Le médiateur de la République, Mohamed Hattab, a présidé, mercredi, une réunion de coordination consacrée au développement des mécanismes d’évaluation des performances et au renforcement de la capacité d’anticipation de l’institution.
Cette rencontre a porté sur les moyens d’améliorer les méthodes de travail de l’organe du Médiateur de la République et de renforcer l’efficacité de ses interventions. L’objectif est de mieux détecter les dysfonctionnements affectant le fonctionnement de l’administration et la qualité du service public, afin de proposer des solutions adaptées. Les participants ont notamment examiné les moyens d’exploiter les observations recueillies lors des interventions sur le terrain et de les transformer en indicateurs fiables. Ces données doivent permettre d’anticiper les insuffisances, de mieux comprendre leur origine et d’améliorer les modalités de leur prise en charge.
La réunion a également abordé le passage progressif du traitement des cas individuels à une analyse plus globale des préoccupations récurrentes exprimées par les citoyens. Cette nouvelle approche permettra de repérer les difficultés présentant un caractère collectif et de dégager les problématiques qui se répètent dans plusieurs administrations ou régions. Une fois ces dysfonctionnements identifiés, l’institution pourra proposer les mesures appropriées en coordination avec les secteurs et les organismes concernés.
Cette démarche vise à apporter des réponses plus larges et plus durables aux préoccupations des citoyens, au-delà du règlement ponctuel des dossiers individuels. L’accent a par ailleurs été mis sur la nécessité de renforcer la coordination interne entre les différentes structures du Médiateur de la République. Une meilleure circulation de l’information entre les délégations locales doit favoriser l’harmonisation des méthodes de travail et permettre à l’ensemble des services de bénéficier des expériences réussies sur le terrain. Les participants ont insisté sur l’importance de l’échange régulier des données et des observations recueillies au niveau local. Leur centralisation et leur analyse doivent contribuer à l’élaboration d’une vision plus précise des principales difficultés rencontrées par les citoyens dans leurs relations avec l’administration. Une attention particulière a été accordée à la qualité et à la précision des informations collectées.
Des données fiables constituent, en effet, une base essentielle pour orienter les interventions de l’institution, formuler des propositions pertinentes et prendre des décisions reposant sur des constats objectifs. Dans le volet consacré au suivi et à l’évaluation, la réunion a porté sur l’adoption d’indicateurs davantage liés aux effets concrets des interventions du Médiateur de la République. Il s’agit de mesurer leur efficacité réelle et leur contribution à l’amélioration de la qualité du service public. Une nouvelle méthodologie d’élaboration du bilan annuel de l’institution a également été examinée. Celle-ci reposera sur l’analyse des résultats obtenus et la mesure de leur impact, plutôt que sur une simple présentation quantitative des activités réalisées et du nombre de dossiers traités.
Cette approche permettra, à l’avenir, de suivre avec davantage de précision l’évolution des performances de l’institution. Elle aidera également à identifier les tendances générales, à détecter les dysfonctionnements récurrents et à mesurer le degré d’efficacité des différentes interventions. La nouvelle méthodologie doit aussi fournir des données plus précises afin de faciliter la définition des priorités et l’élaboration des programmes futurs. Les décisions pourront ainsi être prises sur la base d’indicateurs objectifs reflétant la réalité du terrain et les préoccupations récurrentes des citoyens. À cette occasion, Mohamed Hattab a affirmé que l’amélioration des performances de l’institution nécessitait l’instauration d’une véritable culture institutionnelle fondée sur l’anticipation, l’écoute et l’analyse.
Cette culture doit permettre au Médiateur de la République de contribuer à l’amélioration continue des performances de l’administration et du service public. Elle renforcera également son rôle dans la détection et le traitement des dysfonctionnements ainsi que dans la formulation de solutions appropriées. À travers cette démarche, l’institution ambitionne de consolider davantage la relation entre le citoyen et l’administration, en favorisant une prise en charge plus efficace des préoccupations et une amélioration durable de la qualité du service public.
Amina M






