Le commandant du Commandement militaire américain pour l’Afrique (AFRICOM), le général d’armée Dagvin Anderson, a réaffirmé, mardi à Alger, la volonté des États-Unis de renforcer leur coopération avec l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme, saluant le rôle central du pays en tant que pilier de la stabilité régionale.
S’exprimant à la presse à l’issue de l’audience que lui a accordée le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en présence du secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau et de la délégation les accompagnant, le responsable militaire américain a tenu à exprimer « sa sincère gratitude » pour cette rencontre, ainsi que pour les échanges avec les hauts responsables de l’Armée nationale populaire (ANP), à leur tête le général d’armée Saïd Chanegriha. Il a qualifié les entretiens de « fructueux ».Le commandant de l’AFRICOM a salué « la coopération et les relations solides que l’Algérie continue de renforcer dans la lutte contre le terrorisme », affirmant la volonté de son pays de consolider davantage ce partenariat, dans un contexte marqué par l’expansion de la menace terroriste à l’échelle mondiale. Selon lui, cette coopération « gagne en importance », les États-Unis pouvant mettre à contribution leur expertise globale en matière de lutte antiterroriste, en complément des « capacités remarquables » de l’Algérie, forgées par une longue expérience dans ce domaine. Une dynamique qui, a-t-il souligné, ouvre de « larges perspectives » pour l’avenir, au service des intérêts communs et de la sécurité des deux nations. Evoquant les valeurs partagées entre les deux pays, le général Anderson a rappelé, à l’occasion du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, l’attachement commun à la souveraineté, à la dignité et à l’indépendance. Des principes qui, a-t-il insisté, doivent être défendus face aux organisations terroristes opérant au-delà des frontières et ne respectant ni les États ni les populations. Dans ce contexte, il a mis en avant l’existence d’opportunités concrètes pour approfondir l’action bilatérale afin de « protéger ces valeurs » et de faire face aux défis sécuritaires. Il a particulièrement insisté sur le rôle de l’Algérie, qu’il considère comme « un pilier de la stabilité dans cette région du monde », appelant à intensifier les échanges d’expertise et la coordination opérationnelle.Le responsable américain a, par ailleurs, plaidé pour une approche globale de la sécurité, estimant que « les solutions militaires seules ne suffisent pas ». Il a souligné la nécessité d’y adjoindre des politiques d’investissement économique, de développement et de renforcement de la cohésion sociale. En conclusion, le général Anderson a insisté sur la dimension prospective de cette coopération, affirmant que les efforts engagés visent également à garantir un avenir meilleur aux générations futures, dans un environnement marqué par la paix, la prospérité et l’indépendance.
Rym Hamzaoui






