“Mazadona”, “Hadj Messi”: Pourquoi l’Algérie compare ses pépites à Maradona et Messi

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À l’approche de l’entrée en lice de l’Algérie contre l’Argentine à la Coupe du monde 2026 dans la nuit de mardi à mercredi, deux surnoms reviennent avec insistance autour des Fennecs : « Mazadona » et « Hadj Messi ».

Deux sobriquets attribués à Ibrahim Maza et Anis Hadj Moussa, les nouvelles sensations du football algérien. Au point d’attirer l’attention jusqu’en Argentine avant le match de la Coupe du monde 2026. Le quotidien La Nación a consacré un portrait aux deux internationaux algériens, rappelant que les supporters des Verts les avaient associés aux deux plus grandes légendes du football argentin. Mais ces comparaisons ont-elles réellement du sens ? « Mazadona », le surnom qui amuse Leverkusen Le surnom d’Ibrahim Maza a récemment été remis en lumière par le Bayer Leverkusen. À l’approche du choc entre l’Algérie et l’Argentine, le club allemand a publié un visuel évoquant « la première Coupe du monde de Mazadona » avec une mise en scène rappelant clairement Diego Maradona.

Le jeu de mots est évident. Entre « Maza » et « Maradona ». Mais ce n’est pas la seule raison. Le milieu offensif de 20 ans séduit par sa qualité technique, sa créativité et sa capacité à éliminer dans les petits espaces. Des qualités qui rappellent certains aspects du football sud-américain et expliquent pourquoi ce surnom s’est rapidement popularisé auprès des supporters. « Hadj Messi », une référence plus évidente Du côté d’Anis Hadj Moussa, le parallèle est différent. L’ailier de Feyenoord est souvent comparé à Lionel Messi pour sa façon de partir du côté droit avant de repiquer dans l’axe sur son pied gauche. Son sens du dribble, ses changements de rythme et son goût pour les un-contre-un alimentent également cette comparaison.

Là encore, il ne s’agit évidemment pas d’affirmer qu’il possède le niveau du champion du monde argentin. Mais son profil de joueur explique pourquoi le surnom « Hadj Messi » a fini par s’imposer dans certains médias et auprès d’une partie du public algérien. Des comparaisons flatteuses… mais limitées Si les surnoms font sourire, les comparaisons trouvent rapidement leurs limites. Dans le cas d’Ibrahim Maza, le parallèle avec Maradona est même assez discutable. L’Argentin était un gaucher de petit gabarit qui construisait son jeu autour de ses accélérations courtes et de sa capacité à se faufiler dans les espaces réduits. Maza est au contraire un joueur plus grand, droitier, davantage tourné vers la construction du jeu et les connexions entre les lignes. Son football est plus moderne et collectif que celui du mythique numéro 10 argentin. Même constat pour Hadj Moussa.

Certains gestes peuvent rappeler Messi, comme beaucoup d’ailiers inversés gauchers et à l’aise techniquement, mais les deux joueurs évoluent dans des registres très différents. Le plus important : devenir Maza et Hadj Moussa Finalement, ces surnoms racontent surtout l’enthousiasme suscité par la nouvelle génération algérienne. À l’approche du Mondial, les supporters de l’Algérie rêvent de voir éclore de nouvelles stars capables d’accompagner la transition après Riyad Mahrez. Ibrahim Maza et Anis Hadj Moussa font partie des principaux candidats. Face à l’Argentine, le clin d’œil sera forcément savoureux. Mais au-delà de « Mazadona » ou « Hadj Messi », les Fennecs espèrent surtout voir émerger deux joueurs capables de se construire leur propre légende.

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