Droit humanitaire: l’UE appelle à garantir la sécurité et la sûreté des travailleurs  

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L’Union européenne (UE) a appelé  hier à garantir la sécurité et la sûreté des personnes qui risquent leur vie pour  apporter une aide humanitaire, soulignant qu’environ 400 travailleurs humanitaires ont été victimes d’attaques majeures en 2018.

« Sauver des vies ne devrait pas coûter la vie », souligne l’UE dans une  déclaration commune de sa cheffe de diplomatie, Federica Mogherini, et du commissaire européen en charge de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, Christos Stylianides, à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide  humanitaire qui coïncide cette année avec la célébration du 70e anniversaire des conventions de Genève. Ces derniers déplorent qu’environ 400 travailleurs humanitaires ont été victimes d’attaques majeures en 2018, « ce qui classe cette année en  deuxième position sur la liste des pires années de l’histoire ». « Plus d’un tiers d’entre eux ont été tués et un autre tiers a été enlevé », dénoncent les responsables européens qui voient dans la Journée mondiale de l’aide humanitaire l’occasion à la fois de rendre hommage au dévouement de  ces travailleurs humanitaires et de plaider pour qu' »ils puissent oeuvrer dans un climat de plus grande sécurité et sûreté ». Rappelant que « l’humanité, l’indépendance, la neutralité et l’impartialité » sont les principes fondateurs de l’aide humanitaire qui « devraient protéger le personnel humanitaire et lui permettre ainsi de  travailler en toute liberté », la déclaration réaffirme la détermination de l’UE et de ses Etats membres, « numéro un mondial de l’aide humanitaire », à promouvoir « une aide humanitaire fondée sur des principes et le respect du droit international humanitaire » et qui demeure « au cœur de leur action internationale ». En 2017, l’UE a mobilisé plus de 1,75 milliard d’euros en faveur  d’opérations d’aide humanitaire dans plus de 80 pays du monde. Plus de 200 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire, selon les estimations de l’UE qui rappelle que les civils se trouvant dans les zones de conflit sont régulièrement tués ou blessés dans des attaques aveugles ou ciblées, plus de 70 millions de personnes ont été forcées de se déplacer en raison de conflits, de violences et de violations des droits de  l’homme.  

Y.D