Conflit au Soudan: 76 % des femmes vivent dans l’insécurité

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Les Nations unies ont indiqué que 76 % des femmes au Soudan déclarent ne pas se sentir en sécurité en raison du conflit qui ravage le pays depuis plus de trois ans, dans un contexte marqué par un manque criant de financements humanitaires.

« Partout au Soudan, des femmes et des filles racontent qu’elles vivent constamment dans le danger: les violences sexistes font partie de leur quotidien, que ce soit le long des routes lorsqu’elles tentent d’échapper au conflit en cours, ou lorsqu’elles arrivent dans des camps de déplacés », souligne une enquête menée par le Fonds des Nations Unies pour la population au Soudan, publiée vendredi.

Cette information a été confirmée par Fabrizia Falchioni, représentante du Fonds des Nations Unies pour la population au Soudan, lors de son intervention devant des journalistes à New York via une vidéo depuis la capitale, Khartoum, où elle a souligné la détérioration des conditions de vie des femmes et des filles dans le pays, notant que les femmes « ne se sentent pas en sécurité où qu’elles vivent ». Cette évaluation repose sur une étude menée auprès de près de 1.000 femmes et filles dans 16 des 18 Etats du pays.

Les résultats ont montré que 76 % des femmes âgées de 25 à 49 ans se sentent en insécurité, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des sites de déplacement, notamment sur les marchés, aux points d’eau, dans les zones de collecte de bois de chauffage et sur les routes, en particulier la nuit. Falchioni a expliqué que la majorité des femmes « vivaient sous le poids des bombardements et des conflits armés depuis de nombreux mois », notant que beaucoup d’entre elles ont été déplacées à plusieurs reprises, certaines jusqu’à quatre fois au cours des trois années de conflit.

Par ailleurs, la responsable onusienne a précisé que « le Fonds des Nations Unies pour la population gère 88 espaces sûrs pour les femmes et les filles au Soudan, leur offrant un lieu où chercher du soutien et des services, même si leur pérennité est difficile en raison d’un manque de financement ». Falchioni a conclu en soulignant la nécessité d' »un soutien international accru », affirmant qu’il s’agit d’un « message très important que le monde entier doit entendre », et appelant à « ne pas abandonner le peuple soudanais face à la crise actuelle ».

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