Commerce extérieur: L’Algérie s’impose comme le premier partenaire du Brésil en Afrique avec 2,3 milliards de dollars

0
560

L’Algérie consolide sa position économique sur le continent africain en devenant le premier partenaire commercial du Brésil en Afrique et le troisième dans le monde arabe.

Selon les données officielles publiées par le ministère brésilien de l’Agriculture et de l’Élevage, les exportations brésiliennes vers le marché algérien ont atteint un volume global de 2,3 milliards de dollars. Cette performance illustre une progression remarquable des échanges bilatéraux, qui ont augmenté de 1 milliard de dollars en l’espace de trois ans, passant de 1,3 milliard de dollars enregistrés en 2021 à leur niveau actuel. L’analyse détaillée des chiffres d’importation révèle une forte concentration autour des produits agroalimentaires de base. À eux seuls, quatre produits majeurs représentent 82,7 % du total des ventes brésiliennes vers l’Algérie, équivalant à une valeur de 1,9 milliard de dollars. Le sucre occupe la tête de ces achats avec un montant de 953 millions de dollars, soit 41,4 % des flux importés. Il est suivi par le maïs destiné à la fabrication d’aliments de bétail et à la nutrition avicole pour 407 millions de dollars (17,7 %), le soja et ses dérivés à hauteur de 336 millions de dollars (14,6 %), ainsi que les viandes pour un montant de 206 millions de dollars (9 %). Les 398 millions de dollars restants, représentant 17,3 % de ces échanges, regroupent une variété d’autres marchandises et biens de consommation. Cette dynamique commerciale s’inscrit toutefois dans un cadre d’échanges bidirectionnels soutenu par la complémentarité des deux économies. L’Algérie s’affirme comme un fournisseur clé d’engrais et de fertilisants pour l’agriculture brésilienne, tirant profit de ses ressources en gaz naturel. Rien qu’au cours des quatre premiers mois de l’année 2025, les importations brésiliennes d’engrais algériens ont atteint 54,6 millions de dollars, marquant une hausse importante de 44,2 % par rapport à la même période de l’année précédente. La structure de ces échanges ouvre la voie à des perspectives stratégiques d’intégration industrielle. La dépendance vis-à-vis des intrants comme le soja et le maïs souligne l’urgence pour l’Algérie d’accélérer son programme de développement de la production locale d’aliments pour le bétail et de transformation agroalimentaire. Les compétences de pointe du Brésil en matière de recherche agronomique, d’amélioration génétique et de logistique offrent un terrain propice au transfert de technologie et aux investissements conjoints. Le passage d’un modèle basé essentiellement sur l’importation de matières premières vers des partenariats industriels locaux constitue le levier fondamental pour renforcer la sécurité alimentaire algérienne et réduire la vulnérabilité aux fluctuations des cours mondiaux.

Meryam M.