Hydraulique et sécurité alimentaire: Bouzegza accélère 202 projets pour renforcer les capacités hydriques

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Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a présidé une nouvelle séance de travail consacrée au suivi des programmes de développement relevant des établissements publics sous tutelle. Cette réunion a porté sur l’état d’avancement des projets du Conseil national de l’irrigation et du drainage (CNID) ainsi que de l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), en présence des directeurs généraux des deux organismes, des cadres centraux du ministère et des responsables concernés.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des réunions périodiques initiées par le ministre pour assurer le suivi des programmes de développement du secteur et veiller à l’accélération de la réalisation des projets structurants destinés à renforcer la sécurité hydrique du pays et à soutenir l’activité économique. Lors de la première partie de la réunion, le directeur général du Conseil national de l’irrigation et du drainage a présenté un bilan détaillé de l’état d’avancement des projets inscrits au programme de l’établissement. Au total, 39 opérations ont été examinées, réparties entre 14 études, 15 projets en cours de réalisation et 10 opérations de réhabilitation et de renouvellement. Le responsable a indiqué que sur les 23 opérations actuellement en phase de réalisation, sept ont atteint un taux d’avancement égal ou supérieur à 80 %. Il a également précisé que les procédures d’appel d’offres ont été lancées pour douze opérations, tandis que trois projets ont déjà été achevés et qu’une autre opération est en cours de clôture. Dans son intervention, Lounès Bouzegza a souligné l’importance stratégique de l’extension des périmètres irrigués afin de soutenir le développement de l’agriculture nationale et de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire. Il a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre les orientations du président de la République relatives à l’utilisation des eaux épurées dans l’irrigation agricole, tout en renforçant la coordination avec le secteur de l’Agriculture pour atteindre les objectifs fixés. Au cours de la seconde partie de la réunion, le directeur général de l’Agence nationale des barrages et transferts a présenté un exposé sur l’état d’avancement du programme de développement de l’agence. Il a indiqué que l’ANBT gère actuellement 163 opérations financées sur le budget de l’État dans le cadre des autorisations d’engagement, auxquelles s’ajoutent trois opérations financées par le Fonds national d’investissement. Concernant les études, l’agence a enregistré sept études en cours de réalisation et trente-sept études achevées. Parmi ces dernières figurent vingt-neuf études relatives à de nouveaux barrages, sept études portant sur des projets de transfert d’eau ainsi qu’une étude consacrée à la protection du barrage de Beni Haroun. S’agissant des projets de réalisation, plusieurs infrastructures stratégiques ont atteint des stades avancés d’exécution ou ont déjà été réceptionnées. Il s’agit notamment du barrage Souk El-Tenine à Tizi Ouzou, du barrage Boukhrfa dans la wilaya d’El Tarf, du barrage Lazreg à Khenchela, du barrage Sidi Khalifa à Skikda ainsi que du barrage Bouhdid à Annaba. Selon les responsables du secteur, ces ouvrages contribueront à renforcer les capacités nationales de stockage et de mobilisation des ressources hydriques, consolidant ainsi la sécurité hydrique du pays. Le ministre a également rappelé que le parc national des barrages compte actuellement 82 barrages en exploitation à travers le territoire national, représentant une capacité globale de stockage estimée à 8,63 milliards de mètres cubes. À cela s’ajoute un important réseau de transfert d’eau dépassant 1 473 kilomètres, illustrant l’ampleur des investissements consentis dans les infrastructures hydrauliques au cours des dernières années. À l’issue de la réunion, Lounès Bouzegza a insisté sur la nécessité d’assurer un suivi rigoureux de l’ensemble des opérations inscrites et d’accélérer la cadence de réalisation des projets en cours. Il a également donné des instructions pour la mise en service rapide des infrastructures ayant atteint leur phase finale de réalisation, afin d’améliorer les performances du secteur, de renforcer le service public de l’eau et de valoriser les investissements engagés au profit des citoyens et du développement économique national.

Amel Driss

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