Elections législatives: Le FLN conserve son leadership, les indépendants trébuchent

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Avec 90 sièges remportés aux législatives de jeudi dernier, le parti du FLN aura conservé son leadership et sa position de première force politique du pays, alors que les indépendants qui avaient brillé lors des législatives de 2021 avec 78 sièges, ont trébuché cette fois-ci en ne remportant que 32 sièges. Selon les résultats provisoires annoncés, hier, par le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Karim Khelfane, le RND a occupé la deuxième position avec 73 sièges, suivi du Front El Moustakbal avec 59 sièges et du Mouvement de la société pour la paix (MSP) avec 43 sièges.

Le Mouvement El-Bina a, quant à lui, remporté 38 sièges, suivi des Indépendants avec 32 sièges. Le président par intérim de l’ANIE qui a salué la régularité et la transparence du scrutin, a attribué le taux de participation enregistré au manque d(enthousiasme et de dynamisme de la part des partis politiques, appelés désormais à revoir leurs stratégies et leur mode opératoire pour convaincre les électeurs. En accomplissant son devoir électoral jeudi dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait affirmé que l’ère des quotas et de l’atteinte à la volonté du peuple exprimée dans les urnes est révolue. Il avait précisé que « tous les Algériens sont convaincus que l’ère des quotas et de l’atteinte à la volonté du peuple exprimée dans les urnes est révolue ». Au cours de cette échéance électorale, « aucun candidat ni aucun parti ne s’est plaint de fraude ou de détournement des voix », a dit le président de la République, assurant que « la loi est appliquée avec toute la rigueur requise, ce qui est de nature à dissuader quiconque envisagerait d’y contrevenir ». Répondant à une question sur les récentes modifications apportées à l’arsenal juridique régissant l’opération électorale, le président de la République a fait savoir que ces amendements avaient été introduits à la suite de « dysfonctionnements constatés dans l’application des précédents textes de loi », indiquant que l’opération électorale est « en amélioration constante jusqu’à atteindre l’objectif escompté ». Après avoir salué le rôle de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), qui supervise l’ensemble des étapes de l’opération électorale jusqu’à la proclamation des résultats préliminaires, le président de la République a affirmé que l’Algérie a atteint un stade « très avancé » en matière de crédibilité de ses institutions constitutionnelles, lesquelles sont désormais « au-dessus de tout soupçon », a-t-il dit. La prochaine Assemblée populaire nationale (APN) sera « exempte de tout soupçon », a-t-il poursuivi, soulignant que le Parlement, avec ses deux chambres, fait partie des institutions constitutionnelles et républicaines qui « accompagnent la marche de l’Etat dans tous les domaines politiques, économiques et autres ». Le président de la République a tenu à rappeler, à cet égard, que « l’actuel Parlement a, pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante, proposé une loi qui a ensuite été adoptée », en faisant référence à la loi criminalisant la colonisation, initiée par les membres de l’APN, souhaitant voir le prochain Parlement présenter, à son tour, d’autres initiatives. Il a également mis en avant l’importance de ces Législatives dont le bon déroulement incite à l’optimisme, d’autant plus que les citoyens ont assimilé les nouvelles dispositions législatives et la nouvelle orientation du pays et pris conscience que « les pratiques consistant à orienter les suffrages des électeurs, la fraude électorale et les quotas relèvent désormais du passé ».

Le chef de l’Etat est revenu, en outre, sur la Constitution algérienne, soulignant qu’elle figure parmi les rares Constitutions qui prévoient deux cas de figure, à savoir « la désignation d’un chef du Gouvernement issu de la majorité parlementaire en cas de victoire de l’opposition ou la nomination d’un Premier ministre lorsque la majorité présidentielle l’emporte », estimant que cette disposition « traduit une vision prospective pour l’avenir du pays ». Il a, par ailleurs, salué « le patriotisme retrouvé de la jeunesse algérienne », qu’il a constaté personnellement, assurant qu' »il n’y a aucune crainte à avoir pour l’Algérie ». Le président de la République a aussi évoqué les acquis réalisés par l’Algérie sur le plan économique, rappelant les analyses et rapports publiés par les principales institutions économiques internationales, qui mettent en avant les indicateurs positifs de l’économie nationale et confirment que l’Algérie est sur la bonne voie. Il a, en outre, réaffirmé son engagement à « poursuivre les efforts visant à servir les intérêts du citoyen, à améliorer son pouvoir d’achat et à renforcer l’indépendance économique du pays ». Le président Tebboune avait, en maintes occasion, rassuré sur la régularité du scrutin, soulignant qu’il doit être « intègre » et « transparent », tout en affirmant que l’ère des quotas « est révolue ». « Quel que soit le taux de participation aux élections, nous exigeons qu’elles soient intègres, transparentes et fassent ressortir celui qui mérite la confiance du peuple ». « Nous espérons que le peuple algérien prenne conscience que nous sommes en passe de bâtir une Algérie nouvelle dont il est le socle de par ses choix », avait soutenu le chef de l’Etat.

T. Benslimane

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