Comme il fallait s’y attendre, l’épidémie du coronavirus a lourdement impacté le monde du sport. De nombreux rassemblements et manifestations sportifs d’envergure ont été annulés. D’autres reportés ou disputés à huis clos.
Ce n’est que le début eu égard à la propagation rapide et incontrôlable de ce fléau planétaire. Ainsi, des courses cyclistes de renommée mondiale comme le Milan-San Remo et Tirreno-Adriatico, des classiques du printemps, n’auront pas lieu ce mois de mars. Tout comme le Grand Prix de Rabat et d’autres tournois de judo, alors que la Fifa vient de décider d’ajourner les matches éliminatoires de la Coupe du monde de la zone Asie. Il est fort probable que dans les jours à venir d’autres événements subissent à leur tour le même sort. Il faut s’y préparer. D’ailleurs, l’Euro 2020 et les Jeux olympiques de Tokyo sont en sursis. Aujourd’hui, personne ne peut affirmer si ces deux grands rendez-vous sportifs de l’année auront lieu bien à leur date fixée au préalable. Le sport mondial de haut niveau n’a peut-être jamais connu autant de reports et d’annulation. Au niveau local, les pays les plus touchés par le coronavirus ont pris des mesures drastiques pour diminuer de sa propagation. Ainsi, en Italie tous les matches de la Serie A se joueront à huis clos au moins jusqu’au mois d’avril.
Le Maroc qui est pourtant moins affecté par l’épidémie par rapport à d’autres nations, a pris la même décision radicale pour son championnat. La CAF, pour sa part, songe sérieusement à faire jouer les éliminatoires de la CAN 2021 à huis clos, notamment dans les pays où l’on enregistre des cas de coronavirus. Du coup, la rencontre. Algérie-Zimbabwe pourrait être concernée par cette décision. Justement, qu’en est-il chez nous ? Il faut savoir que l’Algérie est le pays où l’on compte le plus grand nombre de cas confirmé de coronavirus en Afrique. 17, selon le communiqué publié par le ministère de la Santé jeudi. La probabilité de son expansion est grande. Mais nos décideurs ne semblent pas prendre ce risque au sérieux. Sinon comment expliquer que des matches de football de la Ligue 1 et de la Ligue 2 se sont déroulés jeudi en présence du public. Beaucoup d’observateurs pensent que c’est de l’inconscience. Ils souhaitent que les autorités décrètent rapidement le huis clos. Les spécialistes des maladies infectieuses devraient d’ailleurs mettre la pression sur les pouvoirs publics afin que tout le monde soit mis devant ses responsabilités. Jusqu’à hier, aucune décision n’a été prise dans ce sens. Il ne faut pas s’attendre à ce que la LNF ou la FAF le fassent, car c’est avant tout une décision politique. Sans céder à la panique ou à la psychose, il est néanmoins fortement recommandé de réduire ou d’interdire les regroupements des supporters dans les stades. Mieux vaut prévenir que guérir, comme dit l’adage. Pour une fois, le huis clos ne sera pas de trop, il est même très recommandé en ces temps incertains.
Ali Nezlioui






