Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Mohamed Seghir Saâdaoui, a présidé, au siège du ministère à El Mouradia, un séminaire national consacré à la visioconférence à distance, réunissant les cadres de l’administration centrale, le directeur de l’Office national des examens et concours, les directeurs de l’éducation ainsi que des responsables du secteur.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des préparatifs des examens scolaires nationaux et de l’évaluation de l’état d’avancement du programme d’investissement du secteur, notamment le programme spécial 2025, en prévision de la prochaine rentrée scolaire. Le ministre a souligné l’importance de cette phase charnière de l’année académique, qui nécessite une mobilisation totale de l’ensemble des acteurs pour garantir une préparation optimale sur les plans organisationnel, pédagogique et logistique. Dans son intervention, il a adressé ses félicitations à l’ensemble de la communauté éducative, saluant l’esprit d’appartenance et de cohésion manifesté à l’occasion de la Journée du Savoir, célébrée le 16 avril. Il a appelé à poursuivre les efforts pour améliorer les performances du secteur, tout en insistant sur la valorisation du rôle des enseignants et sur la promotion de l’innovation au sein des établissements scolaires. Le ministre a également mis en avant la nécessité de renforcer la cohésion de la famille éducative, de consolider la discipline collective et d’activer le rôle de tous les acteurs au sein des établissements, afin d’assurer leur stabilité et de prévenir toute perturbation dans leur fonctionnement.
Priorité aux examens nationaux 2026
Concernant les examens scolaires, le ministre a insisté sur le caractère prioritaire des épreuves du baccalauréat et du Brevet d’enseignement moyen, appelant à une préparation rigoureuse à tous les niveaux. Il a notamment souligné la nécessité d’améliorer l’organisation par rapport aux sessions précédentes et de corriger les insuffisances constatées, notamment en matière de choix des centres d’examen. Dans ce cadre, plusieurs centres jugés inadaptés ont été remplacés par des structures répondant aux normes requises. Le ministre a également insisté sur l’importance d’une coordination permanente entre les directions de l’éducation et l’Office national des examens et concours, ainsi que sur la transmission en temps réel des informations liées à l’état d’avancement des préparatifs. Les présentations des directeurs de l’éducation ont mis en évidence les efforts engagés pour préparer les centres d’examen, notamment en matière d’hygiène, de climatisation et d’encadrement. Des mesures correctives ont été adoptées pour lever certaines contraintes techniques, notamment à travers le remplacement de centres anciens et l’activation des commissions de suivi au niveau local. Le dispositif organisationnel comprend également la mise en place de plans de transport, d’alimentation et de sécurité, ainsi qu’un renforcement de la coordination avec plusieurs secteurs ministériels, notamment l’Intérieur, les Transports, la Santé, les Postes et Télécommunications, les Affaires religieuses et la Communication, afin d’assurer le bon déroulement des examens. Le ministre a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de lutter contre l’introduction des téléphones portables dans les centres d’examen, en renforçant les dispositifs de contrôle, notamment à travers l’utilisation de détecteurs de métaux et la mobilisation des ressources humaines. Il a également appelé à intensifier les campagnes de sensibilisation sur les sanctions encourues en cas de fraude. Dans le souci d’améliorer les conditions d’accueil des candidats, il a été décidé d’aménager des espaces dédiés au sein des établissements proches des centres d’examen, afin de garantir leur confort entre les épreuves, en coordination avec les autorités locales. Le ministre a également souligné l’importance de prendre en charge les candidats hospitalisés, à travers la mise en place de centres d’examen spécifiques au sein des établissements de santé, afin de garantir leur droit à passer les épreuves dans des conditions adaptées.
Accélération du programme d’investissement
S’agissant du programme d’investissement, une présentation détaillée a été faite sur l’état d’avancement des projets, révélant un total de 2 373 opérations portant sur des établissements scolaires des trois cycles (primaire, moyen et secondaire). Si certains projets sont en cours de réalisation, d’autres accusent des retards ou n’ont pas encore été lancés, avec des disparités selon les wilayas. Le programme spécial 2025, qui prévoit notamment la réalisation de 600 extensions, 196 collèges et 70 lycées, connaît un rythme de lancement inférieur aux objectifs fixés. Le ministre a ainsi appelé à renforcer le suivi sur le terrain et à améliorer la coordination avec les acteurs chargés de la réalisation, afin d’accélérer la livraison des infrastructures en prévision de la prochaine rentrée scolaire. Il a mis en garde contre les conséquences des retards, notamment en termes de surcharge des établissements et d’impact sur la qualité de l’enseignement, rappelant que la poursuite de ces retards pourrait entraîner des mesures réglementaires, y compris l’annulation de certains projets . Dans ce contexte, il a appelé à la tenue de réunions périodiques de coordination entre les secteurs concernés, sous la supervision des autorités locales, afin de lever les contraintes et d’améliorer le taux de réalisation des projets.
Un suivi renforcé pour garantir la réussite
En conclusion, le ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer le suivi sur le terrain des préparatifs des examens et de renforcer la coordination entre les différents niveaux administratifs, notamment à travers l’élaboration de rapports hebdomadaires sur l’état d’avancement des projets. Il a rappelé que la responsabilité des directeurs de l’éducation demeure centrale pour garantir la mise en œuvre effective des programmes et éviter tout retard susceptible d’impacter l’organisation des examens ou la rentrée scolaire. Le ministre a souligné que l’objectif ultime de ces mesures est d’assurer le déroulement des examens nationaux dans les meilleures conditions et de garantir une préparation institutionnelle intégrée, reflétant le niveau de développement du système éducatif national, tout en poursuivant les efforts d’amélioration des performances du secteur.
Yasmine Derbal






