Journée nationale de l’Imam célébrée le 15 septembre: L’Algérie honore ses imams à El Oued

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L’Algérie célèbre, mardi 15 septembre, la Journée nationale de l’Imam, instituée en 2021 par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en reconnaissance du rôle central des imams dans la société et de leur contribution à la préservation de l’identité nationale.

Cette célébration met également en lumière les acquis importants réalisés en faveur de cette corporation, dans le cadre du renforcement du référent religieux national, de la consécration de la mission spirituelle des imams et de la promotion d’un discours religieux fondé sur la modération et le juste milieu.

Une journée instituée en hommage à Cheikh Sidi Mohamed Belkebir

Le président de la République avait décidé, en 2021, d’instituer le 15 septembre Journée nationale de l’Imam. Cette date coïncide avec l’anniversaire du décès de Cheikh Sidi Mohamed Belkebir, l’un des éminents savants réformateurs algériens. La personnalité de Cheikh Sidi Mohamed Belkebir revêt une forte portée symbolique, en raison du projet civilisationnel intégré qu’il incarnait et de ses contributions remarquables à l’édification de la patrie ainsi qu’à l’éducation de plusieurs générations d’Algériens. L’institution de cette journée traduit la vision des pouvoirs publics visant à faire de la mosquée un partenaire actif dans le processus de développement global et durable de la société. Cette orientation s’inscrit dans le prolongement des directives du président de la République, qui a réaffirmé, à plusieurs reprises, son attachement à la promotion du secteur des Affaires religieuses. Ce choix stratégique vise à préserver le référent religieux national, à conforter la mission spirituelle de l’imam et à promouvoir le discours religieux au sein des mosquées.

Un rôle scientifique, culturel et social

Évoquant les différentes missions assumées par les imams, le président de la République avait souligné, lors d’une précédente occasion, que l’imam s’était acquitté de ses rôles scientifiques, culturels et sociaux, tout en donnant un sens concret à la citoyenneté par sa contribution à l’éducation et à l’enseignement. Le chef de l’État avait également mis en avant le rôle de l’imam dans la consécration des valeurs de droit, de justice, de sécurité et de conciliation, ainsi que sa participation aux actions caritatives et aux initiatives de solidarité. Il avait, dans ce cadre, salué le rôle multidimensionnel des imams, qui contribuent à éclairer la société, à consolider les valeurs de modération et du juste milieu et à préserver l’identité nationale. Une mission qu’ils poursuivent après avoir également participé à la libération de la patrie du joug colonial. Le président de la République avait rappelé que les mosquées et les zaouïas avaient constitué des foyers de mobilisation, à partir desquels les caravanes de moudjahidine et de chouhada s’étaient formées pour mener les différentes révolutions populaires, jusqu’à la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954. Il avait aussi relevé que les efforts et les démarches des imams avaient permis de faire échouer les plans visant à porter atteinte à l’unité nationale et à faire face aux différents complots dirigés contre le pays.

De la bataille de la Libération à celle de l’éveil

Après le recouvrement de la souveraineté nationale, les imams ont poursuivi l’accomplissement de leurs missions, passant de la bataille de la Libération nationale à celle de l’éveil des consciences. Leur action s’est notamment traduite par la promotion de la modération et du juste milieu, le rejet de l’extrémisme et de la radicalisation, ainsi que par leur engagement en faveur de la moralisation de la vie sociale et de la diffusion de la vertu. Les imams ont également contribué à renforcer la capacité de la société à faire face aux différentes épreuves et à éteindre les foyers de discorde chaque fois que les ennemis de la patrie tentaient d’en allumer la mèche.

Des acquis pour améliorer le statut des imams

Les orientations du président de la République en faveur de la promotion du secteur des Affaires religieuses se sont concrétisées par plusieurs acquis, dont la promulgation du statut particulier des imams et l’approbation de leur régime indemnitaire. Ces mesures ont été saluées par les membres de la corporation, qui les considèrent comme un véritable acquis susceptible de soutenir et de conforter leur mission spirituelle. D’autres décisions ont également contribué à améliorer le statut socioprofessionnel et les conditions de vie des imams. Elles concernent notamment la prise en charge du dossier des logements de fonction et la mise à leur disposition de logements sociaux.

La formation et le discours religieux au cœur des priorités

L’intérêt accordé à la formation des imams et à l’amélioration de leur discours religieux se poursuit, dans l’objectif de renforcer leur rôle en matière d’orientation, de réforme et d’éveil des consciences. Dans cette perspective, il a été décidé, en juillet dernier, de lancer le Prix national du meilleur prêche. Cette distinction vise à renforcer le référent religieux national, à valoriser le rôle des mosquées en tant qu’espaces de rayonnement religieux et scientifique et à mettre en avant la place de l’imam ainsi que ses missions éducative et sociale au service de la religion et de la nation.

Les trois meilleurs prêches récompensés à El Oued

Les activités officielles organisées cette année à l’occasion de la Journée nationale de l’Imam seront abritées par la wilaya d’El Oued. À cette occasion, les trois premiers lauréats du Prix national du meilleur prêche seront honorés. Cette distinction constitue un encouragement aux imams qui ont marqué de leur présence les différentes étapes importantes traversées récemment par le pays. Elle vient également saluer leur contribution à l’ancrage des principes de l’unité nationale, de la solidarité et de la cohésion sociale.

Abdallah M

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