Dans une déclaration à l’issue de l’audience que lui a accordée le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le haut conseiller du président américain pour l’Afrique, les affaires arabes et le Moyen-Orient, Massad Boulos, a mis en évidence le rôle de l’Algérie dans le renforcement de l sécurité régionale, affirmant qu’elle constitue un partenaire crucial pour les Etats-Unis.
«Je suis heureux de revenir aujourd’hui en Algérie et j’ai eu l’honneur de rencontrer le président de la République, que je tiens à remercier pour l’accueil chaleureux», a-t-il indiqué, qualifiant cette rencontre de «très fructueuse».
M. Boulos a précisé, par la même occasion, que ces entretiens s’inscrivaient dans le prolongement des récentes discussions sur les priorités régionales communes et les relations bilatérales entre les États-Unis et l’Algérie, soulignant que l’Algérie est un «partenaire important» pour les Etats-Unis en matière de renforcement de la sécurité régionale, d’élargissement des opportunités économiques et de promotion de la prospérité pour les deux pays.
Le président américain, Donald Trump avait souligné, dans un message transmis au président Abdelmadjid Tebboune à l’occasion du 64e anniversaire de la Fête de l’Indépendance, que les relations algéro-américaines « ont connu, au cours de l’année écoulée, un renforcement et un développement accrus », saluant les avancées enregistrées dans le partenariat bilatéral, notamment en matière de soutien à la paix, à la sécurité et à la coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.
Il avait, en outre, mis en exergue le développement de la coopération économique entre les deux pays, au mieux des intérêts mutuels des peuples algérien et américain.
Dans le même sillaget, des membres du Congrès américain avaient salué le rôle de l’Algérie et son expérience pionnière dans la lutte contre le terrorisme, soulignant le caractère « positif » de la coopération algéro-américaine en la matière, ajoutant que la sécurité régionale ainsi que la lutte contre les groupes extrémistes demeurent des domaines concrets et indispensables du partenariat bilatéral.
Ils avaient hautement apprécié le rôle de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme, le qualifiant d’efficace et fondé sur une expertise de terrain et une expérience accumulée.
Ils avaient considéré l’Algérie comme un acteur de stabilité en Afrique du Nord et dans la région du Sahel, grâce à son expérience historique dans la lutte contre le terrorisme.
Il faut rappeler à ce titre que l’Algérie a pu confirmer, durant sa présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU, son rôle pivot sur l’échiquier international, démontrant une fois de plus son leadership à mener des plaidoyers à même de défendre les causes justes, à faire taire les armes et à booster les réflexions internationales en quête d’un monde meilleur.
Conformément aux instructions du président de la République, l’Algérie a pris à bras-le-corps aussi bien la défense des causes justes en Afrique et dans le monde arabe que la résolution des autres conflits hantant les quatre coins du monde.
Agissant à la fois en sa qualité de membre non permanent du Conseil de sécurité et en tant que membre du groupe A3+, l’Algérie est parvenue, grâce à sa force de conviction et son approche basée sur la concertation, à convoquer de nombreuses réunions d’urgence sur la situation en Palestine et sur d’autres conflits tout aussi préoccupants, à savoir les conflits au Soudan, au Yémen, au Liban, en Libye, en Syrie, en République démocratique du Congo, en Haïti et en Colombie, ainsi qu’à initier des réunions inédites à même de penser un monde meilleur, à l’abri des fléaux et autres défis menaçant l’humanité.
Concernant la Palestine, l’Algérie a réussi à convoquer en trente jours plusieurs réunions d’urgence sur notamment l’impératif de consolider le cessez-le-feu en vigueur dans la bande de Ghaza, sur les difficultés rencontrées par l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), ainsi que sur la situation des enfants dans l’enclave palestinienne, parvenant à atténuer à chaque fois la détresse des populations et à leur rendre espoir.
Pour ce qui est de la Libye, les efforts de l’Algérie se sont avérés particulièrement fructueux en ce sens qu’ils ont arraché un « accord historique » permettant à l’Autorité libyenne d’investissement de réinvestir les avoirs libyens gelés dans les institutions financières internationales et une décision obligeant le Comité des sanctions sur la Libye à informer les autorités libyennes de toutes les correspondances relatives aux avoirs gelés.
S’agissant des questions syrienne, yéménite, soudanaise et libanaise, la délégation algérienne est parvenue, après avoir pesé de tout son poids, à convaincre les membres du Conseil de sécurité de l’importance de soutenir les processus politiques initiés par les peuples desdits pays, en vue d’amorcer une nouvelle ère, loin de toute ingérence étrangère.
Toujours dans le soucis de faire triompher la paix à travers le monde, l’Algérie a convoqué notamment, dans le cadre du groupe A3+, des réunions et des consultations sur la situation en Colombie, en RD Congo et en Haïti, mettant en avant à chaque occasion l’impératif de privilégier les voies diplomatiques et le dialogue pour apaiser les tensions.
Parallèlement à ses efforts en faveur de la paix, l’Algérie, une voix écoutée et respectée par ses pairs, a initié des réunions inédites sur des thématiques clés cernant directement les défis guettant son espace géographique direct (l’Afrique et le monde arabe), à l’instar de la lutte contre le terrorisme, la consolidation de la coopération ONU-Ligue arabe, ainsi que la réforme de l’actuel système international.
Tant attendue par la communauté internationale eu égard à l’expérience de l’Algérie en la matière, la réunion de haut niveau du Conseil de sécurité de l’ONU sur la question de la lutte contre le terrorisme en Afrique, présidée par le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a permis aux délégations ministérielles présentes de s’imprégner de l’approche algérienne axée, entres autres, sur l’impératif de traiter à la fois les manifestations de ce phénomène et ses causes profondes, ainsi que les différents aspects du développement et de la sécurité.
L’approche algérienne a été saluée à l’unanimité par les ministres africains ayant pris part aux travaux de cette réunion, remerciant le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour ses efforts, ainsi que son rôle efficace dans la fédération des démarches continentales dans le domaine de la lutte contre ce fléau. Concernant le renforcement de la coopération entre la Ligue arabe et l’organe exécutif de l’ONU, la réunion présidée également par M. Attaf, a permis de mettre en évidence l’urgence de consolider et de valoriser l’action diplomatique arabe et onusienne en faveur de la paix, de la sécurité et de la prospérité dans la région arabe.
T. Benslimane






