En saluant la clairvoyance du président Tebboune: Alessandra Schiavo magnifie la dynamique économique algéro-italienne

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Le projet intégré de phosphate en Algérie marque un tournant stratégique dans le partenariat entre Rome et Alger. À l’occasion du lancement de la première phase de cette initiative à laquelle participe l’entreprise italienne Saipem, l’ambassadrice d’Italie en Algérie, Alessandra Schiavo, s’est exprimée auprès de l’agence « Agenzia Nova » pour souligner la portée bilatérale et industrielle de l’événement. Le diplomate a notamment affirmé que « ce projet marque un élargissement significatif de la coopération entre Saipem et l’Algérie, au-delà du secteur des hydrocarbures », tout en précisant qu’il s’inscrit pleinement dans les orientations du Plan Mattei.

Selon l’ambassadrice, l’initiative précise concrètement la vision stratégique italienne pour l’Afrique, dont l’Algérie constitue un partenaire prioritaire. Alessandra Schiavo a insisté sur le fait que le projet ne se limite pas à la simple vente de technologies ou de matières premières, mais vise avant tout à « créer des capacités de production, transférer des compétences et soutenir l’autosuffisance du pays ». Dans cette optique, l’engagement de Saipem doit favoriser le transfert technologique et l’implication directe des entreprises algériennes dans la réalisation des infrastructures.

Cette dynamique concrétise une diversification majeure des échanges économiques. Alors que les relations entre les deux nations reposaient traditionnellement sur le gaz naturel et la sécurité énergétique, ce partenariat étend désormais la confiance mutuelle aux infrastructures, aux mines, à la chimie et à l’agriculture. Les travaux prévoient l’extraction du minerai à Bled El Hadba, dans la wilaya de Tébessa, ainsi que sa transformation en engrais sur le site d’Oued El Kebrit, dans la wilaya de Souk Ahras. Saluant la planification et la clairvoyance du président Abdelmadjid Tebboune et du gouvernement algérien, l’ambassadrice a qualifié cette entreprise d’« initiative très ambitieuse et visionnaire », tout en reconnaissant qu’elle représentera « un défi technologique et organisationnel » au vu des délais de mise en service particulièrement serrés.

L’opération revêt un enjeu géopolitique et économique capital. Alessandra Schiavo a rappelé avec force que « la souveraineté alimentaire d’une nation est aussi sa souveraineté tout court », soulignant que la dépendance aux importations expose directement les États aux chocs mondiaux, à la volatilité des prix et aux ruptures logistiques. La production nationale d’engrais permettra ainsi d’accroître les rendements agricoles locaux, de soutenir les exploitants et de sécuriser l’approvisionnement du pays. À terme, une fois la demande intérieure couverte, l’Algérie pourra accroître ses exportations d’engrais et de produits agricoles à forte valeur ajoutée, convertissant ses ressources naturelles en un instrument pérenne de développement et de souveraineté.

Mohamed B.

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