Commerce extérieur: 692 millions de livres sterling d’exportations algériennes vers le marché britannique

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Les échanges commerciaux entre l’Algérie et le Royaume-Uni ont atteint un niveau appréciable au cours du deuxième trimestre de l’année 2026, la valeur des exportations algériennes vers le marché britannique a atteint un record de 692 millions de livres sterling, traduisant une hausse trimestrielle exceptionnelle de 75,6 % par rapport au premier trimestre de la même année, où elles s’élevaient à 394 millions de livres.

Cette performance ne dépasse pas seulement les chiffres du début d’année, mais surpasse également les 618 millions de livres enregistrés à la même période en 2025, marquant une progression annuelle de près de 12 %. Les données officielles de « l’Office national des statistiques britannique » révèle que cette augmentation ne résulte pas d’une transaction isolée ou d’un pic ponctuel, mais s’inscrit dans une trajectoire haussière continue. Les importations britanniques en provenance d’Algérie ont débuté le trimestre à 201 millions de livres en avril, avant de grimper à 228 millions en mai, puis d’atteindre un sommet de 263 millions de livres en juin, soit une croissance mensuelle de près de 31 % entre avril et juin. Sur l’ensemble du premier semestre 2026, la valeur totale des marchandises algériennes importées par le Royaume-Uni s’est ainsi hissée à 1,086 milliard de livres sterling, contre 1,019 milliard sur la même période en 2025.            En contrepartie, les exportations britanniques de biens vers l’Algérie se sont établies à 161 millions de livres sterling au deuxième trimestre 2026, en hausse par rapport aux 137 millions enregistrés au trimestre précédent. Toutefois, cette progression n’a pas empêché le solde commercial des marchandises de se creuser en faveur de l’Algérie, qui dégage un excédent d’environ 531 millions de livres sur la période. Ce dynamisme prolonge la tendance positive de l’année 2025, durant laquelle le commerce global de biens et services entre les deux nations avait atteint 2,8 milliards de livres sterling, contre 2,3 milliards en 2024. Malgré cette vitalité commerciale, les données mettent en évidence un décalage persistant entre le volume des échanges et le niveau des investissements directs étrangers. Fin 2024, le stock d’investissements directs britanniques en Algérie s’élevait à 77 millions de livres sterling, tandis que celui de l’Algérie au Royaume-Uni plafonnait à environ 3 millions de livres. Cet écart souligne un potentiel encore sous-exploité et incite les acteurs économiques des deux pays à transformer cet élan commercial en projets d’investissement structurants et durables à long terme. Ces résultats chiffrés rejoignent la volonté politique et économique d’élargir le partenariat bilatéral au-delà des secteurs traditionnels des hydrocarbures. Lors des sessions du Dialogue stratégique, les deux parties ont identifié des domaines clés de coopération, notamment les énergies renouvelables comme le solaire et l’éolien, le secteur financier et bancaire, l’économie numérique, l’industrie pharmaceutique, l’agriculture et le soutien aux start-up. La création d’un groupe de travail dédié au commerce et l’élaboration d’un protocole d’accord visent à jeter les bases d’un accord commercial mutuellement bénéfique, alliant l’expertise financière et technologique britannique aux efforts de diversification de l’économie algérienne. Le commerce entre l’Algérie et le Royaume-Uni aborde ainsi le second semestre 2026 avec une dynamique très favorable, ouvrant la voie à un possible dépassement du seuil des 2 milliards de livres d’importations britanniques d’ici la fin de l’année. Cette performance démontre la capacité renforcée des produits algériens à s’imposer sur les marchés internationaux, pour peu que ce rythme de croissance se maintienne dans les mois à venir.

Mohamed B.

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