Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine El-Mahdi Oualid, a pris part aux travaux de la 34e session de la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique (ARC34), tenue du 13 au 17 avril à Nouakchott, où il a présenté l’expérience algérienne en matière de développement du secteur agricole, selon un communiqué du ministère.
Intervenant lors d’une table ronde de haut niveau consacrée à l’analyse prospective des systèmes agricoles et alimentaires en Afrique, le ministre a mis en avant la dynamique que connaît le secteur en Algérie. Il a notamment souligné sa contribution croissante à l’économie nationale, la maîtrise de l’inflation alimentaire et les investissements structurants engagés dans des domaines clés tels que l’agriculture de précision, l’irrigation au goutte-à-goutte et l’extension des surfaces agricoles. Le ministre a également évoqué les progrès réalisés en matière d’électrification des exploitations agricoles, permettant la généralisation des techniques modernes et l’amélioration de la productivité. Il a, en outre, mis en exergue le développement de l’agriculture saharienne, devenue un levier essentiel pour atteindre la sécurité alimentaire, grâce notamment à l’utilisation des systèmes d’irrigation à pivot central et de l’énergie solaire. Par ailleurs, l’amélioration de la mécanisation agricole a contribué à accroître les rendements tout en réduisant le recours à la main-d’œuvre traditionnelle, permettant ainsi d’atteindre des niveaux appréciables d’autosuffisance pour plusieurs produits agricoles.
Abordant les défis auxquels fait face le continent africain, Yacine El-Mahdi Oualid a évoqué la persistance de la malnutrition et la hausse du coût des régimes alimentaires sains, dans un contexte marqué par l’insuffisance des investissements et des financements, malgré le rôle central de l’agriculture dans l’emploi. Face à ces enjeux, le ministre a appelé à une action collective « urgente », reposant sur une meilleure coordination des politiques publiques, un renforcement des investissements et l’adoption de solutions innovantes et durables. Il a également souligné que l’Afrique dispose de ressources naturelles importantes et de capacités humaines considérables, faisant de la transformation des systèmes agricoles et alimentaires une opportunité réelle. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance, de promouvoir une meilleure distribution des richesses, d’encourager l’innovation technologique et de développer la conscience alimentaire.
Sur le plan de la coopération, le ministre a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à promouvoir la coopération Sud-Sud, notamment dans les domaines de l’agriculture en zones arides, de la gestion des ressources hydriques et du développement des chaînes de valeur. Enfin, il a mis en avant le rôle stratégique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dans le renforcement de l’intégration économique et des échanges intra-africains, appelant à intensifier les investissements et à impliquer davantage les jeunes et les femmes dans la transformation du secteur agricole, en vue de garantir un développement durable et une sécurité alimentaire inclusive. M. Yassine Walid, Ministre de l’agriculture, du développement rural et de la pêche, a participé à la 34e session de la conférence de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture d’Afrique, qui s’est tenue dans la capitale mauritanienne, Nawakchout, où il a participé à la table ronde de haut niveau sur le thème « Analyse professionnelle : moteurs et déterminants de la transformation des systèmes agricoles et alimentaires en Afrique. »
Dans son discours, le ministre a passé en revue les grands défis auxquels le continent africain est confronté dans le domaine de la sécurité alimentaire, au milieu des taux persistants de malnutrition et de l’augmentation du coût des systèmes alimentaires sains, par rapport à l’investissement limité consacré au secteur agricole et à son faible financement, malgré l’occupation d’un pourcentage de la population active. Il a également souligné que ces indicateurs appellent un mouvement de masse urgent basé sur la coordination des politiques, la promotion des investissements et l’adoption de solutions novatrices et durables.
Le ministre a souligné que l’Afrique regorge d’immenses potentialités, que ce soit en termes de ressources naturelles ou d’énergies humaines, faisant de la transformation de ses systèmes agricole et alimentaire une véritable opportunité et pas seulement une ambition, citant l’importance de promouvoir la gouvernance, de développer la sensibilisation alimentaire, d’assurer une distribution plus juste de richesse et accélère le rythme de l’innovation technologique dans le secteur agricole. Il a également passé en revue l’expérience de l’Algérie en matière de développement du secteur agricole, mise en évidence par sa contribution croissante à l’économie nationale, le contrôle des taux d’inflation alimentaire, ainsi que les investissements structurels lancés dans la micro-agriculture, l’irrigation distillée et l’expansion des espaces agricoles. Dans ce contexte, le ministre a mis en lumière les récents succès que l’Algérie a obtenus, notamment dans le domaine de l’électrification des investissements agricoles, qui a permis d’utiliser les technologies modernes pour améliorer les rendements de production, en plus du développement de l’agriculture désertique, aujourd’hui devenu un axe essentiel en atteindre la sécurité alimentaire nationale, grâce à l’utilisation de systèmes d’irrigation axiaux et d’énergie solaire.
Comme on l’a noté les progrès réalisés dans le domaine des machines agricoles, qui ont contribué à augmenter la productivité et à réduire la dépendance à l’égard du travail traditionnel, l’Algérie a certainement atteint des niveaux importants d’autosuffisance pour de nombreux produits agricoles. Sur la montée de la coopération internationale, le Ministre a renouvelé l’engagement de l’Algérie à promouvoir la coopération Sud-Sud, en tant que mécanisme efficace de partage d’expériences et de construction de partenariats fondés sur l’avantage mutuel, en particulier dans les domaines de l’agriculture dans les zones arides, de la gestion des ressources en eau et du développement des chaî Il a également souligné l’importance de la zone de libre-échange continentale africaine pour soutenir l’intégration économique et stimuler les échanges. À la fin de son discours, le ministre a appelé à la nécessité d’investissements intensifs et ciblés dans le secteur agricole, en liant les idées de supervision aux procédures pratiques, en plaçant les jeunes et les femmes au cœur de la transformation agricole, ce qui garantira un développement durable et une sécurité alimentaire inclusive pour les Africains continent.
Yasmine Derbal






