Coupe de la CAF: L’USMA, la race des champions !

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La nuit a été courte pour les Usmistes après le sacre, samedi, de leur équipe au Caire, en Coupe de la CAF face au Zamalek. Une finale qui s’est jouée au bout du bout du suspense, à l’issue de la fatidique séance des tirs au but remportée par les Rouge et Noir (8 – 7), après la victoire des Egyptiens (1 – 0), le même score que lors du match aller au 5-Juillet, mais en faveur de l’USMA.

Il aura fallu donc recourir à la hasardeuse séance des tirs au but qui a souri à l’équipe la plus entrepreneuse sur le terrain. Car contrairement à la rencontre au 5-Juillet, où les camarades de Redouani n’ont pas particulièrement brillé, malgré la victoire, au Caire en revanche, ils ont eu une réaction de champions, surtout après avoir encaissé le but sur penalty au tout début de la partie. Ils ont dominé les débats, contrôlé le cours de jeu en créant les meilleures occasions. Ils auraient pu ou dû faire la différence durant les 90’, sans que personne ne trouve à redire.

D’ailleurs, le coach du Zamalek, Motamed Gamal, l’a avoué à la fin de la rencontre, il n’a pas reconnu son équipe, tellement elle a été mise sous l’éteignoir par les poulains de Lamine N’Daye qui confirme au passage sa science du jeu, son sens du collectif, mais aussi sa riche expérience dans les joutes africaines. Dans un laps de temps court et avec des joueurs moyens, il faut le dire, il est parvenu à remporter deux finales où son équipe n’était pas franchement favorite. Malgré une saison cahoteuse, l’USMA s’en sort merveilleusement bien avec deux trophées la Coupe d’Algérie et la Coupe de la CAF. deux titres qui viennent enrichir le palmarès déjà bien étoffé du club, au moment où on l’attendait le moins. D’autant qu’aller chercher une qualification au Caire face à l’un des deux cadors égyptiens, le Ahly ou le Zamalek, est déjà une sacrée performance, comment peut-on alors qualifier une victoire lors d’une finale. 

On ne mesure pas toute l’importance et la préciosité de l’exploit des Usmistes en terre égyptienne face à un adversaire qui pourtant revient fort ces derniers temps. Il est des succès qui resteront gravés dans nos esprits, celui-là en fait certainement partie. On peut remporter un titre africain une fois par chance ou par un concours de circonstance, mais le confirmer quelques années plus tard confirme qu’on est de la race des champions. C’est ce que l’USMA a démontré face au Zamalek. Elle a pris une autre dimension qui devrait se confirmer dans les années à venir, surtout si le club retrouve sa stabilité et sa sérénité. Gageons qu’avec ce succès retentissant, les Usmistes seront encore plus performants à l’avenir. Ils méritent en tout cas le respect, car c’est le seul club algérien à avoir gagné une coupe africaine et deux fois plutôt qu’une, ces dix dernières années.

« Nous sommes heureux et fiers d’avoir battu le Zamalek au Caire, car ce n’est pas facile. Nous avons cherché notre équilibre et nous n’avons pas joué comme il le fallait durant les cinq premières minutes », a déclaré le coach sénégalais de l’USMA tout en confiant que son style de jeu « a poussé l’adversaire à reculer ». Il regrette par ailleurs que son équipe n’ait pas réussi à concrétiser ses occasions. « C’est notre problème cette saison », dira-t-il. Cela n’a pas empêché l’USMA d’être couronnée grâce à sa solidarité collective, sa solidité à toutes épreuves, sa résilience et son engagement total. Elle n’a jamais douté de ses qualités, malgré les critiques et le doute de nombreux observateurs. Ce sacre restera dans les annales.

Ali Nezlioui

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