L’OMS maintient l’alerte après le foyer d’hantavirus à bord du MV Hondius

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Tedros Adhanom Ghebreyesus, Director General of the World Health Organization (WHO), talks to the media regarding the coronavirus COVID-19 and WHO?s global health priorities in 2022, during a new press conference, at the World Health Organization (WHO) headquarters in Geneva, Switzerland, Monday, December 20, 2021. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti, mardi, que « le travail n’est pas terminé » après l’évacuation d’une centaine de passagers et membres d’équipage du navire de croisière MV Hondius, touché par un foyer d’hantavirus lors de son passage à Tenerife, en Espagne. Alors que les opérations d’évacuation se sont achevées lundi, l’organisation internationale redoute l’apparition de nouveaux cas dans les prochaines semaines en raison de la longue période d’incubation du virus. Lors d’une conférence de presse conjointe à Madrid avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance maximale. « Compte tenu de la longue période d’incubation du virus, d’autres cas pourraient apparaître », a-t-il averti, appelant les pays concernés à suivre les recommandations sanitaires émises par l’organisation.

Le MV Hondius a quitté lundi soir les îles Canaries en direction des Pays-Bas avec une partie de son équipage encore à bord, tandis que les passagers évacués, originaires d’une vingtaine de pays, font désormais l’objet d’un suivi sanitaire renforcé. L’OMS recommande un isolement ou une surveillance active pendant 42 jours à compter de la dernière exposition au virus, fixée au 10 mai, soit jusqu’au 21 juin. Le chef de l’OMS a toutefois rappelé les limites de l’organisation en matière d’application des mesures sanitaires. « Nous ne pouvons pas contraindre les pays à appliquer nos protocoles. Nous pouvons seulement conseiller et recommander », a-t-il déclaré, évoquant la question de la souveraineté nationale. Face aux inquiétudes exprimées par la population locale après le débarquement des passagers à Tenerife, Tedros Adhanom Ghebreyesus a tenu à rassurer sur le niveau de menace.

Selon lui, « le risque reste faible », aussi bien pour les habitants de Tenerife qu’à l’échelle mondiale, tout en affirmant que l’OMS prend la situation « très au sérieux ». Parallèlement, l’organisation a confirmé lundi sept cas d’infection au virus des Andes parmi les personnes présentes à bord du navire, sur un total de neuf cas recensés, dont trois décès. Le dernier cas confirmé concerne un passager débarqué en France et actuellement placé à l’isolement. Selon Olivier Le Polain, responsable de l’unité épidémiologie et analyse pour la riposte à l’OMS, huit cas symptomatiques avaient déjà été signalés au 8 mai, dont trois mortels. L’évolution du foyer épidémique continue donc de susciter une forte mobilisation des autorités sanitaires internationales. Le virus des Andes appartient à la famille des hantavirus, transmis principalement par les rongeurs. Endémique en Amérique du Sud, il est considéré comme la seule souche connue capable d’une transmission interhumaine limitée, ce qui renforce les préoccupations autour de la propagation du foyer détecté à bord du navire de croisière.

Neila M

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