La Cour constitutionnelle a organisé à Alger une conférence intitulée « L’Algérie cœur de la Méditerranée et passerelle entre les deux rives : lecture des valeurs de coexistence et de dignité », animée par l’universitaire et ancien secrétaire général du Haut Conseil islamique (HCI), Boumediene Bouzid, indique un communiqué de l’institution.
Cette rencontre, tenue sous la supervision de la présidente de la Cour constitutionnelle, Leïla Aslaoui, en présence des membres et cadres de l’institution, s’inscrit dans le cadre de la mission visant à renforcer l’ouverture sur la société et les institutions de la République. Elle intervient également dans le prolongement des conférences mensuelles organisées pour interagir avec les questions d’actualité. À cette occasion, le conférencier a abordé la thématique sous ses dimensions historique, civilisationnelle et spirituelle, en s’appuyant sur l’idée centrale selon laquelle le parcours de l’Algérie à travers l’histoire se reflète dans une « diplomatie de la dignité ». Il s’est notamment arrêté sur des étapes marquantes de l’histoire nationale, citant l’Émir Abdelkader comme modèle de tolérance entre les religions, ainsi que la Déclaration du 1er Novembre 1954, considérée comme un jalon fondateur des valeurs portées par l’État algérien.
Boumediene Bouzid a souligné que l’Algérie a puisé son système de valeurs dans un patrimoine séculaire et dans un islam ouvert prônant la tolérance et la coexistence. Selon lui, ces fondements ont permis au pays de s’imposer, sur les plans historique et culturel, comme une passerelle entre les deux rives de la Méditerranée, mais également comme un ancrage spirituel pour l’Afrique. Il a, dans ce sens, mis en avant la relation étroite entre dignité, tolérance et coexistence, qu’il a qualifiée de « système de valeurs indivisible ». Les travaux de la conférence ont donné lieu à un débat scientifique qui a mis en exergue la place civilisationnelle de l’Algérie, forte de son héritage, de sa position géographique stratégique et de son histoire militante.
Autant d’atouts qui confèrent au pays le statut de « pont civilisationnel solide » entre les deux rives de la Méditerranée et de porte-étendard des valeurs de coexistence et de dignité humaine, sous l’égide des principes de démocratie et de souveraineté de la loi consacrés par la Constitution algérienne. La rencontre a enregistré la participation d’enseignants universitaires et d’étudiants issus des facultés des sciences islamiques et de droit de l’Université d’Alger 1, des facultés des sciences sociales et humaines de l’Université d’Alger 2, de l’École normale supérieure de Bouzaréah, ainsi que d’enseignants de l’École des sciences islamiques « Dar El-Coran » de Djamaâ El-Djazaïr.
Nawel C






