EN: Le verre à moitié plein ou à moitié vide ?

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L’équipe nationale s’en est-elle tirée à bon compte à Bujumbura ou a-t-elle raté la victoire ? Une question à laquelle même le sélectionneur national n’a pas pu répondre, même s’il préfère retenir le positif du match nul de son équipe face au Burundi (2 – 2).

« On a concédé deux buts évitables, ce qui a rendu notre tâche difficile. Le point positif est qu’on a pu revenir dans le match. Je préfère voir le verre à moitié plein. On revient avec un point de l’extérieur, c’est quelque chose de positif vu les circonstances », a-t-il déclaré à la fin de la rencontre, tout en reconnaissant la difficulté de la tâche à laquelle ont fait face ses joueurs. Pour lui, l’adversaire a joué sa carte à fond et possède des atouts non négligeables. Il est vrai que les Burundais ont été très entreprenants et audacieux, à l’image de leur attaquant vedette Jean Claude Girumugisha, intenable qui a donné le tournis à la défense algérienne.

Mais force est de constater que les Verts les ont quelque peu « aidés » en leur offrant deux buts, coup sur coup sur des bévues monumentales, impardonnables à ce niveau de la compétition. Maintenant, il faut saluer l’état d’esprit du groupe et son abnégation qui lui ont permis de revenir à la marque. Mais ne pouvait-il pas faire mieux ? Boulbina ayant égalisé à la 69’, il restait suffisamment de temps pour faire la différence et marquer ce troisième but qui aurait pu donner trois précieux points à l’équipe nationale. D’autant que la profondeur du banc algérien pouvait offrir de nombreuses solutions pour le coach national notamment en attaque. Mais il faut admettre que les changements n’ont pas apporté grand-chose à l’équipe sur le plan offensif. Est-ce dû à l’état du terrain en synthétique qui ne leur a pas permis de développer convenablement leur jeu habituel ? C’est probablement l’une des raisons, mais pas la seule.

L’équipe ayant subi de nombreux changements avec un nouveau staff en place, elle a du mal à trouver les connexions nécessaires. Les rôles de certains joueurs sur le terrain n’étaient pas clairement définis. Il va falloir du temps pour former à nouveau une équipe homogène et complémentaire. Cela dit, le nul obtenu en déplacement n’est pas un mauvais résultat, surtout quele point ramené du Burundi permet aux Verts de conserver leur première place au classement de leur groupe, avec une longueur d’avance sur un duo composé de la Zambie et du Togo, à l’issue de la deuxième journée. Une journée qui n’a pas été très favorable aux cadors du continent, à l’image du Nigeria qui a lourdement chuté devant la Guinée-Bissau (3 – 0).

Le Ghana de son côté a laissé des plumes face à la Gambie (4 – 2), quant à la Tunisie, elle a été tenue en échec par le Botswana (2 – 2). Ce qui valorise quelque part le nul des Algériens ramené du Burundi, surtout au vu des circonstances actuelles. Mais cela ne doit pas justifier les carences et les manques décelés chez les Verts. Hemdani a du pain sur la planche, surtout s’il veut durer à la tête de la sélection et bâtir une équipe performante au plus haut niveau.

Ali Nezlioui  

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