Lancement aujourd’hui de la campagne électorale pour les législatives: Candidats, à vos marques !

0
75

La campagne électorale pour les élections législatives du 2 juillet prochain débutera officiellement mardi, marquant ainsi le coup d’envoi d’une compétition politique intense entre les partis politiques et les listes indépendantes, appelés à convaincre plus de 24 millions d’électeurs algériens de la pertinence de leurs programmes, à l’occasion de cette échéance majeure qui s’inscrit dans le processus de consolidation et de renouvellement des institutions législatives. S’étalant sur trois semaines, la campagne prendra fin, conformément à la loi en vigueur, trois jours avant la date du scrutin (période de silence électoral).

A cet effet, les candidats seront soumis à une intense activité sur le terrain à la rencontre des citoyens, à travers l’organisation des meetings populaires et des activités de proximité, tout en investissant les réseaux sociaux et les médias audiovisuels pour faire valoir leurs idées et promouvoir leurs visions politiques, économiques et sociales, qu’ils seront appelés à défendre au cours des 5 prochaines années de la 10e législature.

Cette campagne se déroulera sous la supervision directe et totale de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), conformément aux dispositions de la loi organique relative au régime électoral en vigueur, modifiée par les textes législatifs récents, avec l’instauration d’un arsenal juridique et de mesures visant à garantir l’intégrité, la transparence et l’égalité des chances entre tous les candidats.

La campagne sera animée dans le respect des normes strictes régissant le contenu du discours politique, interdisant toute instrumentalisation des constantes nationales, l’incitation à la division ou la propagation du discours de haine, de régionalisme ou de clivages fondés sur des considérations régionales, linguistiques ou ethniques. Il est également interdit aux candidats l’usage des langues étrangères durant la campagne. Les candidats doivent aussi s’abstenir d’exploiter, à des fins partisanes ou électorales, les fondements de l’identité nationale.

En application du principe d’égalité des chances et de neutralité de l’administration, la loi interdit l’utilisation à des fins électorales les moyens de l’Etat au profit d’une partie quelconque, comme les établissements publics, éducatifs, universitaires ou les lieux de culte. Afin d’éviter toute anarchie et d’assurer l’équité entre les listes dans l’espace public, les APC, sous la supervision de l’ANIE, sont tenues d’allouer des espaces publicitaires de dimensions égales à toutes les listes, sachant que toute affiche en dehors de ces espaces est interdite, tout comme l’utilisation inappropriée des symboles de l’Etat sur les affiches et supports électoraux. Aussi et dans le but de tarir les sources de financement illicite de la vie politique, le législateur a défini de manière exhaustive les sources de financement légal de la campagne électorale, limitées aux contributions des partis politiques, les apports personnels des candidats et les dons en numéraire ou en nature provenant uniquement de citoyens en leur qualité de personnes physiques.

Les fonds alloués à la campagne électorale sont soumis à un contrôle financier rigoureux, exercé par la commission de surveillance du financement de la campagne qui impose aux candidats de présenter un budget de campagne dans les mois suivant la proclamation des résultats. La loi interdit formellement le recours à des subventions ou financements étrangers, ainsi que les financements provenant de personnes morales. Chaque liste électorale est tenue d’ouvrir un compte bancaire unique, géré par un seul établissement financier, sans dépasser le plafond de dépenses autorisé par la loi.

A l’issue de la période légale de la campagne électorale, la période de silence électoral débutera 72 heures avant le jour du scrutin, durant laquelle toute activité de propagande ou publication de sondages d’opinion est interdite, et ce dans le but de permettre au citoyen de réfléchir sereinement avant de déposer son bulletin dans l’urne. Toutes ces mesures ont pour objectif de préserver le libre choix du citoyen et de lui offrir un environnement sécurisé et neutre, afin d’exercer son droit de vote et de choisir ses représentants, à l’abri des pressions financières ou des allégeances étroites, en vue de bâtir un Parlement fort et représentatif du peuple, capable de relever les défis législatifs et économiques à venir.

Les médias nationaux seront également au rendez-vous pour assurer une couverture médiatique professionnelle et responsable, fondée sur les principes de pluralisme, de transparence et d’intégrité, tout en respectant scrupuleusement les règles légales, déontologiques et éthiques régissant la couverture des différentes étapes du processus électoral, garantissant ainsi au citoyen un droit à une information crédible et impartiale. A cet égard, le tirage au sort pour la répartition des créneaux horaires d’intervention des candidats dans les médias nationaux durant cette campagne électorale a eu lieu samedi dernier, au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal à Alger.

De son côté, l’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA) avait appelé l’ensemble des médias audiovisuels publics et privés à respecter scrupuleusement les règles juridiques, professionnelles et déontologiques régissant la couverture médiatique des différentes étapes du processus électoral, soulignant qu’elle « veillera, dans la limite de ses prérogatives, au respect, par les médias audiovisuels, des règles professionnelles et juridiques régissant le processus électoral, et prendra les mesures légales et réglementaires nécessaires en cas de dépassements ou de manquements portant atteinte à l’intégrité de la couverture médiatique des élections législatives ». Pour rappel, le corps électoral compte 24.727.041 électeurs, dont 23.872.756 électeurs à l’intérieur du pays et 854.285 électeurs parmi les membres de la communauté nationale établie à l’étranger, selon l’ANIE.

Récemment, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune avait réaffirmé son engagement constant en faveur du dialogue politique avec les partis, comme il l’avait déjà déclaré. Le chef de l’Etat a déclaré que « Nous nous sommes engagés à nous adresser au peuple algérien, fier de ses valeurs, par votre intermédiaire. Cet engagement témoigne de notre volonté politique inébranlable, dans le strict respect de nos engagements depuis que j’ai eu l’honneur de recevoir la confiance du peuple ». «Depuis cette tribune, je me suis engagé à dialoguer avec les partis, et je maintiens cet engagement, comme je l’ai indiqué et expliqué à certains dirigeants de partis que j’ai rencontrés», a-t-il a ajouté. «Nous entamerons ce dialogue avec les partis dès que le Parlement aura adopté la loi sur les partis politiques», a-t-il précisé, tout en qualifiant ce dialogue de « constructif » et en réaffirmant son engagement à « mettre en œuvre tous les accords conclus avec les partis ».

En effet, le Président Tebboune avait ouvert grandes les portes aux partis politiques et personnalités nationales de tous bords, réussissant à créer une cohésion nationale visant à conforter le front intérieur, à appuyer les institutions de l’Etat et à soutenir leurs orientations stratégiques. Les larges consultations qu’il a menées avec différentes forces politiques et personnalités nationales ont permis de dégager une forte adhésion au processus de réformes en cours dans le cadre de la démarche de dialogue et de concertation. La communication avec l’opinion publique nationale et la classe politique est l’un des principaux engagements pris par le président de la République, il y a quatre ans, et qu’il s’est depuis attelé à honorer.

Dans cette optique, le Président Tebboune avait tenu plusieurs rencontres avec la presse nationale, des personnalités nationales et historiques et des responsables de partis politiques et d’associations nationales, qu’il a écoutés et auxquels il a présenté son programme pour l’édification d’une Algérie nouvelle fondée sur la concertation et la démocratie. Par la suite, il a instauré une nouvelle tradition avec les médias nationaux, consistant à leur accorder des entrevues périodiques, représentant un acquis majeur pour la corporation médiatique nationale et un espace où sont abordées les questions politiques et socioéconomiques intérieures.

Lors d’une de ces entrevues, le chef de l’Etat avait appelé les partis à « rompre avec les veilles méthodes », soutenant que ces partis étaient « libres de tracer leurs propres programmes politiques, mais en ayant impérativement pour dénominateur commun, l’unité nationale et la Déclaration du 1er Novembre ». Réagissant au message du président de la République, les forces politiques ont mis de côté leurs calculs étroits pour lancer plusieurs initiatives en faveur du renforcement de l’unité nationale, en y associant syndicats, organisations de la société civile et représentants de la communauté nationale à l’étranger.

Plusieurs partis et composantes de la société civile ont d’ailleurs réaffirmé leur soutien absolu aux réformes politiques, économiques et sociales décidées par le président de la République et souligné leur détermination à consolider les valeurs de cohésion et de mobilisation collective, en vue de protéger la patrie contre toutes velléités d’atteinte à sa sécurité, sa stabilité et son unité.

Ils se sont également félicités de l’adhésion du Président Tebboune à toutes les démarches visant à conforter le front intérieur et à resserrer les rangs, ainsi que de son engagement à poursuivre le dialogue et la concertation avec différentes forces nationales, en consécration du principe de démocratie participative.

De l’aveu de nombreux observateurs internationaux, grâce à la volonté sincère et forte du président de la République, l’Algérie a, ces dernières années, consolidé les libertés publiques et l’exercice démocratique et promu les droits de l’Homme, tout en renforçant la contribution de toutes les composantes de la société civile à la gestion de la chose publique.

Cette démarche ne peut que se renforcer à l’avenir, à la faveur des amendements proposés aux lois relatives aux associations et aux partis politiques et aux codes communal et de wilaya, et ce, dans le cadre de l’adaptation de ces textes aux dispositions de la Constitution de novembre 2020.

Le Président Tebboune aura ainsi mené de larges consultations ayant permis à plusieurs personnalités nationales et responsables de partis et d’organisations de souligner leur soutien à son programme et leur volonté de contribuer aux efforts visant à conforter le front intérieur et à améliorer la situation socioéconomique du pays.

Ses rencontres avec les responsables des médias nationaux lui auront, quant à elles, permis d’écouter les préoccupations socioprofessionnelles de la corporation médiatique dans le but d’améliorer la performance de la profession de journaliste pour en faire un partenaire efficace dans l’effort de développement national.

Les réformes économiques profondes initiées par le président de la République dans le cadre de la mise en œuvre de son programme visant à instaurer un modèle économique ouvert et diversifié, protégé par un cadre législatif et juridique, rassurant et stimulant l’investissement, ont été fortement saluées par la classe politique.

Ce cadre offre à tout acteur économique la possibilité de travailler dans des conditions équitables, en sus de bénéficier des mêmes droits et opportunités, des conditions consacrées par la loi sur l’investissement, promulguée en juillet 2022, avec ses textes d’application.

 Cette loi constitue un système juridique intégré qui consacre la liberté d’investissement et l’égalité entre les investisseurs, sans distinction entre l’investisseur local ou étranger, protège leurs investissements et garantit leur droit de transférer le capital investi et ses revenus.

La nouvelle loi sur l’investissement consacre le principe de la stabilité juridique, d’autant qu’aucun changement n’y sera appliqué pour une durée de 10 ans au minimum, mais renforce également les normes de transparence et de numérisation des procédures liées aux activités d’investissement notamment avec la création d’un guichet unique à compétence nationale dédié au grands projets et aux investissements étrangers, a-t-on souligné, rappelant les mesures de facilitation pour l’octroi du foncier destiné à la réalisation de projets d’investissement dans divers domaines.

De l’avis de nombreux observateurs, la décision fondamentale prise par le président de la République portant suppression de la règle dite 51/49, à l’exception de certains secteurs stratégiques, permet de favoriser l’émergence d’un environnement plus ouvert et plus attractif pour les investisseurs étrangers.

Désormais, tout porte à croire que l’Algérie est engagée sur la voie d’un nouveau modèle économique en vue de relancer la machine de la production nationale et bâtir une économie qui soit totalement indépendante des hydrocarbures.

Et pour cause, l’installation par le président de la République du Conseil supérieur de régulation des importations traduit fortement cette volonté d’en finir avec des pratiques malsaines qui ont terni l’image du pays et porter atteinte à l’économie nationale.

T. Benslimane

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici