Journée mondiale sans tabac 2026: Une stratégie renforcée pour protéger les jeunes

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À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, célébrée cette année sous le thème « Protéger les générations contre les interventions de l’industrie du tabac et de la nicotine », le ministère de la Santé a réaffirmé son engagement dans la lutte contre le tabagisme à travers la poursuite de la mise en œuvre d’une stratégie nationale multisectorielle visant à réduire les effets de ce fléau sur la santé publique.

Intervenant dimanche à Sétif lors de l’ouverture d’une journée d’étude organisée à la Maison de la Culture Houari-Boumediene, le directeur général de la Prévention et de la Promotion de la santé au ministère de la Santé, Djamel Fourar, a souligné que cette stratégie repose sur plusieurs axes complémentaires destinés à renforcer la prévention et la protection des citoyens. Cette approche comprend notamment le renforcement du cadre réglementaire et législatif à travers la consolidation des textes interdisant le tabagisme dans les espaces publics, le renforcement des avertissements sanitaires figurant sur les emballages des produits du tabac, l’interdiction de leur vente aux mineurs ainsi que le contrôle accru de la publicité et des formes indirectes de promotion des produits du tabac et de la nicotine. Le responsable a également mis en avant l’importance des campagnes de sensibilisation menées en partenariat avec différents secteurs institutionnels et les acteurs de la société civile afin d’accompagner les fumeurs dans leur démarche de sevrage et de renforcer la prévention auprès des populations les plus exposées. Devant les membres du comité d’experts chargé de la lutte contre le tabac et les professionnels de la santé présents à cette rencontre, M. Fourar a rappelé que la consommation du tabac sous toutes ses formes constitue aujourd’hui l’une des plus grandes menaces sanitaires, économiques, sociales et environnementales dans le monde. S’appuyant sur les estimations internationales, il a indiqué que le tabac est responsable de plus de 8 millions de décès chaque année, dont plus d’un million liés au tabagisme passif. Une situation qui représente, selon lui, un véritable défi pour la santé publique en Algérie, particulièrement dans un contexte marqué par l’essor de la consommation des cigarettes électroniques et des nouveaux produits à base de nicotine auprès des jeunes. Le directeur général de la Prévention et de la Promotion de la santé a rappelé que l’Algérie figure parmi les premiers pays africains à avoir ratifié, dès 2006, la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé pour la lutte antitabac. Cet engagement a permis au pays de renforcer progressivement son arsenal juridique et réglementaire dans ce domaine. Évoquant le thème retenu pour l’édition 2026 de la Journée mondiale sans tabac, il a estimé qu’il traduit clairement l’ampleur des nouveaux défis auxquels sont confrontés les systèmes de santé publique à travers le monde. Il a notamment alerté sur la multiplication des nouveaux produits du tabac et de la nicotine ainsi que sur les campagnes de marketing trompeuses visant particulièrement les jeunes et les adolescents. Cette journée d’étude a réuni près de 200 praticiens de santé publique issus de sept wilayas. La séance inaugurale a été marquée par plusieurs communications d’experts spécialisés dans la lutte contre le tabagisme. Parmi les intervenants figurait la professeure Houria Houichat, spécialiste en pneumologie et experte dans le domaine, qui a présenté les efforts consentis par l’État pour lutter contre le tabagisme, en mettant l’accent sur le renforcement des dispositifs législatifs et réglementaires. Le docteur Kamel Aït Boubli, spécialiste en épidémiologie et en médecine préventive au ministère de la Santé, a pour sa part exposé les différentes mesures mises en œuvre pour lutter contre le tabagisme en Algérie et réduire son impact sur la santé de la population.

Yasmine Derbal

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