sari, sur « le Maghreb face aux enjeux géostratégiques » (Éditions Harmattan, Paris 2014/2015, 2 tomes, 1050 pages), bien avant et surtout depuis la chute du régime de Kadhafi, le Sahel est l’un de ces espaces échappant à toute autorité centrale, où se sont installés groupes armés et contrebandiers. Aussitôt Kadhafi disparu, des centaines de milliers d’armes, dont 15 000 missiles sol-air qui se trouvaient dans les entrepôts de l’armée libyenne, ont équipé les rebelles au fur et à mesure de leur avancée. Une partie a été accaparée par différents groupes qui opèrent au Sahel, puis par d’autres groupes terroristes venus d’autres régions.   Les turbulences au niveau du Sahel peuvent provoquer des impacts négatifs sur tout le continent. Dans ce cadre, la plupart des dirigeants de l’Europe, des États-Unis d’Amérique, de la Russie et de la Chine s’accordent dorénavant sur la nécessité de coopérer davantage face à la menace de l’insécurité et du crime organisé, insistant sur une coopération étroite des pays frontaliers du Sahel. L’accent doit être mis sur l’obligation de mettre en application une stratégie interrégionale qui associe l’ensemble des pays de la zone et sur l’urgence d’une coopération tant africaine que régionale dans la lutte contre la criminalité transnationale. Cela nécessite une amélioration des bases de données et de lever les contraintes liées au fait que la corruptibilité généralisée des institutions pèse lourdement sur les systèmes chargés de l’application des lois et la justice pénale en général, qui ont des difficultés à s’adapter aux nouveaux défis posés par la sophistication des réseaux du crime organisé. La collaboration inter-juridictionnelle est ralentie par l’hétérogénéité des systèmes juridiques. De plus, la porosité des frontières ainsi que la coordination entre un grand nombre d’agences chargées de la sécurité aux frontières posent de grands problèmes. À terme, la stratégie vise à attirer graduellement les utilisateurs du système informel vers le réseau formel et ainsi isoler les éléments criminels pour mieux les cibler, tout en diminuant les dommages collatéraux pour les utilisateurs légitimes.

Quelle est la situation  du Niger

Le  Niger, un pays enclavé d’Afrique de l’Ouest d’une superficie de 1 267 000 km². Il partage un total de 5 697 km de frontières terrestres avec sept pays voisins Nigeria : 1 497 km (au sud), le Tchad : 1 175 km (à l’est), l’Algérie : 956 km (au nord-ouest), le Mali : 821 km (à l’ouest), le Burkina Faso : 628 km (à l’ouest), la Libye : 354 km (au nord-est) et le Bénin : 266 km (au sud). Les  vulnérabilités climatiques et les poches d’insécurité dans certaines zones au Niger pèsent lourdement sur la situation du pays  étant un enjeu géostratégique majeur au Sahel, au cœur d’une âpre compétition entre grandes puissances liés à ses importantes ressources naturelles. C’est face à ces tensions qu’a été fondée le 16 septembre 2023 sous la forme d’un pacte de défense mutuelle (le pacte Liptako-Gourma), l’ Alliance des États du Sahel (AES) formée par le Niger, le Mali et le Burkina Faso, puis érigée officiellement en confédération le 6 juillet 2024 qui est une confédération souverainiste et militaire créée pour renforcer la sécurité, la défense mutuelle et la coopération économique entre ces trois nations sahéliennes. La coalition est constituée par une force unifiée de 5 000 hommes pour sécuriser les zones frontalières et lutter contre les groupes armés terroristes, avec assistance militaire mutuelle automatique en cas d’agression extérieure ou intérieure.  Le Niger qui connaît l’une des croissances démographiques les plus rapides au monde (autour de +3,9 % par an), avec une moyenne d’environ 7 enfants par femme  posant d’importants défis de développement

Le Produit intérieur Brut PIB relativement faible est évalué en 2025 par la Banque mondiale  à environ 21,65 milliards de dollars (USD), tiré essentiellement par la production pétrolière, l’agriculture et l’élevage  ce qui contraste avec ses importantes richesses naturelles. L’Indice du développement du PNUD IRH pour 2025, le Niger est classé 188e sur 193 pays (à égalité avec le Mali) avec un Indice de Développement Humain (IDH) de 0,419, plaçant le pays dans la catégorie du développement humain faible et parmi les derniers rangs. Aussi, avec un fort taux d’endettement, le défi majeur pour le Niger pays à importantes potentialités est d’attirer les IDE pour suppléer à sa faible capacité de financement, condition de la lutte contre le taux d’extrême pauvreté estimé à environ 50 % de la population par les institutions internationales, s’inscrivant dans une légère baisse par rapport aux pics de 52 % enregistrés en 2023 sous l’effet de l’inflation et des crises régionales Le sous-sol du Niger étant l’un des plus riches d’Afrique subsaharienne, abritant d’importantes réserves d’uranium, l’une des plus grandes richesses du pays (notamment dans la région d’Arlit), le Niger se classant parmi les [principaux producteurs mondiaux , environ 336.OOO tonnes  de réserves d’uranium récupérables, dont le gisement majeur d’Imouraren représente à lui seul près de 200 000 tonnes ce qui le classe parmi les tout premiers détenteurs mondiaux (autour de 5% à 7% des réserves mondiales ;  des richesses en hydrocarbures  dont le  pétrole, l’une des plus grandes richesses du pays (notamment dans la région d’Arlit), avec environ 853 millions de barils de réserves de pétrole prouvées et exploitées, avec des ressources potentielles globales estimées à plus de 9,5 milliards de barils réparties dans ses grands bassins sédimentaires (notamment Kafra et le bassin occidental), des gisements de gaz naturel largement sous-explorés et moins documentés, avec des estimations provisoires  estimées à  24 milliards de mètres cubes.  A ce titre le 14 aout 2026 le  forage d’exploration et d’exploitation sur le permis de Kafra situé dans le nord du Niger, près de la frontière algérienne mené par la filiale de Sonatrach et une nouvelle raffinerie de pétrole de 100 000 barils par jour, le gouvernement nigérien ayant signé, le 15 août 2026, un accord avec le groupe canadien Zimar Inc, et son partenaire américain High Tech ( ce qui montre indirectement l’intérêt grandissant des USA pour le Sahel  et  pour l’Afrique du Nord,  malgré leur retrait militaire du Niger )  pour un investissement total estimé à 1,9 milliard de dollars, la  durée totale de l’accord ayant  été fixée à 16 ans, dont trois ans pour la construction et treize ans pour l’exploitation. Le Niger recèle également des gisements d’or, Un peu plus de 1,7 tonne de production déclarée officiellement pour l’année 2025 faisant l’objet d’exploitations industrielles et artisanales  présent principalement dans la région du Liptako et d’autres provinces métallogéniques, ainsi que d’autres minerais  du charbon (à Anou-Araren), des phosphates, du fer, de l’étain, ainsi que des indices prometteurs de lithium.

Entre  2024/ 2025,les exportations du Niger ont atteint environ 1 592 milliards de FCFA au cours de 1,16 dollar un euro , 2,80 milliards de dollars portées en grande partie par le pétrole brut (1144 milliards de FCFA)  et les importations à environ 1 214 milliards de FCFA , 2,15 milliards de dollars. Concernant les échanges avec le continent Afrique, faute de statistiques fiables et de l’importance  du trafic informel , avec le seul Nigéria, elles  ont atteint 2,8 milliards de dollars assistant à une consolidation avec  les pays voisins comme le Mali, le Burkina Faso et constituant l’essentiel de ses flux régionaux.  Pour les pays  du Maghreb , importations plus exportations les  échanges entre l’Algérie  et  le Niger  sont évaluées  à 26,96 millions de dollars , et dans ce cadre se pose se pose la réalisation  du gazoduc transsaharien Nigeria-Niger -Algérie-Europe,  non encore réalisés, d’environ 800 à 841 kilomètres, correspondant à la quasi-totalité de son tracé traversant le pays,  la réalisation de ce tronçon  et son financement ayant  été confiée à la compagnie algérienne Sonatrach, avec un lancement des préparatifs acté, en principe en 2026. Les échanges entre le Niger et le Maroc sont évalués à 26,8 millions de dollars, avec la Tunisie 23,6 millions de dollars  et la Libye 17,2 millions de dollars, étant négligeables avec la Mauritanie. Les principaux partenaires commerciaux du Niger sont la France, premier client (environ 33 % des exportations, notamment l’uranium) suivi du Mali, du Nigéria, des Émirats arabes unis et de l’Afrique du Sud et les principaux fournisseurs (Importations)  sont la  Chine : premier fournisseur (environ 24 % des importations), la France, l’Inde, le Nigéria  et l’Allemagne. Quant aux autres indicateurs macro financiers et macroéconomiques, en  2025,  le taux d’inflation annuel moyen au Niger s’est établi à environ 4,7 %  marquant une phase de déflation après le pic de 9,1 % enregistré en 2024 , cette baisse des prix ayant  été favorisée par les bons résultats de la campagne agricole et selon l’Institut National de la Statistique (INS)  le  taux de chômage des jeunes (15-35 ans) a atteint 30,9 % au quatrième trimestre 2025, en raison de l’importance du travail informel qui représente environ 58 % à 60 % du PIB et englobe près de 98,5 % de l’emploi total du pays, constituant ainsi le véritable moteur de la vie quotidienne et des activités de subsistance. À la fin décembre 2025, l’encours provisoire de la dette extérieure du Niger est estimé à environ 3 173,39 milliards de francs CFA (FCFA), selon les données communiquées par le ministère des Finance et le taux d’endettement du Niger  s’établit  bien qu’en baisse , 2023 , 52,5 % du PIB  en  2024,  44,5 % du PIB et en 2025 s’établit à 43,2 % du Produit Intérieur Brut (PIB) , ce  ratio se situe largement en deçà du plafond communautaire de 70 % fixé par les normes de l’UEMOA.

En conclusion, les tensions  au Sahel ont été évoquées dans plusieurs  de mes contributions j’avais soulevé certains questionnements, à savoir la sécurité et les dangers des tensions  au niveau du Sahel  dont celle parue  sous ma direction parue en décembre 2011 à l’Institut français des relations internationales IFRI « l’Afrique du Nord face aux enjeux géostratégiques 2O11 », et lors de différentes conférences internationales et en Algérie  -1999/2O25-  devant les ambassadeurs étrangers accrédités à Alger,  les cadres et officiers de la DGSN, de l’École supérieure de Guerre, de l’Institut de documentation miliaire  et de prospective IMDEP et de l’État-major de la gendarmerie nationale. La   maîtrise du temps étant le défi principal du siècle, en ce XXIe siècle engageant la sécurité nationale, toute inadaptation à ces mutations isolerait encore plus les pays les plus fragiles. Car une Nation n’est forte et écoutée que si son économie est forte, existant un lien dialectique entre sécurité et développement : le non-développement accroît l’insécurité et l’insécurité freine le développement. C’est que la solution durable implique une refonte des nouvelles relations internationales nous orientant vers de profondes mutations géostratégiques et économiques se fondant sur un monde multipolaire. Cela implique de s’attaquer à l’essence, c’est-à-dire un co-développement, et non aux apparences. Car le monde actuel est fortement secoué par des crises politiques et économiques à répétition, source d’inquiétudes. Le fossé entre les riches et les pauvres devient de plus en plus grand et tandis que l’écart de revenus renforce les inégalités en matière de richesses, l’éducation, la santé et la mobilité sociale sont toutes menacées, avec des cicatrices profondes, spécialement parmi la jeunesse. Aussi, il y a urgence d’un sursaut mondial qui dépasse les politiques internes, car il y a maintenant un consensus selon lequel la région (Mena, Proche-Orient, Afrique) et d’une manière générale tous les espaces mondiaux sont à l’orée d’une période d’incertitude croissante, aux racines ancrées dans la polarisation des sociétés.

A.M

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