Programmes, encadrement et compétences spécialisées: Bendouda lance la réforme de la formation artistique

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La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a effectué une visite de terrain à l’Institut national supérieur de musique et à l’École nationale supérieure des beaux-arts afin d’évaluer leur état de préparation à la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027.

Lors de cette visite, la ministre a inspecté les différentes structures pédagogiques et administratives des deux établissements et pris connaissance de l’avancement des préparatifs en cours. Elle a relevé plusieurs insuffisances nécessitant une prise en charge urgente et ordonné l’achèvement de l’ensemble des opérations dans les délais impartis.

Malika Bendouda a souligné que la préparation des établissements de formation artistique et l’accueil des étudiants dans des conditions convenables constituaient une responsabilité qui ne saurait tolérer aucun relâchement ni manquement. Elle a appelé les responsables concernés à appliquer rigoureusement les instructions données et à réunir toutes les conditions pédagogiques, administratives et matérielles nécessaires. Au cours de son inspection de l’École nationale supérieure des beaux-arts, la ministre a rappelé la place historique occupée par cet établissement dans le paysage culturel national.

Cette prestigieuse institution artistique a formé, au fil des décennies, plusieurs générations d’artistes et de créateurs ayant contribué à l’enrichissement de la scène artistique et culturelle algérienne. La préservation de son statut exige, selon la ministre, la mobilisation de tous les moyens nécessaires pour lui permettre de poursuivre pleinement sa mission en tant que vitrine de l’art algérien et espace de formation des compétences artistiques nationales. Malika Bendouda a annoncé, dans ce cadre, la programmation de nouvelles visites de terrain au cours des prochains jours. Celles-ci permettront de suivre l’exécution des instructions données et de vérifier la prise en charge effective des insuffisances constatées, afin de garantir la préparation des deux établissements à l’accueil des étudiants à la date prévue. La ministre a affirmé que l’amélioration de l’état de préparation des établissements ne pouvait être dissociée d’une démarche plus large portant sur la réforme globale du système de formation artistique.

Celle-ci prévoit notamment la révision des méthodes, des cursus et des programmes afin de les adapter aux exigences des différentes spécialités artistiques, à leurs évolutions ainsi qu’aux particularités et aux besoins propres à ce type d’enseignement. À l’issue d’une rencontre avec les enseignants, organisée en marge de la visite, Malika Bendouda a annoncé l’ouverture d’un chantier global de réforme des programmes pédagogiques. Cette démarche reposera sur une évaluation objective de la situation des établissements de formation et de leurs besoins réels. La réforme sera menée selon une approche participative, fondée sur l’expérience et l’expertise des compétences du secteur, des enseignants et des praticiens des différentes disciplines artistiques. La ministre s’est également penchée sur l’une des principales difficultés auxquelles se heurte actuellement le système de formation artistique, à savoir la faiblesse de l’encadrement spécialisé dans plusieurs disciplines. Cette situation a entraîné un décalage entre les besoins des établissements de formation et les compétences artistiques disponibles sur le terrain.

Elle a estimé que la réforme du système ne pouvait aboutir sans une nouvelle réflexion sur les relations entre les établissements de formation et les compétences artistiques, notamment celles ayant acquis une solide expérience professionnelle et développé une pratique créative avancée, même lorsqu’elles ne sont pas issues des parcours universitaires traditionnels. Dans le cadre de la stratégie intégrée élaborée par le ministère pour reconstruire le système de formation artistique et moderniser ses mécanismes, Malika Bendouda a annoncé la mise en place de dispositifs institutionnels et professionnels souples, réalistes et adaptés, destinés à attirer ces compétences et à les associer au processus de formation.

Ces dispositifs permettront aux établissements de bénéficier d’expertises artistiques spécialisées et offriront aux étudiants la possibilité d’être formés par des artistes et des praticiens possédant une expérience de terrain confirmée. La participation de ces professionnels à la formation s’effectuera dans des cadres juridiques et pédagogiques clairement définis, de manière à garantir la qualité de l’encadrement et le respect des normes régissant l’enseignement artistique. Cette démarche sera accompagnée d’une révision des mécanismes de formation et de qualification des formateurs. L’objectif est d’établir un lien durable entre l’expérience artistique et la pratique pédagogique, tout en favorisant le renouvellement des compétences chargées de l’encadrement au sein des établissements spécialisés.

Cette approche s’inscrit dans un chantier de réforme plus vaste visant à construire un système de formation artistique davantage ouvert sur la pratique créative, capable d’attirer les expertises et les compétences et mieux connecté aux transformations des arts et à l’évolution de leurs besoins. Il s’agit également de faire des établissements de formation des espaces au sein desquels le savoir académique, l’expérience artistique et la pratique professionnelle se complètent et contribuent conjointement à la formation des futures compétences nationales. Des solutions pratiques et adaptées seront par ailleurs étudiées afin de renforcer et de pérenniser l’encadrement spécialisé.

Cette démarche devra garantir le renouvellement des compétences au sein des établissements, améliorer la qualité de la formation artistique et répondre aux exigences ainsi qu’aux spécificités du secteur.

Rayan B

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