L’expérience de l’Algérie en matière d’investissement a été passée en revue lors de la deuxième journée des travaux du Forum parlementaire mondial du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) à Washington, auquel participent les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN), Youcef Hamidi et Salim Merah, indique un communiqué de la Chambre basse du Parlement.
Lors de sa participation au débat intitulé « les investissements dans les marchés émergents », M. Merah a exposé l’expérience algérienne dans ce domaine devant les membres du panel, composé de directeurs exécutifs du FMI et de la BM, évoquant notamment les déclarations de la Directrice générale du FMI à l’issue de sa dernière visite en Algérie et son audience avec le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.Il a mis en avant les constats du FMI concernant « le progrès économique réalisé par l’Algérie au cours des dernières années, suite à une amélioration notable du climat des affaires à la faveur des réformes juridiques liées à l’investissement et au foncier, la création de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), ainsi que les avancées en termes de numérisation de l’administration ».Le député a également rappelé « la hausse significative des exportations hors hydrocarbures, parallèlement à une reprise économique notable après la pandémie de Covid-19 et une baisse des taux d’inflation ».Dans son intervention, le député a également évoqué « les secteurs stratégiques sur lesquels mise l’Algérie, à l’instar des infrastructures numériques, des transports et des services logistiques, y compris les ports et les chemins de fer, ainsi que le secteur de l’énergie avec ses volets conventionnel et renouvelable, outre le soutien et le développement des start-up ».Sur le plan international, M. Merah a insisté sur le fait que « la réalisation de la paix et de la sécurité internationales ne saurait être dissociée de la stabilité économique », affirmant que « les valeurs de tolérance religieuse et le respect mutuel entre les peuples constituent la pierre angulaire pour l’édification d’un monde plus équilibré ».Il a, à ce titre, évoqué la visite du pape Léon XIV en Algérie, à l’invitation du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, la qualifiant de « message fort » qui démontre que l’Algérie, « terre de la coexistence, a accueilli, à travers son histoire, diverses cultures et religions, et consenti des sacrifices incommensurables pour la liberté et la paix, ce qui renforce l’idée que la paix se construit par la culture de l’acceptation et le respect d’autrui, et non par la force ».Dans le volet économique, il a affirmé que « la réalisation du véritable développement demeure tributaire de l’instauration des fondements de la paix, dans la mesure où la fin des conflits permettra d’orienter les ressources vers des secteurs vitaux, tels que l’enseignement, la santé et la technologie et renforcera la confiance entre Etats, à même de soutenir le commerce international et les partenariats économiques ».Il a, en outre, souligné que l’Algérie, « forte de son histoire de lutte et des sacrifices de son peuple, offre un modèle inspirant, ayant réussi, après la période coloniale, à édifier un Etat œuvrant à la consolidation de la paix interne et régionale et prônant continuellement le dialogue plutôt que le conflit ».Après avoir souligné que « les indicateurs positifs réalisés par l’Algérie reflètent des bases solides et des perspectives prometteuses afin de diversifier son économie, attirer les investissements et créer les opportunités d’emploi », M. Merah a mis l’accent sur « le rôle central du parlementaire dans l’accompagnement de cette dynamique, à travers la promulgation de législations incitatives à l’investissement, le contrôle de la mise en œuvre des politiques publiques et le renforcement du climat de confiance entre différents acteurs économiques, à même de contribuer à la réalisation du développement durable ».
R.A






