Ghaza: Hausse du nombre de décès de patients dus au manque d’oxygène à l’hôpital Nasser

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Les autorités sanitaires dans la bande de Ghaza ont annoncé vendredi une augmentation des décès de patients dus à une panne de courant et un manque d’oxygène au complexe médical Nasser de la ville de Khan Younés (sud) suite à l’assaut de l’armée sioniste.

Le ministère de la santé à Ghaza a déclaré dans un communiqué: « Un cinquième patient est décédé en soins intensifs à la suite de la panne de courant et de l’arrêt de l’oxygène dans le complexe médical Nasser ». Plus tôt vendredi, le ministère a annoncé le décès de 4 patients en réanimation suite à l’arrêt de l’oxygène suite à une coupure de courant. Le département a également exprimé sa crainte que d’autres patients en soins intensifs ne meurent à tout moment en raison de la pénurie d’oxygène. Il a rapporté que « deux femmes ont accouché dans des conditions désastreuses et inhumaines, sans électricité, sans eau, sans nourriture ni chauffage, dans le complexe Nasser ». Le ministère a appelé toutes les institutions internationales à « intervenir rapidement pour sauver les patients et le personnel du complexe médical Nasser av ant qu’il ne soit trop tard ». Il a été rapporté que les forces d’occupation sionistes ont pris d’assaut le bâtiment administratif du complexe Nasser vendredi matin. Jeudi, les forces sionistes ont pris d’assaut le complexe Nasser, le plus grand et le plus important du sud de la bande de Ghaza, après avoir forcé des milliers de personnes déplacées à le quitter, selon des sources officielles palestiniennes. Jeudi, le ministère de la Santé de Ghaza a averti que « le complexe médical Nasser était confronté à une situation catastrophique, suite à sa transformation en caserne militaire ». Par ailleurs, dans un communiqué publié jeudi, le bureau des médias à Ghaza a déclaré que « la prise d’assaut par l’armée d’occupation du complexe médical Nasser avec des chars, des drones et des soldats lourdement armés et ses tirs sur le personnel médical et les personnes déplacées à l’intérieur (…) constituent un crime de guerre clair et complet et contraire au droit international, tous les droits fondamentaux et traités internationaux ». L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également annoncé jeudi soir avoir perdu le contact avec le personnel hospitalier de l’établissement.

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