Les deux accords signés par Sonatrach à Berlin avec les compagnies Bosch et Siemens Energy, en marge de la visite officielle effectuée en Allemagne par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, permettront de renforcer la coopération entre les deux pays dans le domaine de la transition énergétique.
Dans ce cadre, Sonatrach et la compagnie Robert Bosch (Pty) Ltd, ont signé un protocole d’accord en vue d’identifier les opportunités de développement de la coopération dans le domaine de l’hydrogène vert. A travers ce protocole d’accord, les parties examineront les opportunités de partenariat visant à développer l’hydrogène vert en Algérie, y compris la manufacture d’électrolyseurs et la production d’hydrogène. Ce protocole permet également aux deux parties l’échange d’expertise et de connaissances techniques et technologiques liées à l’hydrogène vert. Bosch est un fournisseur mondial de technologie et de services et également un acteur majeur dans le développement de l’hydrogène vert, couvrant toute la chaîne de valeur. Sonatrach a signé également un autre protocole d’accord avec Siemens Energy Global GmbH & Co.KG, visant à identifier les opportunités pour développer la coopération dans le secteur de la maintenance et de la réparation d’équipements, la formation, l’hydrogène vert et des solutions de compression. Les parties mobiliseront conjointement, à travers ce protocole d’accord, leurs experts afin de développer ensemble des solutions technologiques, permettant d’optimiser la performance et explorer en commun la digitalisation et la maintenance prédictive. Cette coopération a également pour but de promouvoir le développement local des chaînes de valeur de l’acier vert et l’ammoniaque verte, et faciliter l’échange de connaissances grâce à la formation technique et managériale. Siemens Energy est une compagnie de technologie énergétique mondiale opérant dans les secteurs de la production électrique, la transmission, la décarbonisation industrielle et la transformation énergétique. Elle joue un rôle majeur en facilitant la transition énergétique mondiale et en offrant des solutions innovantes, fiables et durables qui soutiennent le développement de systèmes énergétiques bas-carbone sur le moyen et long-terme. Désormais, tout porte à croire que l’Algérie est engagée sur la voie d’un nouveau modèle économique en vue de relancer la machine de la production nationale et bâtir une économie qui soit totalement indépendante des hydrocarbures. Récemment, le Premier ministre, Sifi Ghrieb a réitéré « l’engagement du gouvernement à poursuivre la réunion de toutes les conditions nécessaires pour garantir un service public qualitatif et efficace au profit des porteurs de projets d’investissement et à les accompagner de manière intégrée à toutes les étapes de la concrétisation de leurs projets, afin de renforcer l’efficacité des performances, d’améliorer la qualité de la prise en charge et de contribuer à l’accélération de la réalisation des investissements sur le terrain ». Il a souligné l’importance de « la conjugaison des efforts de l’ensemble des acteurs pour concrétiser l’objectif ambitieux de réaliser effectivement 20.000 projets d’investissement fixé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avant la fin de l’année 2029 », ce qui reflète « la volonté de l’Etat d’opérer un saut qualitatif de l’économie nationale, de renforcer les fondements du développement durable et de créer de la richesse et des postes d’emploi », a-t-il ajouté. Concernant l’installation du Conseil d’administration de l’AAPI, le Premier ministre a précisé qu’elle s’inscrivait dans le cadre de « la poursuite de la mise en œuvre des réformes décidées par le président de la République en matière de promotion de l’investissement et d’amélioration du climat des affaires, afin de renforcer l’attractivité de l’économie nationale et sa capacité à attirer des investissements créateurs de richesse et d’emplois ». Cette démarche concrète constitue également « un mécanisme institutionnel visant à renforcer l’efficacité et l’efficience dans la gestion de l’AAPI, dans le cadre de la mise en œuvre des nouvelles dispositions réglementaires, notamment le décret exécutif n 26-153 du 14 avril 2026, portant réorganisation de l’AAPI et renforcement de ses prérogatives ainsi que de ses mécanismes de fonctionnement », a-t-il fait observer. Le Premier ministre a souligné que l’installation de ce Conseil « coïncide avec le lancement de l’opération d’installation des représentants des administrations et organismes publics au niveau des guichets uniques de l’investissement, munis de délégations de signature et de l’ensemble des prérogatives qui leur sont légalement conférées, ce qui permettra de prendre les décisions et de traiter directement les dossiers d’investissement au niveau du guichet unique, constituant ainsi une avancée majeure vers la simplification des procédures et la réduction des délais de réalisation des projets d’investissement ». M. Ghrieb a indiqué que le relèvement du niveau de représentation au sein du Conseil au rang de secrétaires généraux des ministères concernés par le dossier de l’investissement « reflète la volonté de l’Etat de doter l’Agence d’outils plus efficaces en matière de coordination et de prise de décision, lui permettant de répondre de manière optimale aux préoccupations des investisseurs et d’accompagner leurs projets, notamment en ce qui concerne l’orientation du foncier économique ». Ce choix traduit également « une nouvelle orientation de la gouvernance de l’investissement, fondée à la fois sur une vision proactive consistant à identifier les investissements réellement réalisables avant l’engagement des procédures, et sur une vision prospective visant à orienter les investissements vers les secteurs prioritaires pour l’économie nationale, conformément aux orientations stratégiques du gouvernement, de manière à garantir l’orientation de l’effort d’investissement vers les activités à forte valeur ajoutée et à impact direct sur le développement, notamment à travers la création d’emplois et la réalisation d’un développement régional équilibré », appelant le Conseil d’administration à « jouer un rôle central dans le renforcement de la place de l’Agence en assurant la cohérence entre les différents intervenants, la hiérarchisation des priorités d’investissement et le renforcement de l’efficacité des politiques publiques liées à la promotion de l’investissement ». Compte tenu de sa composition, le Conseil constituera « un cadre permanent de concertation, de coordination et de prise de décision permettant d’assurer la cohérence entre les politiques sectorielles et les exigences de promotion de l’investissement, ainsi qu’une prise en charge rapide et efficace des dossiers nécessitant l’intervention simultanée de plusieurs secteurs ».
T. Benslimane






