Énergie, exportation du savoir-faire et marchés africains: Sonelgaz International accélère l’offensive algérienne à l’étranger

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L’Algérie poursuit son ambition de s’imposer comme un acteur énergétique majeur à l’échelle régionale et continentale. La création récente de Sonelgaz International marque une nouvelle étape dans cette stratégie visant à exporter le savoir-faire national et à renforcer la présence des entreprises algériennes sur les marchés étrangers, notamment en Afrique.

Invité lundi de l’émission « Forum El Oula » sur les ondes de la Radio algérienne, le chef de cabinet du ministère de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Noureddine Salmi, a affirmé que l’Algérie est aujourd’hui devenue un véritable pôle énergétique en Afrique. Il a rappelé que le taux d’accès à l’électricité a atteint 99 % de la population, tandis que le taux de raccordement au gaz naturel s’élève à 75 %. Le pays dispose également d’une capacité de production électrique dépassant les 27 000 mégawatts, des performances qui permettent désormais au secteur de se projeter vers les marchés internationaux. Selon Noureddine Salmi, l’expérience accumulée par l’Algérie durant plusieurs décennies ainsi que l’expertise de ses ressources humaines ont conduit à la création de Sonelgaz International il y a deux mois. Cette nouvelle entité a pour mission d’accompagner l’expansion du groupe Sonelgaz à l’international, particulièrement sur le continent africain. Plusieurs projets sont d’ores et déjà programmés dans des pays tels que le Niger, le Tchad, le Mozambique et la Côte d’Ivoire, avec pour objectif de contribuer au développement des infrastructures énergétiques de ces États tout en consolidant la position de l’Algérie dans les domaines de l’énergie et des énergies renouvelables. Pour sa part, le président-directeur général de la Société algérienne de production de l’électricité, Khaled Nouasri, a souligné que Sonelgaz International dispose d’une expertise reconnue dans la réalisation de grands projets énergétiques, lui permettant d’accompagner les pays africains dans la modernisation de leurs infrastructures de production et de distribution d’électricité. Dans ce contexte, Noureddine Salmi a annoncé que le ministre d’État, ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, se rend ce lundi au Tchad afin de procéder à la pose de la première pierre d’une centrale électrique de solidarité algéro-tchadienne à N’Djamena, dotée d’une capacité de production de 40 mégawatts. Quelques jours auparavant, le ministre avait déjà effectué une visite au Niger, où il avait inauguré une centrale électrique similaire réalisée grâce à l’expertise et aux compétences algériennes dans des délais particulièrement courts.

Khaled Nouasri a indiqué que ces deux projets ne constituent qu’une première étape. D’autres opérations sont actuellement en cours dans les deux pays, notamment pour la réhabilitation et le renforcement des réseaux électriques, ainsi que pour la formation de la main-d’œuvre locale chargée de l’exploitation et de la maintenance des installations. Selon Noureddine Salmi, ces réalisations ont démontré les capacités techniques et opérationnelles de l’Algérie, suscitant l’intérêt de plusieurs pays africains désireux de bénéficier de l’expertise algérienne dans le domaine de l’électricité. Le responsable a également révélé que cette reconnaissance dépasse désormais le continent africain. Des partenaires européens, notamment l’Italie, s’intéressent également au savoir-faire algérien dans le cadre du projet de câble électrique sous-marin reliant les deux pays sur une distance d’environ 300 kilomètres. S’agissant de la transition énergétique, Noureddine Salmi a évoqué un autre projet d’envergure associant l’Algérie, l’Italie, l’Allemagne et l’Autriche. Ce projet porte sur la réalisation d’un corridor de 3 300 kilomètres destiné à l’exportation d’hydrogène vert vers l’Europe. Actuellement en phase d’étude après la signature d’un mémorandum d’entente entre les pays concernés, ce projet devrait permettre l’exportation de près de 4 millions de tonnes d’hydrogène vert, renforçant ainsi la position de l’Algérie parmi les futurs acteurs majeurs de l’économie mondiale de l’énergie propre.

Amel Driss

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