Projets structurants et stratégiques: Un impact significatif sur l’investissement et l’emploi

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La réalisation du projet du gisement de fer de Gara Djebilet, ainsi que de l’unité de traitement primaire du minerai de fer relevant de la Société nationale du fer et de l’acier (FERAAL), connait une dynamique soutenue avant son entrée en service. Lors d’une visite d’inspection qui s’inscrit dans le cadre du suivi de terrain des projets miniers structurants et stratégiques, la Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Mines et des Industries minières, Karima Bakir Tafer s’est enquis de la phase expérimentale initiale de mise en service de l’unité de traitement, après le parachèvement des travaux de montage et la mise sous tension de l’installation, en vue de réaliser des essais à vide, lesquels seront suivis d’essais avec charge, avant l’entrée progressive en phase d’exploitation. 

En marge de cette visite, la secrétaire d’Etat a tenu des rencontres avec les autorités locales afin d’examiner les dispositions mises en place pour assurer le lancement effectif du projet d’unité de traitement primaire, qui aura un impact significatif en matière de création d’emplois au profit des jeunes de la région et d’opportunités d’investissement dans la wilaya. Longtemps considéré comme un gisement mythique, enfoui sous les sables depuis des années, ce site gigantesque qui recèle plus de 3,5 milliards de tonnes de minerai de fer, amorce aujourd’hui une nouvelle ère rompant avec la dépendance quasi exclusive du pays aux hydrocarbures. Par son envergure et ses retombées, le projet d’exploitation de Gara Djebilet incarne pleinement l’ambition nationale de diversifier les ressources, de renforcer la souveraineté économique et de doter l’Algérie d’une filière sidérurgique compétitive et intégrée, capable de répondre à la fois aux besoins internes et aux exigences des marchés extérieurs.

Car derrière le minerai, ce sont de nouvelles perspectives industrielles qui se dessinent: des unités de transformation verront le jour pour traiter sur place le fer extrait, réduisant ainsi les importations de matières premières et stimulant la production nationale d’acier, un matériau stratégique pour l’industrie et les infrastructures. Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large de diversification économique déjà amorcé, comme en témoigne le développement croissant de l’agriculture saharienne, notamment dans les wilayas du sud, où les cultures stratégiques gagnent du terrain grâce à des investissements publics et privés. Dans cette logique, la mine devient un véritable pourvoyeur d’emplois, offrant des milliers de postes directs et indirects dans le Grand Sud algérien. Pour les habitants de Tindouf, le projet sonne comme une promesse de développement concret, créateur de richesse et d’opportunités. La construction de la ligne ferroviaire reliant Tindouf à Béchar, indispensable pour l’acheminement du minerai vers les centres industriels et les ports, constitue également un atout majeur pour désenclaver le sud-ouest et relier cette zone stratégique au reste du pays. A plus grande échelle, Gara Djebilet se veut aussi une porte ouverte vers le continent africain.

Dans un contexte où la demande en acier ne cesse de croître et où la Zone de libre-échange continentale africaine prend forme, l’Algérie entend se positionner comme un acteur central du marché africain du minerai de fer et de l’acier, capable d’approvisionner ses voisins tout en générant de nouvelles recettes d’exportation.  En redonnant vie à ce site colossal, l’Algérie affirme une vision claire : valoriser ses richesses inexploitées pour bâtir une économie moins vulnérable aux fluctuations du marché pétrolier, plus diversifiée et tournée vers la transformation locale.

L’exploitation de Gara Djebilet s’inscrit ainsi dans une stratégie à long terme visant à créer une valeur ajoutée durable, à stimuler l’emploi local et à poser les bases d’un pôle industriel dans une région longtemps restée en marge. Symbole d’un nouveau souffle économique, ce projet du siècle rappelle que le pays détient dans son sous-sol les ressources nécessaires pour construire une croissance solide et partagée, tout en misant pleinement sur ses enfants.

A travers Gara Djebilet, c’est toute la vision du président de la République qui se concrétise, celle d’une Algérie qui prépare l’après-pétrole, investit dans son potentiel minier et agricole et entend jouer pleinement son rôle dans la construction économique du continent africain. Plus qu’une mine, Gara Djebilet devient ainsi un marqueur de souveraineté, de renouveau et d’espérance pour les générations futures, aux côtés de l’agriculture saharienne en plein essor, qui révèle un autre levier stratégique pour assurer la sécurité alimentaire, créer de l’emploi et revitaliser les territoires du Sud, en dessinant les contours d’une croissance durable, plus résiliente, plus équilibrée et véritablement ancrée dans les richesses du pays. Pour ce faire, le gouvernement table sur des secteurs stratégiques qui demeurent la locomotive du développement national englobant l’ensemble des secteurs d’activité.

Cette nouvelle orientation a été réaffirmée par le chef de l’Etat qui avait mis l’accent sur l’engagement de l’Etat à poursuivre son soutien à ces secteurs. A ce titre, il y a lieu de rappeler que l’Etat avait mis en œuvre toutes les procédures et les dispositions nécessaires en vue d’accélérer le processus de numérisation, seule et unique voie pour mettre fin aux entraves bureaucratiques et lutter contre toutes les formes de corruption et de malversations.   Pour ce faire, le gouvernement compte mettre le cap sur la poursuite du processus de réformes économiques opérées par les pouvoirs publics, notamment en termes d’amélioration du climat d’investissement et de promotion médiatique des réalisations accomplies en la matière.

Il s’agit d’offrir à tout acteur économique la possibilité de travailler dans des conditions équitables, en sus de bénéficier des mêmes droits et opportunités, des conditions consacrées par la loi sur l’investissement, laquelle constitue un système juridique intégré qui consacre la liberté d’investissement et l’égalité entre les investisseurs, sans distinction entre l’investisseur local ou étranger, protège leurs investissements et garantit leur droit de transférer le capital investi et ses revenus. A cet égard, il y a lieu de citer la décision fondamentale prise par le président de la République portant suppression de la règle dite 51/49, à l’exception de certains secteurs stratégiques, afin de réunir un environnement plus ouvert et plus attractif pour les investisseurs étrangers.

Dans le même sillage, il a été question de la profonde réforme de la loi monétaire et bancaire visant à accompagner les mutations économiques, laquelle a permis d’élargir les prérogatives du Conseil de la monnaie et du crédit en matière d’agrément des banques commerciales, des banque numériques et de le forme numérique, de développer les moyens de paiement écrits et de suivre leur mise en œuvre, en sus de diversifier les sources de financement, notamment le financement islamique.  Il faut rappeler, à ce titre, que la vision stratégique du Président Tebboune a permis à l’Algérie d’exploiter au mieux ces avantages qui la place au cœur de la dynamique économique au niveau régional. Désormais, tout porte à croire que l’Algérie est engagée sur la voie d’un nouveau modèle économique en vue de relancer la machine de la production nationale et bâtir une économie qui soit totalement indépendante des hydrocarbures.

T. Benslimane

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