La deuxième édition de la Semaine d’action dédiée à la détection et à l’examen des documents de voyage suspects ou falsifiés, organisée conjointement par le Mécanisme de l’Union africaine pour la coopération policière (AFRIPOL) et la Police fédérale allemande, a été clôturée, hier à Alger.
Cette opération a mobilisé plus de 70 Etats membres et partenaires d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Sud, dans le cadre du renforcement de la coopération internationale contre la criminalité transfrontalière. Elle consiste en l’utilisation d’un guichet d’assistance commun (Helpdesk), basé au siège d’AFRIPOL à Alger et dédiée à la vérification rapide des documents de voyage. En marge de cette rencontre, le directeur de la formation, du renforcement des capacités, de la programmation et des opérations à AFRIPOL, Mohamed Benaired, a indiqué que « l’initiative vise à soutenir les capacités des Etats membres, notamment les services de police, les institutions nationales et les autorités de contrôle des frontières ».Il a expliqué que ce guichet d’assistance permet de pallier le manque de moyens des agents de première ligne et d’éviter les attentes injustifiées des voyageurs, « en fournissant, en deux à cinq minutes, une réponse définitive d’AFRIPOL sur l’authenticité du document suspect ou le signalement d’un individu recherché». En termes de bilan, le responsable a révélé que plus de 500 requêtes ont été traitées durant cette semaines d’action, permettant l’interpellation de plusieurs criminels recherchés depuis plusieurs années et qui utilisaient de faux documents de voyage. M. Benaired a affirmé, à cette occasion, que « l’Algérie constitue un pilier fondamental dans la lutte contre la criminalité tant au niveau continental qu’international », mettant en exergue « l’excellence de l’expertise algérienne». Il a rappelé, à ce titre, que l’Algérie a doté l’AFRIPOL de systèmes et d’équipements de communication hautement sécurisés. De son côté, l’officier de liaison de la police fédérale allemande en Algérie, Bjorn Banicsh, a souligné que « le principal acquis de cette opération réside dans la rapidité de l’assistance fournie par des experts qualifiés aux agents de première ligne face à des documents suspectés de falsification ».Il est à rappeler que la première édition s’est déroulée en 2023 et avait regroupé 16 pays africains dont les requêtes étaient traitées en Allemagne. Pour cette deuxième édition, l’opération a réuni 70 pays de trois continents, sous la houlette d’une cellule d’experts basés au siège d’AFRIPOL avec des équipements de pointe.
Senhadji .M






