La décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis a suscité une importante couverture de la part des agences de presse et des médias internationaux. Ces derniers ont notamment rapporté que cette décision avait été prise après l’épuisement de toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, dans un contexte marqué par des agissements qualifiés par Alger de « provocateurs et hostiles ».
Reuters et AP relaient les motifs avancés par Alger
L’agence Reuters s’est intéressée à la décision algérienne de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Elle a évoqué les agissements qualifiés par l’Algérie de « provocateurs ou hostiles », tout en rappelant que le ministère algérien des Affaires étrangères avait affirmé que toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales avaient été épuisées. L’agence a également indiqué que l’ambassadeur des Émirats arabes unis avait été convoqué et informé de la nécessité de se conformer à cette décision dans un délai de 48 heures. De son côté, l’agence américaine Associated Press (AP) a rapporté que le communiqué algérien faisait état d’actes « provocateurs et hostiles » ainsi que d’un « comportement regrettable et injustifiable ». Elle a également souligné que l’Algérie affirmait avoir épuisé toutes les possibilités permettant de préserver les relations bilatérales.
« El País » évoque des avertissements répétés
Le quotidien espagnol « El País » a indiqué que les autorités algériennes avaient fait état d’une multiplication des actes « provocateurs et hostiles ». Le journal a également relevé qu’Alger avait adressé à plusieurs reprises des avertissements à la partie émiratie. Dans le même contexte, l’agence Anadolu a rapporté que la décision de l’Algérie avait été prise après l’épuisement de « toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales ». L’agence a aussi évoqué la décision algérienne de fermer, à compter du 11 septembre 2026 à 00 h 00, son espace aérien à l’ensemble des aéronefs civils et militaires immatriculés aux Émirats arabes unis, en provenance ou à destination de ce pays. Cette mesure ne concerne toutefois pas les vols commerciaux civils émiratis en provenance ou à destination de l’aéroport international Houari-Boumediene d’Alger. Ces liaisons seront maintenues jusqu’à la fin de l’année 2026, date d’expiration du contrat.
CNN Arabic met en avant la retenue revendiquée par l’Algérie
CNN Arabic a, pour sa part, mis en avant les affirmations de l’Algérie selon lesquelles elle aurait fait preuve « d’une grande retenue » et « d’un sens élevé des responsabilités » face à la multiplication des agissements qu’elle qualifie de provocateurs ou d’hostiles. Le média a précisé que l’Algérie avait entrepris des démarches pour informer la partie émiratie et la mettre en garde contre les conséquences de ces agissements, avant de prendre la décision de rompre les relations diplomatiques.
Al Jazeera revient sur les limites jugées admissibles
La chaîne Al Jazeera a souligné que la décision algérienne était intervenue après plusieurs avertissements adressés à la partie émiratie. Elle a relevé que, selon Alger, la poursuite de ces agissements avait « malheureusement atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable dans le cadre de relations entre deux États souverains ». La chaîne a également fait état du délai de 48 heures accordé à l’ambassadeur émirati pour se conformer à la décision des autorités algériennes.
« Asharq Al-Awsat » détaille les mesures prises
Le quotidien saoudien « Asharq Al-Awsat » a également consacré une couverture à cette décision, en revenant sur les mesures annoncées par l’Algérie à la suite de la rupture des relations diplomatiques. Le journal a notamment évoqué le délai de 48 heures accordé à l’ambassadeur émirati ainsi que la fermeture de l’espace aérien algérien à tous les aéronefs civils et militaires immatriculés aux Émirats arabes unis. Il a également rappelé l’exception accordée aux vols commerciaux civils émiratis à destination ou en provenance d’Alger, qui resteront assurés jusqu’à la fin de l’année 2026.
Nour R/Ag






