Réagissant à la décision de la rupture des relations avec les Emirats: La classe politique affiche son adhésion totale et appelle au renforcement du front interne

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La classe politique nationale continue de réagir à la décision prise par le gouvernement algérien de rompre les relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis, après l’épuisement de toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, la qualifiant de décision souveraine s’inscrivant dans le cadre de la préservation de la sécurité du pays et de ses intérêts supérieurs. Ainsi, le RND a exprimé son soutien total à cette décision prise face à la multiplication des agissements provocateurs et hostiles de la part des Emirats à l’égard de notre pays.

Le parti a fait part de son soutien total à la décision de l’Etat algérien de rompre les relations avec les Emirats arabes unis, après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, face à la multiplication par la partie émiratie de ses agissements provocateurs et hostiles, « en dépit des nombreuses mises en garde adressées par l’Algérie, qui a fait montre d’une grande retenue et d’un sens élevé des responsabilités ».

« La souveraineté de l’Algérie, la dignité de l’Etat et les intérêts supérieurs du pays sont des lignes rouges sur lesquelles on ne transige pas », a précisé le RND, rappelant que « la politique étrangère algérienne repose sur des principes clairs et constants, en tête desquels le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats et le respect de leur souveraineté et de leurs décisions nationales ».

Le parti a, par ailleurs, réaffirmé sa « confiance la plus totale » dans les institutions de l’Etat algérien, assurant soutenir « toutes les décisions de nature à protéger la sécurité nationale, les intérêts supérieurs et la souveraineté nationale de l’Algérie ».

De son côté, le Front El Moustakbal a exprimé son soutien à la décision souveraine de l’Etat algérien, soulignant qu’elle intervient dans le cadre de l’exercice par l’Algérie de son plein droit de protéger ses intérêts supérieurs et de préserver sa sécurité nationale.

Le parti a estimé que les décisions prises par l’Algérie reposent sur « une vision responsable et une évaluation précise des impératifs de sécurité et de stabilité, loin des calculs conjoncturels ou des réactions passagères », réitérant sa confiance dans les institutions de l’Etat et dans leur capacité à gérer les différents dossiers « de manière à préserver la stature, la souveraineté et l’indépendance décisionnelle de l’Algérie ».

A la lumière des mutations et des défis accélérés que connaît la région, le Front El Moustakbal a appelé à « conforter le front intérieur, resserrer les rangs et faire bloc autour des institutions de la République pour renforcer la capacité de l’Algérie à faire face aux différentes pressions et à préserver ses intérêts stratégiques ».

Le parti a, dans ce cadre, rappelé « les principes constants sur lesquels repose la diplomatie algérienne, notamment le respect de la souveraineté des Etats, le soutien aux causes justes et la défense de la sécurité et de la stabilité, en accord avec la stature et le rôle responsable de l’Algérie aux niveaux régional et international ».

Pour sa part, le parti du FLN a exprimé son soutien total et absolu à la décision souveraine et ferme prise par le gouvernement algérien de rompre les relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis.

Le parti estime que « cette mesure ferme est dictée par la nécessité de préserver les intérêts supérieurs du pays et intervient en réaction naturelle face à la persistance de comportements et d’agissements provocateurs et hostiles injustifiés visant à porter atteinte à l’intégrité de notre territoire national ». Face aux développements actuels, le parti du FLN a lancé un appel à l’ensemble des forces vives pour œuvrer à « renforcer la cohésion nationale, consolider le front intérieur, resserrer les rangs et faire bloc aux côtés des institutions de l’Etat, dirigeants et Armée, afin de déjouer toutes les manœuvres et machinations et de préserver l’intégrité du pays et sa liberté de décision ».

Dans le même sillage, le FFS a estimé que la rupture des relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis était « une décision souveraine juste », dictée par les actes hostiles de ce pays contre l’Algérie.

« La rupture des relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis est une décision souveraine juste, dictée par les actes hostiles dont ils se sont rendus coupables et imposée par les exigences de la fermeté diplomatique dans le cadre d’une politique étrangère résolue et équilibrée basée sur la préservation de notre souveraineté nationale, la sauvegarde de notre sécurité nationale et la défense des intérêts supérieurs de l’Etat, conformément aux règles et aux principes qui régissent les relations internationales », a indiqué le FFS.

Dans ce cadre, le parti TAJ a mis en avant son plein appui à cette décision, « les Emirats arabes unis s’étant impliqués dans des complots aux conséquences imprévisibles contre la souveraineté et la sécurité de l’Algérie », considérant que cette démarche « est en faveur de la préservation de la souveraineté nationale et de l’indépendance de notre décision politique ».

Cette décision « est souveraine par excellence et a été prise par l’Etat algérien après une évaluation approfondie de l’ensemble des développements qu’ont connus les relations bilatérales au cours des dernières années », a-t-il soutenu, faisant observer que les Emirats « se sont impliqués dans des complots aux conséquences imprévisibles contre la souveraineté et la sécurité nationale de l’Algérie, cette décision ayant été prise après l’épuisement des différentes voies visant à leur donner une chance de corriger leurs erreurs et de revenir sur celles-ci ».

De son côté, le Mouvement El-Bina a souligné son appui à cette décision ainsi qu’à toutes les « décisions souveraines liées à la préservation des intérêts vitaux de la Nation algérienne, particulièrement celles ayant trait aux questions de défense, de sécurité et de politique étrangère ».

Dans le même sens, le parti de la Liberté et de la Justice (PLJ) a fait part de son « soutien total à la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis », qualifiant cette décision « de mesure souveraine et décisive imposée par la nécessité de protéger la sécurité nationale algérienne et de préserver la décision nationale face à ce que le comportement émirati constitue désormais une source de préoccupation et une menace croissante pour la stabilité de l’Algérie et ses intérêts suprêmes ».

Le Parti El Karama, a, de son côté, salué la décision « souveraine » de l’Algérie, affichant son « soutien total aux hautes autorités du pays dans toutes les décisions et mesures de nature à préserver la souveraineté de l’Algérie, sa sécurité nationale et ses intérêts suprêmes ».

L’Algérie « n’est pas un Etat que l’on peut provoquer, menacer ou dont les intérêts peuvent être bafoués sans riposte », a-t-il dit ajoutant que « sa souveraineté est une ligne rouge, que sa sécurité nationale n’est pas négociable et que sa décision nationale indépendante n’accepte ni tutelle, ni ingérence, ni chantage ».

Dans le même ordre d’idées, l’Alliance nationale Républicaine (ANR), s’est félicitée de cette décision souveraine, affirmant « son plein soutien à la position de l’Etat algérien et aux décisions qu’il prend pour défendre ses intérêts nationaux suprêmes et protéger sa souveraineté et sa dignité ».

Pour le Front de la Bonne gouvernance (FBG), la souveraineté de l’Etat algérien et l’indépendance de sa décision nationale constituent « des constantes inébranlables », affichant son « soutien aux décisions souveraines de l’Etat, partant de sa responsabilité constitutionnelle dans la préservation de la sécurité nationale, la préservation de la souveraineté et de l’indépendance ainsi que la défense des intérêts suprêmes de l’Algérie ».

« La cohésion nationale constitue une force stratégique de l’Etat et de la société ainsi qu’un pilier essentiel pour renforcer la stabilité, relever les défis et protéger les intérêts suprêmes de la nation », a souligné le FBG. L’Académie de la jeunesse algérienne (AJA) a, quant à elle, salué cette décision « nationale ferme », témoignant de l’attachement indéfectible de l’Algérie à sa souveraineté, à l’indépendance de ses décisions et à la protection de ses intérêts suprêmes ». Et d’ajouter: « les relations entre les Etats ne peuvent être fondées que sur le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires intérieures et le respect de la souveraineté et de la stabilité des Etats. La décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis relève de la préservation de la sécurité nationale et de la défense des intérêts stratégiques de l’Etat, ont affirmé, pour leur part, des experts en relations internationales. Selon ces spécialistes, l’Algérie cherche à réaffirmer, dans un environnement marqué par des rivalités d’influence et des conflits hybrides, sa position de puissance d’équilibre, à préserver son autonomie stratégique et préserver sa profondeur géopolitique contre toute dynamique susceptible de compromettre la stabilité de la région.

« Il ne s’agit pas d’une simple crise diplomatique, mais d’un acte relevant de la sécurité nationale et de la défense des intérêts stratégiques de l’Etat », a déclaré le politologue et expert en questions géopolitiques et sécuritaires, Ahmed Mizab.

Cette décision touche à la « doctrine de sécurité nationale » et confirme que l’Algérie « adopte désormais une approche plus globale de sa sécurité, intégrant les dimensions diplomatiques, informationnelles, économiques et géopolitiques dans la même matrice d’analyse stratégique », a-t-il soutenu.

Il a qualifié la décision de rompre les relations diplomatiques avec les Emirats de « l’une des mesures diplomatiques les plus importantes » prises par l’Algérie ces dernières années, estimant que cette décision « ne relève ni d’un différend circonstanciel ni d’une réaction politique ponctuelle ». Au contraire, « elle traduit une réévaluation stratégique globale des menaces pesant sur la sécurité nationale algérienne et sur son environnement géopolitique immédiat », a-t-il soutenu.

Pour le professeur Mizab, la mesure annoncée jeudi par le ministère des Affaires étrangères constitue, ainsi, « un message de dissuasion adressé à tous les acteurs régionaux » et signifie que l’Algérie « est prête à mobiliser l’ensemble des instruments de puissance de l’Etat pour protéger ses intérêts fondamentaux lorsque ceux-ci sont jugés menacés ».

Cette rupture constitue également un « signal fort » à destination de la communauté internationale et indique que l’Algérie « refuse toute tentative d’altération des équilibres qui structurent son environnement stratégique et qu’elle considère la stabilité de l’Afrique du nord et du Sahel comme une composante indissociable de sa propre sécurité nationale », a-t-il mentionné.

Le politologue relève l’existence d’une compétition croissante autour du contrôle des espaces d’influence en Afrique du Nord, dans le Sahel et sur les axes stratégiques reliant la Méditerranée à l’Afrique subsaharienne. La décision d’Alger de couper les ponts avec Abou Dhabi « met en évidence l’émergence de nouvelles lignes de fracture géopolitiques dans la région », a-t-il ajouté.

Le facteur déterminant résiderait, selon lui, dans la convergence de plusieurs dossiers régionaux où les visions des deux pays sont apparues de plus en plus incompatibles. « Cette divergence ne concerne pas seulement des positions diplomatiques, mais touche également aux mécanismes de gestion des crises régionales, aux équilibres sécuritaires et aux rapports de force qui structurent aujourd’hui l’Afrique du Nord et le Sahel », a-t-il détaillé.

« Dès lors, l’Algérie est arrivée à la conclusion que certaines dynamiques avaient franchi un seuil critique et qu’elles pouvaient avoir des répercussions directes sur ses intérêts vitaux », a-t-il souligné.

Abondant dans le même sens, l’expert en relations internationales et en géopolitique, Dr Arslan Chikhaoui, a pointé du doigt « le jeu trouble des Emirats, à travers une diplomatie toxique parallèle, à l’ère de la recomposition de la cartographie géopolitique et géoéconomique de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord en particulier ». Il a estimé que les principales raisons de cette rupture entre Alger et Abou Dhabi s’articulent autour des ingérences dans les affaires internes de la région.

Selon cet expert, les Emirats sont accusés d’apporter « un soutien actif à des organisations malveillantes » et de « soutenir politiquement et financièrement des campagnes médiatiques de désinformation et d’intox ayant pour objectif de ternir l’image de l’Algérie et de créer un climat interne social délétère ».

« Bien que de taille minuscule dans la région, les Emirats utilisent leur puissance financière pour jouer de leur influence et de leur poids au-delà de leurs frontières », a-t-il affirmé, citant, à titre d’exemple, son implication dans des conflits régionaux, entre autres, au Soudan, en Libye, au Mali et en Somalie.

« Par une politique étrangère interventionniste, Abou Dhabi provoque des frictions avec plusieurs nations dont l’Algérie et qui, présentement, a pour conséquence la rupture de relations diplomatiques », a-t-il ajouté.

De son côté, le professeur en Sciences politiques et relations internationales, Idris Attia, a déploré l’attitude du régime d’Abou Dhabi qui « ne connait pas ses limites, ni tient compte des règles de bon voisinage et de relations de fraternité », soutenant que la décision de l’Algérie « n’est pas une surprise » ou « un acte isolé », mais « l’aboutissement d’un long processus d’accumulation de tensions et de différends ».

Il a accusé, dans ce contexte, ce régime d' »œuvrer directement à l’encontre des intérêts stratégiques de l’Algérie dans de nombreux dossiers », notamment au Sahel et au Maghreb.

« Faisant preuve de sagesse, l’Algérie a accordé aux Emirats le temps nécessaire pour revoir sa stratégie et sa politique, mais en vain », a-t-il regretté, affirmant que cette rupture signifie que « toutes les voies diplomatiques ont été épuisées ».

« Nous sommes passés de l’étape de la gestion du conflit par les voies diplomatiques à celle de la redéfinition de la relation sous le prisme de la préservation de la souveraineté nationale et des intérêts stratégiques du pays », a-t-il conclu.

T. Benslimane

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