L’Algérie s’est imposée comme un leader de la téléphonie mobile en Afrique du Nord lors du déploiement de la technologie 5G, selon une étude comparative publiée par la société spécialisée « Ookla ».
Le jour de son lancement officiel, le réseau algérien a atteint une vitesse moyenne de téléchargement impressionnante de 484,6 mégabits par seconde, soit près de 19 fois la vitesse moyenne enregistrée sur le réseau 4G la semaine précédente. Durant le premier mois, l’Algérie a conservé le débit 5G le plus élevé de la région avec une moyenne de 443,89 mégabits par seconde, surpassant nettement les performances observées en Tunisie et en Égypte.
Cette performance s’explique par les choix stratégiques des autorités algériennes, qui ont attribué une bande de fréquences dédiée de 3,5 gigahertz aux trois opérateurs nationaux, Mobilis, Djezzy et Ooredoo. Ces derniers ont obtenu des licences de 15 ans avec l’obligation de couvrir d’abord 08 wilayas, avant de généraliser progressivement le service à l’ensemble du territoire national sur une période de 06 ans. Après un court ajustement technique au tout début des opérations, les réseaux algériens ont rapidement retrouvé une excellente stabilité des débits. Pour maintenir cette qualité de service à long terme, l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques veille à moderniser parallèlement le réseau 4G, qui sert de support à la nouvelle technologie. L’organisme a ainsi planifié l’attribution de bandes de fréquences supplémentaires aux opérateurs au cours des prochaines années. Cette démarche progressive garantit un équilibre entre le développement rapide de la 5G et la fluidité globale des communications pour l’ensemble des utilisateurs.
Sarah Cheriet






