Marché de l’emploi: L’Algérie sur le podium arabe en volume de population active

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L’Algérie dispose de la 3ᵉ plus grande force de travail du monde arabe et se hisse au 46ᵉ rang mondial avec 13,294 millions d’actifs, selon le dernier classement 2026 établie par l’agence « Global Firepower ». Si ce volume représente un atout stratégique majeur face à ses voisins régionaux, le véritable enjeu économique repose désormais sur la productivité, l’augmentation du taux d’activité et la création d’emplois durables.

Les données d’origine montrent que l’Égypte s’est hissée en tête des pays arabes avec une population active de 33,749 millions de personnes, suivie de l’Arabie saoudite à la 2e place avec 17,168 millions, puis de l’Algérie avec 13,294 millions, qui devance le Maroc (12,475 millions) et l’Irak (12,008 millions).Ainsi, la force de travail algérienne dépasse sa rivale marocaine d’environ 819 000 personnes et l’irakienne de 1,286 million, tandis qu’elle reste inférieure à celle de l’Arabie saoudite d’environ 3,874 millions et à celle de l’Égypte de 20,455 millions.Selon le classement de « Global Firepower », le Soudan se classe ensuite avec 10,949 millions, suivi du Yémen (7,848 millions), des Émirats arabes unis (7,09 millions) et de la Syrie (6,617 millions). La Tunisie a enregistré 4,247 millions, suivie de la Jordanie (3,08 millions), du Koweït (3,003 millions), d’Oman (2,696 millions), du Qatar (2,123 millions), de la Libye (2,585 millions) et de Bahreïn (913,3 mille).À l’échelle mondiale, la Chine domine le classement avec 773,88 millions de personnes, suivie de l’Inde avec 607,691 millions, puis des États-Unis avec 174,174 millions, de l’Indonésie avec 143,144 millions et du Nigeria avec 113,35 millions.Le classement utilise le volume de la force de travail comme indicateur d’évaluation de la capacité économique et logistique des nations, tout en précisant que ce chiffre ne mesure pas la qualité de la main-d’œuvre, sa productivité ou son niveau de qualification industrielle. De même, l’intitulé « données 2026 » signifie l’intégration des chiffres dans l’édition actuelle du classement, et ne prouve pas que tous découlent de recensements nationaux réalisés au cours de cette même année.Ce chiffre se rapproche d’estimations plus récentes basées sur les modèles de l’Organisation internationale du Travail (OIT), qui situent le volume de la force de travail algérienne à environ 13,56 millions de personnes en 2025, contre 13,294 millions dans la base du classement international.Selon ces estimations, le taux de participation au marché du travail a atteint 40,78 % en 2025, en léger recul par rapport aux 41,16 % de 2024, tandis que le chômage est estimé à environ 11,63 % de la population active totale, contre 11,66 % un an auparavant (données de participation et séries de chômage basées sur les estimations de l’OIT).Ces indicateurs signifient que le fait d’occuper le 3e rang arabe constitue pour l’Algérie un socle humain majeur pour l’expansion industrielle, agricole et des services. Toutefois, son impact économique reste conditionné par l’augmentation du taux de participation, notamment chez les femmes et les jeuneset par la transformation des qualifications en emplois productifs.Le rendement économique dépend également de la capacité des nouveaux secteurs, tels que les industries transformatrices, les mines, l’agriculture saharienne, le numérique et les énergies renouvelables, à créer des postes durables et à accroître la productivité. Ainsi, ce classement confirme l’importance du capital humain algérien, alors que le défi économique réside dans l’optimisation de son insertion, de sa qualification et de son intégration aux investissements productifs.

Meryam M.

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