Sommeil: Entre 6h25 et 7h50 par nuit pour ralentir le vieillissement 

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 Longtemps considéré comme l’un des piliers d’une bonne santé, le sommeil continue de faire l’objet de nombreuses recherches. Une nouvelle étude publiée dans la revue Nature apporte un éclairage inédit sur son impact sur le vieillissement biologique.

Selon les conclusions des chercheurs, dormir trop peu, mais aussi dormir trop longtemps, pourrait accélérer le vieillissement de plusieurs organes essentiels. Menée à partir des données de près de 500 000 participants de la UK Biobank, cette étude a analysé les liens entre la durée du sommeil et l’état de santé général des individus. Les chercheurs ont constaté qu’un sommeil inférieur à six heures par nuit, tout comme un sommeil dépassant huit heures, est associé à un vieillissement plus rapide du cerveau, du cœur, des poumons et du système immunitaire. « Un manque ou un excès de sommeil est lié à un vieillissement accéléré de la quasi-totalité des organes », souligne Junhao Wen, professeur adjoint de radiologie à l’Université Columbia et principal auteur de l’étude. À l’inverse, les personnes dont le temps de sommeil se situait entre 6 heures 25 et 7 heures 50 par nuit présentaient les indicateurs de vieillissement les plus favorables. Les chercheurs ont également observé que les durées de sommeil trop courtes ou trop longues étaient associées à un risque accru de nombreuses pathologies, notamment le diabète de type 2, l’obésité, les maladies cardiovasculaires, l’asthme, les troubles digestifs et la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). L’étude s’est également intéressée aux liens entre le sommeil et la santé mentale chez les personnes âgées. Les résultats suggèrent qu’un sommeil insuffisant pourrait contribuer directement à l’aggravation de la dépression tardive. À l’inverse, un sommeil excessif semble lui aussi associé à un risque accru de troubles dépressifs, bien que par des mécanismes biologiques différents. Pour les chercheurs, ces observations confirment que la durée du sommeil constitue un élément central du fonctionnement de l’organisme et qu’elle reflète souvent l’état général de santé d’un individu. Toutefois, ils rappellent que ces résultats ne doivent pas être interprétés comme une règle universelle. Les besoins en sommeil varient en effet selon les personnes, l’âge, le sexe et de nombreux facteurs physiologiques. Marie-Pierre St-Onge, professeure de médecine nutritionnelle à l’Université Columbia, rappelle notamment que les femmes ont généralement besoin de 15 à 20 minutes de sommeil supplémentaires par nuit par rapport aux hommes. Pour préserver sa santé et favoriser un vieillissement harmonieux, les spécialistes recommandent avant tout d’adopter une bonne hygiène de sommeil : se coucher dès les premiers signes de fatigue, privilégier une chambre fraîche et sombre, et limiter l’exposition aux écrans en soirée. La lumière bleue émise par les téléphones, tablettes et ordinateurs est en effet connue pour retarder l’endormissement et perturber la qualité du repos nocturne. Au-delà du simple nombre d’heures passées au lit, cette étude rappelle que la qualité et l’équilibre du sommeil demeurent des facteurs essentiels pour préserver durablement sa santé physique et mentale.

Neila M 

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