La formule de financement participatif « Moudaraba », introduite dans le cadre de la finance islamique, a été mise en avant, lundi à El-Oued, lors d’une conférence nationale organisée par le Haut Conseil islamique (HCI), consacrée aux mécanismes et aux perspectives de ce modèle financier en Algérie.
Intervenant à l’ouverture de cette rencontre, le président du HCI, Mabrouk Zaid El-Kheir, a souligné que la Moudaraba, au même titre que la Mourabaha, constitue un produit reconnu de la finance islamique, offrant une alternative d’investissement efficace aux modes de financement classiques. Il a précisé que ces formules sont en adéquation avec les convictions de la société et les spécificités de l’économie nationale, en proposant des solutions dépourvues de pratiques usurières. Dans ce contexte, M. Zaid El-Kheir a appelé à développer davantage les mécanismes techniques liés aux transactions financières, à travers une approche pragmatique permettant de lever les appréhensions associées à la question de l’usure. Il a également salué les efforts engagés pour diversifier les instruments financiers inspirés de la finance islamique. De son côté, le Dr Said Bouizri, membre du HCI, a présenté une communication intitulée « Cadres juridique et organisationnel de la finance islamique en Algérie ». Il y a mis en avant la richesse du système juridique national, qui permet d’encadrer efficacement ces produits financiers et de mobiliser une masse monétaire importante actuellement en circulation informelle. Il a rappelé, dans le même cadre, que chaque établissement bancaire dispose d’une instance dédiée à l’accompagnement de ce modèle financier, en complément d’une autorité légale chargée de la supervision et du contrôle. Les intervenants ont, par ailleurs, abordé plusieurs thématiques liées à la finance islamique, notamment ses fondements entre jurisprudence religieuse et cadre juridique, ainsi que ses applications, ses produits, ses outils et ses mécanismes. Organisée sur une journée, cette conférence nationale s’est tenue en coordination avec l’Université Hamma-Lakhdar d’El-Oued, en présence de représentants d’institutions bancaires publiques et privées, traduisant l’intérêt croissant pour ce mode de financement alternatif dans le paysage économique national.
Amel Driss






