Près de 8.000 migrants sont morts ou portés disparus sur les routes migratoires à travers le monde l’an dernier, un chiffre inférieur au record de 9.200 enregistré en 2024, a indiqué l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), dans un rapport mardi.
« Les près de 8.000 décès enregistrés en 2025 marquent la poursuite et l’aggravation d’un échec mondial à mettre fin à ces décès évitables », a souligné l’OIM dans son rapport annuel sur ce sujet. Depuis le début de l’année, l’agence onusienne a déjà enregistré 1.723 personnes mortes ou portées disparues sur les routes migratoires. Selon l’OIM, la baisse enregistrée l’an dernier « est liée en partie à une diminution réelle du nombre de personnes qui tentent d’emprunter des routes migratoires irrégulières et dangereuses », en particulier sur le continent américain.
« Mais elle s’explique aussi par les restrictions financières imposées aux acteurs humanitaires qui documentent les décès de migrants sur les principaux axes de migration », a-t-elle expliqué. Au total, plus de 80.000 migrants sont morts ou ont été portés disparus depuis que l’agence onusienne a commencé à recueillir ces données en 2014.






