À l’initiative du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, aux côtés de l’Union européenne, de l’Agence italienne pour la coopération au développement et de l’INRAA, une réunion de concertation stratégique s’est tenue pour lancer le programme de soutien au secteur agricole. Ce partenariat d’envergure a pour objectif de stimuler la production agricole algérienne.
Cet événement marque le coup d’envoi d’une collaboration multilatérale ambitieuse destinée à moderniser et pérenniser la production agricole à travers le territoire national.Cette première phase constitue une démarche préparatoire indispensable avant le déploiement sur le terrain des actions concrètes. Lors des premières assises, les partenaires ont exposé les grandes orientations stratégiques du programme tout en définissant les méthodologies de travail qui encadreront sa mise en œuvre. Dans cette perspective, des missions d’expertise ont été immédiatement déployées au niveau local. Entre le 18 et le 23 juillet, des équipes d’experts se sont rendues dans plusieurs wilayas pilotes, notamment à Khenchela, Batna, Sétif, Jijel et Béjaïa. Ces déplacements sur le terrain ont permis d’évaluer directement les caractéristiques environnementales, les dynamiques agronomiques et les réalités agroalimentaires propres à chaque région. De plus, ces rencontres ont facilité l’établissement des premiers contacts institutionnels et le dialogue avec les producteurs locaux, préparant ainsi le terrain pour la réalisation d’études diagnostiques approfondies et d’états des lieux de référence.Le programme d’appui au secteur agricole s’articule autour de priorités claires, conçues pour répondre aux défis économiques et écologiques actuels. En premier lieu, l’accent est mis sur la diversification des sources de revenus au profit des petits et moyens investisseurs agricoles. En leur offrant des opportunités accrues et un accompagnement ciblé, l’initiative vise à renforcer la viabilité économique des exploitations familiales et à réduire leur vulnérabilité face aux aléas du marché. Par ailleurs, le projet promeut l’émergence d’une agriculture résolument moderne, axée sur les principes de l’économie verte, de l’économie circulaire et de l’innovation technologique. Cette approche permettra d’optimiser l’utilisation des ressources naturelles, de réduire le gaspillage et de vulgariser des pratiques culturales plus respectueuses de l’environnement.Un autre pilier fondamental de cette démarche concerne la préservation et la valorisation des écosystèmes fragiles, particulièrement dans les zones montagneuses et les piedmonts. Ces territoires, souvent exposés à l’érosion des sols et aux changements climatiques, bénéficieront d’un soutien spécifique afin de maintenir leur biodiversité tout en valorisant leurs potentialités économiques. L’impact territorial de ce vaste programme s’étendra sur un périmètre stratégique comprenant onze wilayas stratégiques de l’Est et du Centre-Est du pays. Ainsi, les interventions couvriront les wilayas de Jijel, Sétif, Skikda, Annaba, Souk Ahras, Tizi Ouzou, Bouira, Béjaïa, Batna, Khenchela et Tébessa. La sélection de ces régions reflète une volonté d’agir au cœur des bassins de production agricole et de revitaliser des zones rurales à fort potentiel.En unissant les efforts des institutions nationales et de la coopération internationale, ce programme s’impose comme un levier majeur pour la transformation du monde rural algérien. Il pose les fondations d’un développement agricole équilibré, capable d’allier productivité, inclusion sociale et durabilité environnementale pour les années à venir.
Sonia Stambouli






