Ce problème ne date pas de Bujumbura. Depuis la retraite d’Adlène Guedioura, l’Algérie n’a jamais véritablement trouvé un joueur capable d’apporter à la fois puissance, impact et équilibre devant la défense.
Les absences de Nabil Bentaleb et Hicham Boudaoui ont forcément réduit les options de Hemdani. Mais même avec eux, la question reste ouverte. Ismaël Bennacer doit retrouver de la continuité, tandis que Ramiz Zerrouki n’a jamais réussi à s’imposer durablement comme la solution incontestable dans ce rôle.
Le paradoxe est que Hemdani avait justement entrepris de renouveler son milieu avec davantage de profils créatifs. Abdelli, Aouchiche ou Bourabaa apportent du jeu entre les lignes et de la projection. Le match du Burundi a toutefois rappelé qu’empiler les joueurs techniques ne suffit pas lorsqu’aucun d’entre eux n’est spécialisé dans le travail défensif. Notons que le prometteur Abdelouahab Satta possède certaines qualités recherchées et Hemdani le connaît depuis les Jeux méditerranéens.
Mais le jeune milieu du MC Alger manque encore d’expérience au plus haut niveau et représente davantage une piste pour l’avenir qu’une réponse immédiate. À court terme, le sélectionneur devra donc soit trouver le bon profil dans son réservoir, soit adapter son système. Un milieu à trois pourrait notamment permettre de mieux répartir les tâches et éviter que deux créateurs se retrouvent seuls chargés de protéger toute l’équipe.
Bujumbura a peut-être livré l’un des premiers grands enseignements du mandat Hemdani : l’Algérie ne manque pas de milieux talentueux. Elle manque surtout de celui qui accepte de faire le travail que les autres ne font pas.
Bessa N.






